Fernand Demets

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Décès
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BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Fernand Demets
Fonctions
Gouverneur du Brabant
-
Ministre de la Défense
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Bourgmestre d’Anderlecht
-
Georges-Alphonse Moreau (d)
Sénateur
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Fernand (ou Ferdinand) Demets, né le à Saint-Gilles (Bruxelles) et mort le à Bruxelles est un homme politique libéral belge. Il est bourgmestre d'Anderlecht de 1919 à 1927 et sénateur de l'arrondissement de Bruxelles dès 1929, ministre de la Défense nationale (1944-45), gouverneur de la province de Brabant (1945-1951), coprésident du Parti libéral (1940-44).

Ferdinand (ou Fernand) Charles Gustave Demets est le fils de Gustave Demets, industriel dans l'industrie chimique, et d'Adrienne Hanniet[1]. Il était marié et a eu des enfants.

Dès sa jeunesse, il s'implique en politique en rejoignant la Jeune Garde libérale-progressiste dont il devient président en 1907. Il avait également de nombreuses activités dans le monde associatif telles qu'au sein d'une loge maçonnique et du Rotary Club de Bruxelles dont il était président.

Industriel, il occupe des fonctions de direction notamment comme président de la Fédération de l'industrie automobile (FEBIAC), chez Belgian Shell et Philips[2]. Ses activités industrielles lui permettent d'être nommé juge suppléant au tribunal du commerce en 1924 jusqu'en 1931.

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il s'engage le 1er aout 1914, comme volontaire dans l'armée belge dans la cavalerie. À l'Armistice en , il a été promu capitaine-commandant de cavalerie. Il deviendra par la suite major de réserve honoraire.

Il est conseiller communal libéral de 1911 à 1929 et bourgmestre d'Anderlecht de 1919 à 1927. Il est élu sénateur en et nommé secrétaire du sénat en . Il s'y intéresse aux questions et débats sur le travail, les affaires économiques, la gendarmerie et la défense nationale. Comme membre du Comité olympique belge, il s'oppose à l'organisation des jeux olympiques d'été à Berlin en 1936[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944, il assume avec Jane Brigode, le rôle de président du Parti libéral. En , il est mis en résidence forcée après avoir protesté publiquement contre l'occupant et le travail obligatoire imposé aux ouvriers belges en Allemagne[2]. Il rejoint la Résistance et, à la Libération, participe aux combats à Bruxelles le . Il contribue à la tête d'une section de l'Armée secrète à déloger les Allemands de la Kommandantur de la Place du Trône.

Après la Libération, il est nommé ministre de la Défense nationale le dans les gouvernement Pierlot V et gouvernement Pierlot VI d'union nationale jusqu'en . Dans le cadre de ses fonctions, il met sur pied les bataillons de volontaires et renforce la « Brigade Piron » (aussi nommée « Libération »).

Il est nommé gouverneur du Brabant le , poste qu'il occupe jusqu'en 1951[3].

À la suite de son décès le , il reçoit des funérailles avec les honneurs militaires et est inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere.

Distinctions et hommages

Notes et références

Sources

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