Fernand Thévenet
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Clermont (Haute-Savoie)
Chambéry (Savoie)
| Fernand Thévenet | |
| Naissance | Clermont (Haute-Savoie) |
|---|---|
| Décès | (à 90 ans) Chambéry (Savoie) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1940 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Fernand Thévenet, né le à Clermont et mort le à Chambéry, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et engagement
Fils d'un cultivateur et d'une ménagère, Fernand Thévenet naît le à Clermont, en Haute-Savoie[1]. Son père François, soldat du 359e régiment d'infanterie, meurt pour la France le lors de la bataille du Linge[2]. Orphelin de guerre, Fernand devient pupille de la Nation le par jugement du tribunal civil de Saint-Julien-en-Genevois[1]. De 1931 à 1932, il effectue son service militaire au 27e bataillon de chasseurs alpins[3]. De retour à la vie civile, il entre dans l'administration coloniale et part pour l'Afrique comme chef de service en liaison avec les autorités britanniques du Nigéria à Lagos[4].
Seconde Guerre mondiale
Rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation de septembre 1939, il bénéficie d'une affectation spéciale et se trouve toujours en poste à Lagos lorsque le commandant Leclerc, le capitaine Hettier de Boislambert et René Pleven y arrivent en pour préparer le ralliement de l'Afrique-Équatoriale française à la France libre[4],[5]. En désaccord avec l'armistice du 22 juin 1940, Fernand Thévenet s'engage alors dans les forces françaises libres et, accompagnant Leclerc, participe activement au ralliement du Cameroun en débarquant à Douala dans la nuit du 26 au [4]. Affecté à la colonne commandée par le chef de bataillon Dio, il participe ensuite à la campagne du Gabon[4].
Au début de l'année 1941, il est muté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) et suis les cours du peloton d'élèves-officiers[4]. Promu aspirant, il prend part à la guerre du désert en Libye puis à la campagne de Tunisie[4],[5]. En 1943, il fait partie des cadres métropolitains du RTST qui constituent le noyau du tout nouveau régiment de marche du Tchad[4]. Au sein de cette nouvelle unité, intégrée à la 2e division blindée du général Leclerc, Fernand Thévenet suis plusieurs mois de formation et d'entraînement en Algérie, au Maroc et en Angleterre en vue du futur débarquement en Europe[4].
Le , il débarque à Utah Beach et prend part à la bataille de Normandie puis à la libération de Paris et à la bataille des Vosges au cours de laquelle il s'illustre les 1er et en s'emparant des positions allemandes à Vacqueville[4],[5]. Le suivant, alors qu'il mène une attaque contre l'ennemi à Badonviller, il est grièvement blessé par balle[4],[5]. Après plusieurs mois de convalescence, il rejoint son unité lors de la campagne d'Allemagne et termine la guerre à Berchtesgaden avec le grade de lieutenant[4].
Après-Guerre
Fernand Thévenet reprend sa carrière dans l'administration coloniale après sa démobilisation[4]. D'abord administrateur-adjoint au Sénégal, il part ensuite pour le Congo où il est chef de district de 1949 à 1951[4]. De retour en métropole de 1952 à 1956 pour travailler à la direction du personnel au ministère de la France d'Outre-mer, il retourne en Afrique et s'installe en Oubangui-Chari où, de 1956 à 1967, il est successivement chef de district, chef de région, administrateur-maire et secrétaire-général de préfecture[4]. Retraité en 1967, il regagne la France et ses Alpes natales[4].