Festival Agapé
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| Festival Agapé | |
| Lieu | Genève, La Rochelle, Reims |
|---|---|
| Date de création | |
| Fondateurs | Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve et Marie-Dominique Philippe |
| Direction | Stéphanie Gueydan |
| Direction artistique | Ariane Schwizgebel |
| Site web | festivalagape.org |
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Le Festival Agapé est un festival de musique sacrée, cofondé en 1992 à Genève par Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve et Marie-Dominique Philippe.
La communauté Saint-Jean, installée à Genève à l'église Saint-François de Sales depuis 1985, lance en 1992 la première édition du festival, qui entend célébrer « l'art comme expression de la foi »[1]. Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve, curé de la paroisse, est un des cofondateurs du festival, destiné également à perpétuer après sa mort la mémoire de Marie-Dominique Philippe[2].
Fin 2022, Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve est renvoyé de l'état clérical par le pape François à la suite d'accusations d'agressions sexuelles[3]. À la suite de ce renvoi, Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, interdit en 2023 la tenue des festivals dans des églises catholiques[4], suivi en cela par l'Église protestante de Genève qui les bannit de ses propres lieux de culte[5]. Malgré l'interdiction du Vatican, Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve est présent en habit religieux à l'édition 2023 du festival[5],[2].
En 2025, l'État de Genève annule le festival deux jours avant sa tenue[2]. Les raisons invoquées sont notamment les liens du Festival Agapé avec Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve, mais aussi le profil de deux artistes participants proches de lui : Jean-Luc Jeener, auteur d'une pièce controversée, Pédophilie, qui décrit de manière crue des actes sexuels sur une fillette de 12 ans, et Jean Tubéry, condamné en 2024 pour « propos à connotation sexuelle imposés de manière répétée », jugement dont il a fait appel[2],[6],[7]. Dans la foulée, le , la ville de La Rochelle annule également l'édition prévue le [8]. Avant cette annonce, le diocèse de La Rochelle avait déjà décidé de ne pas mettre à disposition l'église du Sacré-Cœur[8]. À la suite de l'annulation à Genève, la Tribune de Genève révèle que des plaintes pénales ont été déposées « contre des personnes non identifiées », ainsi que des recours administratifs auprès de la ville et de l'État[9],[10].