Maria Stella Matutina

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Fondation
Lieu de fondationSaint Sébastien (Espagne)
ÉgliseCatholique
Communauté des Sœurs de Maria Stella Matutina
Image illustrative de l’article Maria Stella Matutina

Repères historiques
Fondation
Lieu de fondation Saint Sébastien (Espagne)
Siège diocèse de Parme (Italie)
Fiche d'identité
Église Catholique
Membres 350 (en 2025)
Localisation Afrique, Asie, Europe, Amérique
Site internet mariastellamatutina.org/

La communauté Maria Stella Matutina est une association publique de fidèles de vie contemplative non-cloitrée, fondée en 2014 à la suite de la scission au sein des sœurs contemplatives de Saint-Jean.

Au moment où des déviances sectaires (puis par la suite des abus sexuels) sont révélées chez les sœurs contemplatives de la communauté Saint-Jean, le cardinal Philippe Barbarin nomme en une nouvelle prieure générale en remplacement d'Alix Parmentier. En , la communauté est placée par le Saint-Siège sous la tutelle d'un commissaire apostolique, Jean Bonfils. Une scission se fait jour entre les sœurs qui acceptent cette nomination, et une majorité qui la refuse, menée par des religieuses influentes au sein de la communauté, notamment Marthe (Louise) Hubac[1],[2],[3].

Ces sœurs dissidentes tentent de créer une nouvelle communauté dans le diocèse de Saltillo, au Mexique, où elles sont accueillies par l'évêque José Raúl Vera López, mais le Saint-Siège ne donne pas son autorisation[2]. Une association de fidèles en vue d'un institut religieux est fondée le dans le diocèse de Cordoue, sous le nom d'« institut Saint-Jean et Saint-Dominique ». Cette association est dissoute le par le cardinal Tarcisio Bertone à la demande de Benoît XVI[4].

En 2014, le Saint-Siège permet la fondation d'une nouvelle communauté[4],[3] au monastère de Trinidad de Bergara dans le diocèse de Saint-Sébastien en Espagne, dirigé à l'époque par l'évêque José Ignacio Munilla (es)[5],[6],[7], à la condition que les quatre responsables des sœurs contemplatives de Saint-Jean quittent la communauté (Alix Parmentier, Marthe (Louise) Hubac, Isabelle Hubac et Agnès Godemel)[8],[9]. Néanmoins, il s'avère qu'elles continuent leur vie religieuse au sein de la nouvelle communauté[10],[N 1]. Alix Parmentier est enterrée « en grande pompe » par le primat d'Espagne, Braulio Rodriguez Plaza, archevêque de Tolède et « en habit de religieuse, ce que le Vatican avait pourtant interdit »[9].

C'est au sujet de cette communauté dissoute que le pape François parle le d'« esclavage des femmes de la part de clercs et du fondateur ». Ces propos sont tempérés le lendemain par le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège qui évoque une « manipulation, une forme d’abus de pouvoir qui se traduit aussi par un abus sexuel »[11].

Les sœurs sont proches des frères de Verbum Spei, également dissidents de la communauté Saint-Jean, qui viennent régulièrement prêcher dans les couvents de Maria Stella Matutina[12]. Tout comme eux, elles entendent rester fidèles à l'héritage de Marie-Dominique Philippe, fondateur de la communauté dont elles sont issues, malgré la révélation de ses abus sexuels[2]. Typiquement, elles « célèbrent chaque année l’anniversaire de la mort de Marie-Dominique Philippe avec une liturgie spécifique inscrite dans leur psautier »[9],[13].

En 2022, le siège de la communauté est transféré dans le diocèse de Parme[14]. En , elles tiennent leur chapitre général à Almonacid de Toledo, auquel assistent 250 sœurs, en présence de l'évêque de Cordoue, Demetrio Fernández González (en)[15].

En 2025, la communauté compte 350 membres[14].

Activités et spiritualité

Les saints patrons de la communauté sont saint Jean, saint Dominique, saint Thomas d'Aquin, sainte Thérèse de Lisieux et saint Jean-Paul II[16].

La communauté vit notamment de son artisanat[17],[18],[16]. Sa vocation est essentiellement contemplative[19],[20]. Le rythme quotidien d'une sœur est le suivant[21]:

  • 5h : lever, office des lectures, puis étude biblique dans la cellule
  • 6h : Laudes et prière à la chapelle
  • Petit déjeuner, puis cours
  • Messe et prière de midi
  • Après-midi consacré au travail
  • 17h30 : Vêpres
  • 18h : prière silencieuse
  • 19h : dîner
  • Temps personnel d'adoration ou d'étude
  • 21h : coucher

Les sœurs du couvent de Woodway, près de Waco (Texas), exercent un apostolat auprès de femmes dans le couloir de la mort de la prison de Gatesville[22],[23] qui pour certaines se sont converties au catholicisme[21].

Implantations

Notes et références

Voir aussi

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