Fiammetta

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Marfa Mouraviova dans le rôle de Néméa, version parisienne de 1864.

Fiammetta (en russe: Фиаметта) est un ballet fantastique en deux actes et quatre tableaux et prologue, chorégraphié par Arthur Saint-Léon sur une musique de Minkus et un livret de Ludovic Halévy et Henri Meilhac. La partition a changé plusieurs fois, ainsi que la chorégraphie, le nom des rôles et des sujets.

La première a eu lieu le 3 novembre 1863 ( dans le calendrier grégorien) au Théâtre Bolchoï de Moscou sous le nom de La Flamme d'amour ou la Salamandre, avec Anna Sobechtchanskaïa dans le rôle principal. Elle marque le début du compositeur et c'est la première représentation d'un ballet de Saint-Léon en Russie (auparavant Saint-Léon, arrivé à Saint-Pétersbourg en 1859, avait adapté à la scène russe des spectacles d'autres théâtres)[1]. Trois mois plus tard, le ballet sous le nom de Fiammetta est joué à Saint-Pétersbourg au Théâtre Bolchoï Kamenny[2]. La première a lieu le 13/ au bénéfice de Marfa Mouraviova, avec Vera Liadova (Cupidon), Lev Ivanov (le comte Sterngold), Christian Johansson (Otto). Ce ballet est joué pendant la saison 1864 avec Praskovia Lebedeva et Matilda Madaïeva. Le 3/, la protégée de Saint-Léon, Adèle Grantzow débute dans le rôle principal (le ballet subit quelques modifications pour elle). Le public l'ovationne avec vingt-deux rappels[1].

Fiammetta est une créature fantastique, produite par Cupidon à partir de la flamme de l'amour, et prend la forme d'une fille terrestre afin d'enchanter le comte Sterngold et de l'empêcher d'épouser la riche Regonda par intérêt personnel. Cupidon, avec l'aide de Fiammetta, enseigne à un fou insensible qui ne reconnaît pas son pouvoir et réunit Regonda et l'officier Otto, qui s'aiment.

L'histoire commence sur le Mont Olympe et se poursuit au Tyrol. Cette intrigue éclectique réunit donc une créature magique, des héros mythologiques, des aristocrates tyroliens et des gitans, permettant au chorégraphe d'utiliser à la fois la danse classique et la danse de caractère[1]. Le critique Botcharov a noté que l'auteur « a tout à fait réussi à concilier la fierté gracieuse des créatures mythologiques grecques avec le manque de cérémonie d'un certain comte tyrolien et les festivités bruyantes des gitans oisifs. » Quelques années plus tard, une combinaison similaire est utilisée par Marius Petipa dans son ballet Don Quichotte.

Histoire

Notes et références

Voir aussi

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