Marius Petipa

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Naissance
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Rue Dumarsais (d) (Marseille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
HourzoufVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Michel-Victor-Marius-Alphonse PetipaVoir et modifier les données sur Wikidata
Marius Petipa
Dans les années 1890.
Biographie
Naissance
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Rue Dumarsais (d) (Marseille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
HourzoufVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Michel-Victor-Marius-Alphonse PetipaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Victor Alphonse PetipaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Marius Ivánovich PetipaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Père
Fratrie
Conjoints
Maria Petipa (de à )
Lioubov Leonidovna Savitskaya (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Marius Petipa (d)
Marie Petipa
Nadejda Petipa (d)
Mari Petipa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Genre artistique
Ballet classique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales
signature de Marius Petipa
Signature.
Sépulture au cimetière Tikhvine de Saint-Pétersbourg.

Michel-Victor-Marius-Alphonse Petipa (en russe : Мариус Иванович Петипа, Marius Ivanovitch Petipa), né le à Marseille et mort le à Gourzouf en Crimée, est un danseur, maître de ballet et chorégraphe français qui vécut en Russie de l'âge de 29 ans jusqu'à sa mort[1],[2].

Débuts

Fils du danseur et maître de ballet Jean-Antoine Petipa (1787-1855) et de la comédienne Victorine Morel-Grasseau (1794-1860) originaire de Saint-Domingue, il est le frère cadet du danseur Lucien Petipa[3].

Marius fait ses premiers pas à Bruxelles, sur la scène de La Monnaie à l'âge de cinq ans, dans le ballet de Pierre Gardel La Dansomanie[4]. Quittant Bruxelles en , il danse à Bordeaux, puis chorégraphie ses premières œuvres à Nantes, sous la direction du maitre de ballet Étienne-Hughes Laurençon, de à [5].

Carrière

Après une tournée triomphale en Amérique du Nord[3], Petipa revient à Bordeaux, puis il travaille au teatro del Circo (es) de Madrid de à [6]. Engagé l'année suivante comme premier danseur au Ballet impérial russe, il y devient maître de ballet en titre en , travaillant aux théâtres du Ballet impérial (théâtre Bolchoï Kamenny de Saint-Pétersbourg, théâtre Mariinsky, théâtre de l'Ermitage, etc.) jusqu'à sa retraite en [7]. Il enseigne également à l'école de danse, qu'il dirige de 1855 à 1887.

Bon danseur, il est cependant meilleur chorégraphe et signe une soixantaine de ballets, dont plusieurs font date dans l'histoire de la danse[8]. À côté de nombreuses reprises d'œuvres du répertoire (La Fille mal gardée, La Sylphide, Paquita, Coppélia ou Giselle), il crée des ballets qui vont entrer dans le répertoire classique des grandes institutions : La Belle au bois dormant (1890)[9], Casse-noisette (1892) ou Le Lac des cygnes (1895) avec Tchaïkovski, Le Corsaire (1858) et Faust (1867) avec Cesare Pugni, et surtout Don Quichotte (1869) et La Bayadère (1877) avec Léon Minkus[10].

Développant l'art de l'intrigue romantique, il conçoit des ballets en trois ou quatre actes, qui occupent une soirée entière et ne sont plus seulement des divertissements entre deux pièces de théâtre [11]. Il alterne la pantomime et le grand ballet autour d'une distribution nombreuse, où le corps de ballet et les figurants mettent en valeur des solistes brillants. Il fixe le déroulement des « pas de deux » (adage, variations masculine et féminine, coda) et, s'il porte davantage d'attention à la prima ballerina, il oblige les deux partenaires à un travail conjoint très précis et empreint de virtuosité[9],[6] .

S'inspirant tantôt des anciens ballets d'action, tantôt de scènes à caractère traditionnel (italien, espagnol, polonais, russe, etc.), il aura su donner au ballet romantique toute son ampleur et sa vigueur, à tel point que son œuvre constitue encore aujourd'hui la base du répertoire des grandes compagnies classiques et que de nombreuses variations extraites de ses ballets sont toujours au programme des grands concours de danse[12].

On doit à Rudolf Noureev, après son passage à l'Ouest, en 1961, de faire découvrir au public occidental ces grands ballets jusqu'alors dansés en Russie : La Bayadère, Raymonda, Don Quichotte[13]

Vie privée

En 1854, il épouse la danseuse Maria Sourovchtchikova (1836-1882) dont il se sépare en 1869 et dont il aura une fille, également danseuse, Marie Petipa (1857-1930).

Remarié en 1882 (après la mort de sa première femme) avec la ballerine Lioubov Leonidovna Savitskaïa, il en aura six enfants : Nadejda, dite Nadia (1874-1945), Evguenia (1877-1892), Viktor (1878-1933), Lioubov (1880-1917), Mari (1884-1922) et Vera (1885-1961). Les quatre filles seront danseuses et les deux fils acteurs.

L'aîné des fils de Marius Petipa (né avant son premier mariage d'une liaison avec la couturière Marie Thérèse Bourdin), Marius Marioussovitch Petipa (1850-1919), fut un célèbre acteur dramatique, et son fils, Nikolaï Radine, a aussi été un acteur célèbre.

Œuvres

Nantes

  •  : Le Droit du seigneur
  • 1838 : La Petite Bohémienne
  • 1838 : La Noce à Nantes

Bordeaux

  •  : La Jolie Bordelaise
  •  : L'Intrigue amoureuse
  •  : La Vendange
  •  : Le Langage des fleurs

Madrid

  •  : Carmen et son toréro
  • 1845 : La Perle de Séville
  • 1845 : L'Aventure d'une fille de Madrid
  • 1845 : Départ pour la course des taureaux
  •  : La Fleur de Grenade
  • 1846 : Forfasella ó la hija del infierno
  •  : Alba-Flor la pesarosa

Saint-Pétersbourg

Dans la fiction

  • La Ballerine de Saint-Pétersbourg d'Henri Troyat (2000) conte le destin d'une ballerine russe fictive qui, dès l'âge de neuf ans, est conduite par son père à l'École impériale de danse devant le légendaire Marius Petipa et va s'épanouir sous la férule de ce « magicien ».
  • Dans la série télévisée en cinq épisodes d'Emil Loteanu Anna Pavlova diffusée en 1983, le personnage de Marius Petipa est incarné par Piotr Goussev.

Galerie

Hommage

Depuis 2012, un cratère de la planète Mercure est nommé Petipa en son honneur[15].

Notes et références

Bibliographie

Article connexe

Liens externes

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