Fondation Copernic
cercle de réflexion français
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La fondation Copernic, créée en 1998[2] à Paris, est un cercle de réflexion qui se déclare critique à l'égard du libéralisme économique. La fondation s'adresse aux personnes n'ayant « pas renoncé à changer le monde »[3].
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Association déclarée (depuis le ) |
| Domaine d'activité |
généraliste |
| Financement |
cotisations de ses adhérents[1] |
| Siège | |
| Pays |
| Directeurs |
Pierre Khalfa (d), Marie-Pierre Vieu, Janette Habel |
|---|---|
| Personnes clés |
Pierre Khalfa et Marie Pierre Vieu, coordinateurs généraux |
| Idéologie | |
| Publication |
Notes de la Fondation Copernic |
| Site web |
| RNA | |
|---|---|
| SIREN | |
| OpenCorporates |
Activités
Classée dans les think tanks « participatifs »[4], la fondation Copernic réunit des groupes de travail, composés d'universitaires, de syndicalistes, de militants associatifs et de responsables politiques, dont les études, intitulées Notes de la Fondation Copernic, sont publiées aux Éditions Syllepse[5] sous forme de petits ouvrages argumentés.
« Ancrée à gauche et issue du mouvement social »[1], elle se fixe pour objectif d'informer et d'apporter un autre éclairage — selon son slogan « pour remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers » — notamment sur les questions sociales et économiques : réforme du droit du travail ou de la fiscalité, constitution européenne, construction européenne, réforme de l’assurance maladie, réforme des retraites, lois sécuritaires, école, dépendance, démantèlement des services publics ou de la médecine du travail, campagne pour l’eau publique ou encore l’égalité des droits.

Copernic est aussi à l'origine de mobilisations. Elle lance en 2005 l' « Appel des 200 » pour dire un « non » de gauche au traité constitutionnel, amorçant ainsi la campagne contre le traité établissant une constitution pour l'Europe lors du référendum du [6],[7]. Elle avait auparavant organisé, avec le Mouvement de la paix, le rassemblement contre la guerre en Irak (2002)[8]. Elle engage la campagne « Travailler tue ! » en 2009. Conjointement avec Attac, elle lance en 2010 la campagne contre le projet de réforme reculant l’âge de la retraite[9], avant de lancer, fin 2011, avec le DAL et la plateforme Logement des Mouvements sociaux, à long terme, une grande campagne nationale unitaire « Contre le logement cher : un toit, c’est un droit ! »[10]. Parallèlement dans le cadre d’une revendication « d'égalité des droits », Copernic lance la campagne « Homos, hétéros, même loi, mêmes droits »[11]. En outre, la Fondation est membre du « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique »[12] et du « Collectif pour un pôle public financier au service des droits » (2012) [13],[14].
D'autre part, la fondation Copernic organise un séminaire[15] mensuel, et anime une émission de radio sur Fréquence Paris Plurielle, le dernier vendredi de chaque mois.
Avec la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Syndicat des avocats de France (SAF), la fondation Copernic crée fin 2016 l'Observatoire des pratiques policières[16],[17].
En , la fondation lance un appel pour sa refondation et la mise sur pied d'une « bourse du travail intellectuel »[18], appel qui rassemble plus de 400 signatures, dont celles de Clémentine Autain (co-porte parole d’Ensemble !), Olivier Besancenot (NPA), Patrick Braouezec (député honoraire), Patrick Chamoiseau (écrivain), Patrice Cohen-Seat (avocat), Caroline De Haas (féministe), Roger Martelli (historien), Gérard Mordillat (écrivain et cinéaste), Claude Pennetier (historien), Marie-Christine Vergiat (députée européenne Front de gauche) ou encore Marie-Pierre Vieu (PCF)[19].
La fondation Copernic et l'association ATTAC sont à l'initiative d'une manifestation le contre la politique du président Emmanuel Macron[20],[21].
Une manifestation « pour la justice climatique » a lieu le à l'initiative d'Attac et de la fondation Copernic[22].
Organisation
Fonctionnement
La fondation Copernic est animée par un bureau[23] coprésidé en 2021 par Janette Habel et Karl Ghazi. La coordination générale est assurée par Pierre Khalfa et Marie-Pierre Vieu. Ce bureau est élu par un conseil d’orientation, qui avalise ses productions, et soutenu par un comité de parrainage.
Présidents
Ont précédemment présidé la fondation :
Notes et documents
- En finir d’urgence avec le logement cher, avec le DAL, Syllepse, 2013.
- Retraites : l’alternative cachée, avec Attac, Syllepse, 2013.
- Un an après l'élection de François Hollande - Tableau d'un glissement néolibéral, Syllepse, 2013.
- Le féminisme pour changer la société, avec Attac, Syllepse, 2013.
- Un accord « donnant-perdant » pour les salariés : l’ANI décrypté, 2013.
- En finir avec la compétitivité - Le contre rapport, avec Attac, Syllepse, 2012.
- Changer vraiment ! Quelles politiques économiques de gauche ?, Syllepse, 2012.
- Sarkozy : bilan de la casse, Syllepse, 2012.
- L'Éducation nationale en danger, Syllepse, 2011.
- Répression et discrimination syndicales, Syllepse, 2011.
- Un impôt juste pour une société juste, Syllepse, 2011.
- Dépendance, affaire privée ou sécurité sociale ?, Syllepse, 2011.
- Ficher, filmer, enfermer, vers une société de surveillance ?, Syllepse, 2011.
- Retraites - L'heure de vérité, avec Attac, Syllepse, 2010.
- Travailler tue en toute impunité, Syllepse, 2009.
- Face aux crises, une autre Europe, Syllepse, 2009.
- Manifestes pour l’eau publique, Syllepse, 2009.
- Voter et se taire ?, Syllepse, 2008.
- L’indigent et le délinquant, Syllepse, 2008.
- Revendiquer et s’organiser !, Syllepse, 2008.
- Pour en finir avec la précarité, Syllepse, 2008.
- Propositions pour des politiques alternatives, Syllepse, 2007.
- Résister au sécuritaire, Syllepse, 2006.
- Propositions pour sortir du libéralisme, Syllepse, 2006.
- Homosexualité : mariage et filiation pour en finir avec les discriminations, Syllepse, 2005 [25].
- Pour l'éducation permanente, Syllepse, 2005.
- Collège : peut mieux faire !, Syllepse, 2005.
- EDF-GDF : Non à la privatisation-spoliation. Projet pour une refondation du service public, Syllepse, 2004.
- Europe : une alternative, Syllepse, 2003.
- Main basse sur l'assurance maladie, Syllepse, 2003.
- Pour un "Grenelle de l'Unedic". Refonder l'indemnisation du chômage, Syllepse, 2003.
- Les Retraites au péril du libéralisme, 3e éd. revue et augmentée, Syllepse, 2002.
- Diagnostics pour sortir du libéralisme, Syllepse, novembre 2002.
- L'Appropriation sociale, Syllepse, 2002.
- Égalité sans frontière. Les immigrés ne sont pas une marchandise, Syllepse, 2001.
- Pour un plein emploi de qualité. Critique du social-libéralisme (à propos du rapport Pisani-Ferry), Note n°6, 2001. (Nouvelle édition remaniée : Un social-libéralisme à la française ? Regards critiques sur la politique économique et sociale de Lionel Jospin, La Découverte, non distribué par la Fondation.)
- Medef : la refondation antisociale, Note n°5, 2000.
- L'Exercice de la citoyenneté et la démocratisation des institutions, Note n°4, 2000.
- La Fiscalité sous pression libérale, Note n°3, 2000.
- Retraites, d'autres propositions, Note n°2, Paris, 2000.
- Retraites, l'autre diagnostic, Note n°1, Paris, 1999.