Fortunato Vergara est issue d'une famille qui serait originaire d'Espagne et installée à Naples, où elle est en cour à partir du XIVesiècle et où elle reçoit le titre de duc de Craco le [1]. Fortunato Vergara Caffarello est reconnu par décret du ministre de l'Intérieur du royaume d'Italie, en , dans les titres de duc de Craco et marquis de Comignano, transmissibles à ses descendants. Ses armes sont: De gueules, au château d'argent, crénelé à trois pièces, fermé et fenêtré de sable[2].
Membre du conseil municipal de Palerme, Fortunato Vergara duca di Craco est nommé fin 1880 assesseur aux Travaux publics sous le mandat de Nicolò Turrisi Colonna après la victoire de la gauche historique aux municipales. La nouvelle majorité cherche à suspendre la construction du Teatro Massimo Vittorio Emanuele et d’en exclure Ernesto Basile[3].
Maire par intérim de Palerme
Le conseil municipal de Palerme se divise en 1885 sur le nom du successeur du maire Pietro Ugo delle Favare. Après Salvatore Romano Lo Faso et l'avocat Giuseppe La Farina, comme lui membres de la faction démocrate crispinienne du maire sortant, Fortunato Vergara di Craco assure l'intérim entre le et [4]. Les assesseurs titulaires sont le marquis Manfredi Lanza, le sénateur Gaetano La Loggia, Salvatore Scichilone, Alessandro Paternostro, le baron Casimiro Pisani et le chevalier Filippo De Cordova ; les assesseurs suppléants sont : Simone Cuccia, Camillo Finocchiaro Aprile, Giuseppe Silvestri et Enrico Albanese[5].
La crainte du retour du choléra à Palerme ne convainc le gouvernement d’adopter des mesures que sous la pression de la municipalité et de la presse. L'épidémie atteint son paroxysme en [5]. Il reçoit la médaille d'or pour l'épidémie de choléra de 1885 aux côtés d’Enrico Albanese, Giulio Benso della Verdura, Francesco Crispi, Francesco Lanza di Scalea et Emanuele Paternò (décret du )[6].
Avec ses homologues de la Banque de Naples, il s'oppose à la loi bancaire de 1893 qui prévoit de mettre fin aux droits d'émission des banques régionales au bénéfice de la Banque nationale. Il menace de démissionner et active ses réseaux politiques et locaux, dont le représentant gouvernemental, le ministre des Postes, le Palermitain Camillo Finocchiaro Aprile, pour défendre leur autonomie financière[9].
Vergara di Craco informe le ministre des Finances, Ernesto di Broglio en de sa volonté de démissionner. La fin de ses fonctions est effective l'année suivante[10].
Notes et références
Notes
Références
↑(it) Antonino Mango di Casalgerardo, Nobiliario di Sicilia, Forni, (lire en ligne)
↑(it) Giovanni Battista di Crollalanza, Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti. 3 (1890), , 316p. (lire en ligne), p.81.