Forêts (département)
ancien département français (1795-1814)
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Le département des Forêts est un ancien département français de l'époque de la Révolution française et du Premier Empire.
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(18 ans, 7 mois et 29 jours)
| Statut | Département français |
|---|---|
| Chef-lieu | Luxembourg |
| Population (1812) | 246 333 |
|---|
| Superficie (1812) | 6 910,35 km2 |
|---|
| Annexion des Pays-Bas autrichiens et création du département | |
| Suppression du département par le traité de Paris |
| 1800 | Jean Birnbaum |
|---|---|
| 1800-1808 | Jean-Baptiste Lacoste |
| 1808-1814 | André Joseph Jourdan |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Le département existe du au , date de l'abdication de Napoléon Ier et de l'occupation alliée. Il se voit attribuer le numéro 98 dans la liste des 130 départements français de 1811 par l'administration postale[1].
Histoire
Le décret de la Convention du 9 vendémiaire an IV () réunit les Pays-Bas autrichiens, la principauté de Liège, la principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy et le duché de Bouillon à la France. Il prévoit la division de tout cet ensemble territorial en neuf départements dont la délimitation sera du ressort des seuls commissaires français. Ce décret prévoit encore la mise en place rapide des administrations départementales et municipales ainsi que des tribunaux. Tous les fonctionnaires devront être élus conformément à la Constitution.
Le département des Forêts comprenait la majeure partie de l'ancien duché de Luxembourg.
L'arrêté du comité de salut public du 14 fructidor an III () partagea l'ancien duché de Luxembourg entre trois départements :
- Le département de l'Ourthe reçut les cantons de Viel-Salm (aujourd'hui, Vielsalm), Reuland, Saint-Vith et Schleyden (aujourd'hui, Schleiden) ;
- Le département de Sambre-et-Meuse reçut les cantons d'Orchimont, Saint-Hubert, Laroche (aujourd'hui, La Roche-en-Ardenne), Durbuy, Nassogne, Rochefort, Wellin et Marche (aujourd'hui, Marche-en-Famenne) ;
- Le département des Forêts comprit l'essentiel — à savoir les deux tiers — de l'ancien duché de Luxembourg plus une partie de l'ancien duché de Bouillon.
Géographie

Le département des Forêts était borné par les départements suivants :
- au nord, par les départements de Sambre-et-Meuse et de l'Ourthe ;
- à l'est, par le département de la Sarre ;
- au sud, par les départements de la Moselle et de la Meuse ;
- à l'ouest, par les départements des Ardennes et de Sambre-et-Meuse.
Son nom venait de la forêt d'Ardenne, couvrant la majeure partie de son territoire.
Il correspond aux territoires actuels de la province de Luxembourg, en Belgique, du Luxembourg et de l'ouest de la Rhénanie-Palatinat. Le village de Manderen, enclavé dans le département français de la Moselle, à côté du château de Meinsberg, faisait partie du duché de Luxembourg, puis du département des Forêts avant d'être rattaché à la Prusse (1814/15) et, plus tard, par la convention frontalière franco-prussienne du [2], cédé à la France.
Le , l'acte final du congrès de Vienne le partagea entre le grand-duché de Luxembourg et le royaume de Prusse.
Politique et administration
Liste des préfets
| Période | Identité | Fonction précédente | Observation | |
|---|---|---|---|---|
| 1800 | Jean Birnbaum | |||
| 1808 | Jean-Baptiste Lacoste | |||
| 1814 | André Joseph Jourdan | Adjoint au maire de Marseille A été député des Bouches-du-Rhône au Conseil des Cinq-Cents |
Nommé Directeur général des cultes | |
Organisation territoriale
Arrondissements
Le département était divisé en quatre arrondissements :
- Luxembourg : préfecture
- Bitbourg : sous-préfecture
- Diekirch : sous-préfecture
- Neufchâteau : sous-préfecture
Cantons
Le 15 ventôse an X ()[3], le département des Forêts fut divisé en vingt-huit cantons, portant le nom de leur chef-lieu :