En , Jean-Baptiste Lacoste, alors juge de paix à Mauriac, est élu député du département du Cantal, le quatrième sur huit, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote «la mort dans les vingt-quatre heures» et rejette l'appel au peuple et le sursis à l’exécution. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. En mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].
Après la chute de Robespierre, Lacoste siège parmi les «derniers Montagnards», d'après l’historienne Françoise Brunel[8]. Le 13 prairial an III (le ), lui et son collègue Baudot sont décrétés d'arrestation sur motion de Dentzel, qu'ils avaient dénoncé un an plus tôt. Il est libéré à la faveur de l'amnistie votée à la clôture de la Convention.
Lacoste est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui contraint les régicides et les soutiens aux Cent-Jours à l'exil. Il est autorisé à rentrer en France et meurt dans sa ville natale.
↑Françoise Brunel, «Les derniers Montagnards et l'unité révolutionnaire», Annales historiques de la Révolution française, vol.229, no1, , p.385–404 (DOI10.3406/ahrf.1977.1009, lire en ligne, consulté le )