En 1947, le carreau de fosse et ses alentours sont utilisés par le Groupe de Valenciennes pour y construire des maisons de plain-pied. Les deux puits sont mis en sécurité en 1991 et, au début du XXIesiècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits du Moulin. Le puits Sud est équipé d'un exutoire de grisou. La cité du Moulin a été inscrite le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
En 1790, la Compagnie des mines d'Anzin emploie 4 000 ouvriers et extrait annuellement 3 750 000 quintaux métriques de houille, à l'aide de 37 puits et de douze machines à vapeur, plus de 150 puits ont été creusés depuis l'origine[GA 1].
Le fonçage des deux puits de la fosse du Moulin débute en 1798[1],[2], à Anzin, quinze ans après les travaux de la fosse Bleuse Borne, sise dans la même commune[A 1] à 433 mètres au nord-est[note 2]. Le puits Nord a un diamètre de 260 mètres, est établi à l'altitude de 32 mètres, un cuvelage de nature inconnue, et a atteint le terrain houiller à la profondeur de 77,43 mètres[Y 1]. Le puits Sud, situé à 25 mètres au sud-sud-est[note 2], dispose des mêmes caractéristiques[Y 2].
Sur une carte datée de représentant les concessions de la Compagnie des mines d'Anzin, les deux puits de la fosse du Moulin sont présentés comme des puits d'aérage et d'épuisement[3].
Le puits Nord est profond de 353 mètres et ses étages de recette sont établis à 102, 127, 135, 162, 182, 203, 223, 230, 244, 263, 285, 308, 330 et 353 mètres de profondeur[Y 1]. Le puits Sud est profond de 400 mètres et a des accrochages situés aux profondeurs de 102, 127, 135, 162, 182, 203, 223, 244, 263, 285, 308, 330, 360 et 390 mètres[Y 2].
En 1903, le puits Nord est serrementé à la profondeur de 64 mètres par une voûte en briques, puis remblayé[Y 1]. Le puits Sud est quant à lui serrementé à la profondeur de 68,50 mètres par une voûte en briques et remblayé[Y 2].
Reconversion
En 1947, la cité du Moulin est bâtie sur le carreau de fosse et autour, par le Groupe de Valenciennes[4]. Des habitations sont même bâties par-dessus le terril plat no189, Bleuse Borne plat[5]. La cité est accolée au sud du terril no189A, Bleuse Borne gros cône[6].
En 1991, le puits Nord est vidé sur trois mètres de profondeur, à cette occasion, une galerie de 2 × 2 × 3 mètres est découverte. Son entrée est fermée et du béton a été coulé par-dessus pour la combler. Une dalle a été apposée en tête du puits[Y 1]. Le puits Sud est vidé sur 2,50 mètres, et une galerie similaire a été trouvée. Le traitement a été identique[Y 2].
Au début du XXIesiècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits du Moulin par des nouvelles plaques. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[7], tous les semestres, sur le remblai et les gaz présents en tête des puits[Y 1]. Le puits Nord est entouré d'une zone d'intervention de quinze mètres de rayon ainsi que d'une zone annulaire complémentaire de 45 mètres de largeur, ce qui constitue une zone de protection totale de 60 mètres de rayon[Y 1]. Le puits Sud est entouré d'une zone d'intervention de quinze mètres de rayon ainsi que d'une zone annulaire complémentaire de dix mètres de largeur, ce qui constitue une zone de protection totale de 25 mètres de rayon[Y 1]. Le puits Sud est équipé d'un évent de décompression, également nommé exutoire de grisou[Y 2].
↑L'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco concerne la cité du Moulin.
123Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références à Édouard Grar, Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791, t.I,
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais: Des origines à 1939-45, t.I, , 176p., p.17-18.
Édouard Grar, Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois, 1716-1791, t.I, Impr. de A. Prignet, Valenciennes, , 400p. (lire en ligne), p.XVIII.
Photographie du chevalement du puits n° 11 de la fosse n° 11 - 19 des mines de Lens à Loos-en-Gohelle prise depuis le terril conique n° 74, 11 - 19 de Lens Est. Ce chevalement est classé aux monuments historiques et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.