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Frédéric Encel

essayiste et géopolitologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Frédéric Encel, né à Paris le , est un essayiste et géopolitologue français.

Biographie

Jeunesse et études

Frédéric Encel est issu d'une famille juive française[1],[2].

Après le baccalauréat, Frédéric Encel suit des études en hypokhâgne puis à Sciences Po Grenoble[3] (diplômé de la promotion 1992)[4]. Selon Pierre Lurçat, il partage alors avec lui « la même passion pour Israël et pour le sionisme »[3], et aussi un lien avec le Betar[3], avec Joseph Trumpeldor et Vladimir Jabotinsky comme « héros de notre jeunesse »[3].

Il étudie la géopolitique et soutient en 1997 une thèse de doctorat en géopolitique à l'Institut français de géopolitique, avec la thèse : Géopolitique de Jérusalem : représentations, stratégies et perspectives autour d’une cité sanctifiée, écrite sous la direction d’Yves Lacoste, obtenue avec les félicitations du jury[5],[6].

Il obtient son habilitation à diriger des recherches (HDR) à l'Institut français de géopolitique, Université de Vincennes à Saint-Denis, en 2007[7].

Travaux

Il est présenté comme un spécialiste du conflit israélo-palestinien[réf. nécessaire]. Ses travaux et publications portent sur les questions stratégiques, les relations internationales (Moyen-Orient, en particulier).

Engagements

Il est membre de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA)[8].

Frédéric Encel crée en 2011 (et préside depuis) les Assises nationales annuelles de la lutte contre le négationnisme, organisées chaque dernier dimanche de janvier à la Paris School of Business, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah[9].

Néoconservateur et atlantiste, il est membre du comité éditorial de la revue Le Meilleur des mondes entre 2006 et 2008. Il signe des articles dans les numéros 3, 4, 6 et 9[10]. Il fait partie du think tank du Cercle de l'Oratoire, avec la même ligne idéologique[11].

Positionnements

Invasion de l'Irak par les États-Unis

En 2003, il soutient, au nom de la « guerre juste », l'invasion américaine en Irak[11].

Intervention en Libye

En , il figure parmi les signataires de la tribune « Il faut intervenir en Libye, et vite ! » dans Le Monde[12].

Organisations internationales

Il déclare que l'ONU a eu des succès (traité de non-prolifération nucléaire, Desert Storm, la FNUOD) et l'échec du génocide du Rwanda. Il prédit aux Nations Unies un existence longue mais marquée par des blocages au conseil de sécurité[13].

« Lutte contre les extrêmes »

Il salue sur le réseau social X le lancement de l'hebdomadaire Franc-Tireur qu'il qualifie de « nouveau fleuron de la presse » menant « le combat humaniste et républicain sans relâche contre les extrémistes de tout bord et de toute nature »[14].

Médiatisation d'Israël et le conflit israélo-palestinien

Frédéric Encel a analysé en 2013 la manière dont les médias français parlent d'Israël : « Dans l’ensemble, la situation est (j’allais dire « sous contrôle ») mais plutôt favorable. On trouve vraiment des médias favorables à Israël, équilibrés, honnêtes, partout, absolument partout ; c’est vrai pour la presse écrite, c’est vrai pour la radio, c’est vrai pour la télévision »[15].

Il prône la solution à deux États[16] tout en étant « souvent en phase avec les positions israéliennes »[11].

Il considère les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 comme un pogrom et s'oppose à l'emploi du terme génocide pour qualifier les exactions d'Israël dans la bande de Gaza[17].

En 2024, il commence à critiquer le gouvernement de Benyamin Netanyahou[18],[19].

Guerre Iran-Israël

Le , il déclare dans la matinale de BFM TV : « Sur le dossier iranien, […] le gouvernement israélien est à peu près dans le droit international et son offensive relève d’une véritable logique »[20],[21]. Le même mois, il donne une entrevue à l'hebdomadaire Franc-Tireur à ce sujet[22].

La France Insoumise

Sur le réseau social X, il qualifie Jean-Luc Mélenchon de « gourou orwellien » qui représenterait un « péril mortel pour la République et la démocratie » et considère son mouvement La France insoumise comme une « secte d'extrême gauche sans cesse plus vautrée dans l'abjection antisémite »[14].

Critiques

Usurpation de titres universitaires

En 2007, Denis Sieffert de Politis accuse Frédéric Encel d'usurpation de titres universitaires : il « se présente volontiers comme professeur à l'ENA et à l'Institut d'études politiques de Rennes sans en avoir les titres. Ce qui lui permet, avec... la complicité de certains médias, d'apparaître comme un expert… neutre, spécialiste patenté du conflit »[23].

En 2009, Politis écrit que Frédéric Encel est présenté comme « directeur de recherche […] avec 15 ans de services civils sans avoir jamais passé aucun concours » pour ce titre[24]. Dans son livre Les Intellectuels faussaires (2011), Pascal Boniface dénonce les « contre-vérités » de certains intellectuels, parmi lesquels il cite Frédéric Encel[25]. Il reprend dans cet ouvrage les critiques déjà émises en 2007 et 2009[23],[24].

Présence médiatique

Fin 2016, lors d'un débat animé par Frédéric Haziza sur LCP, Frédéric Encel qualifie d'« ennemis de la nation » Alain Badiou, Pascal Boniface et Edwy Plenel[26].

Domaines d'expertise

En 2016, le magazine culturel Télérama, dans son Palmarès satirique sur la couverture médiatique, qualifie Frédéric Encel de « géopolitologue pro-israélien dont le champ d'expertise ne connaît (presque) pas de frontières »[27].

En , Blast énumère seize « spécialités » mises en avant lorsqu'il apparaît sur les plateaux de télévision[14].

Prix

Décoration

Ouvrages

Aux Presses universitaires de France

  • Géopolitique du Printemps arabe, PUF, 2014 ; rééd. 2017
  • Gaz naturel : la nouvelle donne ? (dir. collectif), PUF, 2016
  • Géopolitique de la Nation France (avec Yves Lacoste), PUF, 2016
  • Mon dictionnaire géopolitique, PUF, 2017

Livres de géopolitique

  • Géopolitique de Jérusalem, Flammarion, 1998 (ISBN 978-2080814609) ; nouvelles éd. revues et augmentées, 2008, 2014
  • Le Moyen-Orient entre guerre et paix. Une géopolitique du Golan, Flammarion, 1999 (ISBN 978-2080800121)
  • L’Art de la guerre par l’exemple, Flammarion, 2000 (ISBN 978-2081218857) ; nouvelle éd. revue et augmentée, 2015
  • Géopolitique de l’Apocalypse. La démocratie à l’épreuve de l’islamisme, Flammarion, 2002 (ISBN 978-2080800664)
  • La Grande Alliance. De la Tchétchénie à l’Irak, un nouvel ordre mondial (avec Olivier Guez), Flammarion, 2003 (ISBN 978-2080800961)
  • Géopolitique d’Israël. Dictionnaire pour sortir des fantasmes (avec François Thual), Seuil, 2004 (ISBN 978-2020638203) ; nouvelles éd. revues et augmentées en poche Points-Seuil, 2011, 2018
  • Comprendre le Proche-Orient. Une nécessité pour la République (codirigé avec Eric Keslassy), Bréal, 2005 (ISBN 978-2749505633)
  • Géopolitique du sionisme, Armand Colin, 2006 (ISBN 978-2200345426) ; nouvelles éd. revues et augmentées, 2009, 2015
  • Atlas géopolitique d'Israël. Aspects d'une démocratie en guerre, Autrement, 2008 (ISBN 978-2746711143) ; nouvelles éd. revues et augmentées, 2012, 2014, 2017
  • Comprendre la géopolitique, Seuil, 2011 (ISBN 978-2757822937)
  • Perspectives énergétiques (dir. collectif), Ellipses, 2013
  • De quelques idées reçues sur le monde contemporain. Précis de géopolitique à l'usage de tous. Autrement, 2013 ; nouvelle éd. revue et augmentée, Champs-Flammarion, 2014
  • Petites leçons de diplomatie. Ruses et stratagèmes des grands de ce monde à l'usage de tous, Autrement, 2015, 160 p. (ISBN 978-2-7467-4216-1)
  • Les 100 mots de la guerre, Que sais-je ?, 2020, 128 p. (ISBN 978-2-7154-0371-0)
  • avec Hugo Billard, Atlas des frontières : Retours des fronts et des murs, Paris, Autrement, , 96 p. (ISBN 978-2-7467-5750-9)
  • Les Voies de la puissance : Penser la géopolitique du XXIe siècle, Odile Jacob, , 352 p. (ISBN 978-2-4150-0112-4)
  • Atlas géopolitique d'Israël, Paris/85-Luçon, Autrement, , 96 p. (ISBN 978-2-0804-1629-2)
  • La Guerre mondiale n'aura pas lieu, Odile Jacob, , 288 p. (ISBN 9782415011550)

Livres en participation

  • Les Conflits dans le monde: Approche géopolitique, sous la direction de Béatrice Giblin, Armand Colin, 2011 (chapitre 2. Jérusalem : capitale frontière)

Articles de revues

  • Jérusalem. Le nœud gordien, Études, 1996/2 (tome 384)
  • Guerre israélo-palestinienne : d'encombrants renforts religieux au service des belligérants, Hérodote, 2002/3 (n° 106)
  • Israël : le salut par les airs, avec François Thual, Hérodote, 2004/3 (n° 114)
  • L'armée israélienne et ses spécificités géopolitiques, Hérodote, 2005/1 (n° 116)
  • La Syrie, homme malade du Proche-Orient, Commentaire, 2005/2 (n° 110)
  • L'évolution spatiale des Juifs orthodoxes à Jérusalem et en Cisjordanie : simple extension démographique ou réelle stratégie territoriale , Hérodote, 2008/3 (n° 130)
  • Le pétrole du Moyen-Orient est-il géo- politiquement si précieux ? Réflexions autour d'une contestable centralité économique, stratégique et énergétique, Management & Avenir, 2011/2 (n° 42)
  • Israël/États-Unis : du bon usage politique de l'islamisme radical, Politique étrangère, 2011/3 (Automne)
  • Introduction, avec Armand Derhy, Management & Avenir, 2011/2 (n° 42)
  • Causes, déroulement et conséquences de la rupture israélo-turque, Hérodote, 2013/1 (n° 148)
  • Benjamin Netanyahou, promoteur et incarnation d'un nouvel Israël… pour quelle stratégie ?, Sécurité globale, 2012/3 (n° 21)
  • Quand les sionistes puis les Israéliens pensent les Arabes, Hérodote, 2016/1-2 (n° 160-161)
  • Israël et Iran : les faux ennemis ?, Hérodote, 2018/2 (n° 169)
  • L’aliya : condition première et quintessence de la nation israélienne, Hérodote, 2019/3 (n° 174)

Notes et références

Liens externes

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