Francis Marmande
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Francis Joseph Marmande |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure de Saint-Cloud (à partir de ) Université Paris-VIII (doctorat) (jusqu'en ) |
| Activités | |
| Rédacteur à | |
| Conjoint |
Sibylle Monod (d) |
| A travaillé pour | |
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| Directeur de thèse |
Jean Levaillant (d) |
Francis Marmande, né à Bayonne le et mort à Suresnes le , est un écrivain, critique littéraire, dessinateur, critique et musicien de jazz français. Passionné de corrida et journaliste taurin, ses chroniques sont essentiellement parues dans le journal Le Monde.
Études
Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (lettres) (promotion 1966), Francis Marmande est titulaire d'une agrégation de lettres modernes et d'un doctorat ès-lettres dont la thèse s'intitule « Georges Bataille politique », laquelle est publiée en 1985[1].
Enseignement et édition
Il enseigne à l’université Paris-Diderot, où il anime le laboratoire Littérature au présent[2] et donne des cours de lecture du roman et de musique (principalement orientés vers le jazz et son développement politique et esthétique)[3].
Avec son ami Michel Surya, il co-anime la revue philosophique et politique Lignes de 1987, date de sa création, à 2001[4].
Illustrations, écriture, chroniques
Également dessinateur, il a illustré la page de sommaire de Jazz Magazine de 1976 à 1994, des couvertures de livres, notamment de Perec et Sartre[5], ainsi que le livre de Florence Delay, Œillet rouge sur le sable[6]. L'ouvrage s'achève sur un dessin d'arène avec le public, le taureau et le torero étendu sur le sable du ruedo, sans doute mort — manière de clin d'œil à l'Histoire de l'œil de Georges Bataille, écrivain sur lequel Marmande a publié, outre sa thèse, plusieurs essais, articles, et organisé des colloques (notamment celui d'Orléans en novembre 1997). Il a également dirigé l'édition des trois derniers volumes des Œuvres complètes de Georges Bataille, parus chez Gallimard en 1987 et 1988.
En 1989, il écrit les paroles pour trois titres du disque de Tony Coe Les Voix d'Itxassou (produit pour Nato par Jean Rochard), dont le premier (qui a indirectement donné son titre à l'album) est dit par Françoise Fabian.
En 1997, il est co-réalisateur, avec Jean-Louis Comolli, du film Le Concerto de Mozart[7], autour du Concerto pour clarinette de Mozart, que Michel Portal interprète avec sept musiciens[8],[9].
Contrebassiste de jazz, il participe au disque La nuit est au courant du « Jac Berrocal Group »[10]. Critique de jazz, il a collaboré à la revue Jazz Magazine de 1971 à 2000. À partir de 1977, il donne régulièrement au journal Le Monde des articles traitant de jazz, de tauromachie et de littérature puis, à partir de 2006, y tient une chronique régulière.
En 2006, une adaptation théâtrale de son roman Jesus Camacho 404 284 est montée à la MC93 Bobigny. La pièce est bien reçue par la critique, notamment dans Libération[11] et dans Le Figaro[12]. On y retrouve un petit groupe d'acteurs-musiciens évoluant au gré de voyages en Asie, autour de questions philosophiques et historiques, sur fond de jazz et d'histoires de musique afro-américaine.
Passionné et défenseur de la corrida[13], il est aussi revistero (chroniqueur taurin), ses articles paraissant dans Le Monde à l'occasion de grands événements tauromachiques[14].
Mort
Francis Marmande meurt d'un cancer à Suresnes le [15] à l'âge de 80 ans[16].