Michel Portal

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Nom de naissance
Michel Martin PortalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Michel Portal
Michel Portal en 2010.
Biographie
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Michel Martin PortalVoir et modifier les données sur Wikidata
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Michel Portal discography (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Michel Portal, né le [1] à Bayonne (Basses-Pyrénées, aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques) et mort le à Paris, est un compositeur et musicien français.

Multi-instrumentiste, il joue de la clarinette, du saxophone, du bandonéon ou encore du tárogató[2]. Il s'illustre autant dans le domaine du jazz, jouant notamment avec Bojan Z, Richard Galliano, Daniel Humair, Bernard Lubat, Henri Texier, Martial Solal ou Jacky Terrasson, que de la musique classique, interprétant Mozart, Brahms, Berg, Boulez, Stockhausen, Berio ou encore Kagel. Tout au long de sa carrière, il compose de nombreuses musiques pour le cinéma ou la télévision.

Jeunesse et formation

Michel Portal naît le à Bayonne[3]. Dès l'âge de huit ans, il étudie la clarinette à l’école nationale de musique de Bayonne. Il fréquente les groupes de folklore local, les orchestres de chambre[4].

Il étudie ensuite la clarinette et la direction auprès de Pierre Dervaux au CNSM de Paris[5]. Il remporte le premier prix de clarinette en 1959[6].

Carrière

Michel Portal et Bernard Lubat au Paris Jazz Festival en 2002.

En 1963, il remporte le Concours international d'exécution musicale de Genève puis le prix du Jubilé suisse[6]. Le , il joue à la Salle Wagram avec plusieurs artistes, dans le big band de Sonny Grey (de), pour régler les frais médicaux[7] de Bud Powell en difficulté au Sanatorium de Bouffémont[8].

Jouant de la musique contemporaine (Mauricio Kagel, Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, Pierre Boulez), il fait partie de l'ensemble Musique Vivante de Diego Masson[6]. Il est l'un des précurseurs du free jazz en Europe, en participant à l'album Free Jazz de François Tusques[6]. En 1969, il participe à la création de Aus den sieben Tagen de Karlheinz Stockhausen[6].

Dans les années 1970, il est une figure majeure du free jazz en Europe[9]. Alors !!!, enregistré en avec John Surman, est un des premiers disques à libérer le jazz européen des canons nord-américains, mêlant les musiques contemporaines européennes et le free jazz. On y entend l'influence des Chicagoans de l'AACM ou d'Anthony Braxton[10].

En 1971, il crée le Michel Portal Unit qui accueille les musiciens européens et américains privilégiant l'improvisation libre[11].

Parmi les enregistrements de cette époque figurent son Live à Châteauvallon (1976) et Arrivederci Le Chouartse (1980)[9], enregistré en concert à Lausanne, et qui paraît en 1990. Portal y joue en trio avec Léon Francioli (contrebasse) et Pierre Favre (batterie), deux compagnons de son concert à Châteauvallon de 1972[12].

En 1995, il crée Portal, un concerto pour clarinette de Franco Donatoni[6].

En 1997, il s'isole pendant quinze jours en compagnie de jeunes musiciens pour travailler en profondeur le célèbre concerto pour clarinette de Mozart[13]. Cette expérience donne Le concerto de Mozart, un film de Jean-Louis Comolli et Francis Marmande dans lequel Portal redonne un sens à chaque note et s'interroge sur chaque mesure[14].

Michel Portal au saxophone soprano lors du Paris Jazz Festival en 2004.

En 2005, il reçoit le prix In Honorem pour l'ensemble de sa carrière de l’académie Charles-Cros, à l’occasion de la parution de Génération de Jean-Louis Agobet avec l’orchestre philharmonique de Strasbourg dirigé par François-Xavier Roth[15].

En 2006, il crée le double concerto de Wolfgang Rihm[6]. Baïlador, produit et arrangé par Bojan Z, est publié en 2010.

En 2016 paraît Radar: Live at Theater Gütersloh, enregistré en concert en duo avec Richie Beirach ; c'est la première fois que les musiciens jouent ensemble[11]. Ce duo est suivi de deux morceaux (Baïlador et Dolce issus de l'album Baïlador) joués avec le WDR Big Band, sur des arrangements de Florian Ross. Le disque se termine avec une interview de Portal, où il illustre ses propos au piano[16].

En , à l’occasion des 85 ans de son leader, le Michel Portal Quintet (Bojan Z, Bruno Chevillon, Lander Gyselinck et Samuel Blaser) joue en concert au Grand Théâtre d'Amiens[17]. Avec Bojan Z, il est l'invité de l'émission Boomerang, sur France Inter, le [18] ; il joue en direct de la clarinette et du bandonéon et présente son album MP85 paru chez Label Bleu en .

Entre 2021 et 2023, il accepte d'être le personnage principal de Quelques notes sur la liberté de Benjamin Delattre, un film au cœur du processus créateur du compositeur et de l'improvisateur, présenté pour sa première mondiale au festival Côté court de Pantin en [19],[20].

En paraît Le Souffle Portal, livre d'entretiens avec Franck Médioni[21].

Mort

Il meurt à l'âge de 90 ans le [22],[5] dans le 14e arrondissement de Paris[23]. Ses obsèques se tiennent le au crématorium du Père-Lachaise, où il est crématisé[24]. Ses cendres sont ensuite remises à la famille.

Décoration

Distinctions

Récompenses

Pour des musiques de film

Discographie

Michel Portal en , à l'issue d'une représentation au théâtre des Champs-Élysées.

Michel Portal a enregistré de nombreux albums, parmi lesquels :

Filmographie

Musiques

Michel Portal a écrit de la musique pour de très nombreux films et téléfilms.

Films

Hommage

Notes et références

Annexes

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