Francisque Vial

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
Nationalité
Francisque Vial
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Jeanne Vial (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Prix Bordin ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Francisque Vial, né le à Optevoz (département de l'Isère)[1], mort le à Paris (5e arrondissement)[2], est un enseignant et un haut fonctionnaire français.

Directeur de l'enseignement secondaire de 1924 à 1936, son œuvre est marquée par la réforme des programmes en 1925, la mise en application des lois instituant la gratuité (progressive) de l’enseignement secondaire (1927-28, puis 1930), la réglementation nouvelle de l'admission en sixième et l'élargissement des bourses[3].

Environnement familial et études

Francisque Jules Vial est issu d'une famille d'enseignants isérois.

Son père, Jules Jean Vial, né en 1845 à Pont-en-Royans (département de l'Isère)[4], mort en 1917 à Paris (16e arrondissement)[5], instituteur, devenu inspecteur de l'enseignement primaire de l'Ardèche puis du Rhône, est décoré de la Légion d'honneur en 1904[6]. De son union, en 1868 à Courtenay (département de l'Isère), avec Marie Eustache[7], naissent deux enfants :

  • Francisque Jules Vial
  • Jeanne Juliette Vial, née en 1875 à Rives (département de l'Isère)[8], morte en 1914 à Paris (16e arrondissement)[9], mère de l'homme politique et résistant Pierre Brossolette[10].

Carrière

En 1889, Francisque Vial s'engage par devancement d'appel et effectue son service militaire au sein du 121e régiment d'infanterie[11].

En 1889, Francisque Vial est reçu, le troisième, à l’École normale supérieure. En 1893, il est reçu, le deuxième sur vingt-trois, à l'agrégation de lettres[12].

En 1893, Francisque Vial est professeur de rhétorique au Prytanée national militaire de La Flèche (département de la Sarthe). En 1895, il est nommé au lycée de Reims. En 1899, il est nommé au lycée Lakanal à Sceaux (département des Hauts-de-Seine)[13], où il est l'enseignant d'Alain-Fournier, de Jean Giraudoux ou encore de Jacques Rivière[14],[15].

Durant la Grande Guerre, Francisque Vial est mobilisé, à nouveau au sein du 121e régiment d'infanterie. Il est élevé au grade de lieutenant en 1917, décoré de la croix de guerre et cité à l'ordre du jour du régiment à plusieurs reprises. En 1917, il devient chef de cabinet au ministère de l'Instruction publique dirigé par Daniel Vincent. En 1918, il publie Territoriaux de France aux éditions Berger-Levrault.

En 1919, il est inspecteur général de l'instruction publique, directeur de l'enseignement secondaire au ministère de l'instruction publique à dater du . Il restera directeur de l'enseignement secondaire jusqu'au , date de sa retraite. Durant ces douze années, vingt et un ministres de l'instruction publique d'abord, puis à compter de 1934 de l'éducation nationale, se succéderont à la tête du ministère. Parmi eux Édouard Daladier, Édouard Herriot (dont Francisque Vial est l'ami), Camille Chautemps et enfin Jean Zay. Il est nommé conseiller d’État en service extraordinaire le . Après sa retraite, il est chargé en 1938 d'une mission d'inspection en Indochine, dont il ramènera Le Problème humain de l'Indochine, publié chez Delagrave en 1939. En 1939, le ministre de l'éducation nationale, Yvon Delbos, lui confie le soin d'organiser l'enseignement par correspondance et par radio à l'usage des étudiants évacués.

Il est démobilisé le . Il écrira la guerre terminée Territoriaux de France (Berger-Levrault 1918).

Distinctions

Publications

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI