Franz Sigel
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Franz Peter Sigel (né le à Sinsheim - mort le à New York) était un officier germano-américain, originaire du grand-duché de Bade. Après avoir pris part à la révolution allemande de 1848/49, il s'exila aux États-Unis d'Amérique, où il s'illustra dans les rangs nordistes lors de la guerre de Sécession.
Fils d'un fonctionnaire du grand-duché de Bade, Franz Peter Sigel est né à Sinsheim en 1824. Après avoir commencé ses études au Gymnasium de Bruchsal, il entra à l'école militaire de Carlsruhe. Lors d'un service à Mannheim, il rencontra les hommes politiques "radicaux" Friedrich Hecker et Gustav Struve.
Sous l'influence de ces derniers, et à la suite d'un duel, il quitta l'armée badoise en 1847 pour entreprendre des études de droit à Heidelberg. Au début de la révolution de Mars 1848, il organisa des corps-francs à Mannheim et dans l'arrondissement de Constance.
Malgré de sérieux doutes quant à l'organisation militaire d'un mouvement dont il était le seul officier (avec le grade de colonel), il se joignit à Hecker et Struve lors de leur insurrection républicaine (13-). Celle-ci devait les mener de Constance à Carlsruhe et leur permettre de rallier en chemin un nombre d'hommes suffisant pour chasser le grand-duc et imposer la République allemande.
Parti de Constance le , les troupes de Sigel suivirent un chemin parallèle à celles d'Hecker, le point de ralliement étant prévu à proximité des rives du Rhin. Hecker et ses hommes furent cependant mis en déroute par l'armée de la Confédération germanique à Kandern, le , sans avoir pu opérer leur jonction avec les troupes de Sigel. Ce dernier rassembla alors les hommes restants et se porta au secours d'insurgés assiégés dans Fribourg-en-Brisgau. Arrivé avec 4000 hommes devant les portes de la ville, Sigel fut vaincu les 23 et .
Réfugié en Suisse après ce premier échec, il prit part à la seconde phase de la révolution badoise, en 1849. Celle-ci avait remplacé le Grand-duc par une République, dirigée par Lorenz Brentano, dont Sigel devint le ministre de la Guerre. Il était également le général commandant-en-chef des armées badoises, mais, blessé lors d'une escarmouche, il dut céder sa place au franco-polonais Ludwik Mierosławski.
La République ayant été écrasée par l'armée prussienne du prince Guillaume (bataille de Waghäusel, , et prise de Rastatt le ), Sigel dut chercher refuge en Suisse puis en Angleterre.