François, portrait d'un absent

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PaysFrance
GenreRécit
ÉditeurGallimard
François, portrait d'un absent
Auteur Michaël Ferrier
Pays France
Genre Récit
Éditeur Gallimard
Collection L'Infini
Date de parution
Nombre de pages 256
ISBN 9782072801426

François, portrait d'un absent est un récit de Michaël Ferrier paru le aux éditions Gallimard et ayant reçu le prix Décembre la même année.

« Dès la parution en 2018 de François, portrait d’un absent, la critique – la presse comme la radio – a été sensible à l’originalité de ce livre consacré à un ami cher, tôt disparu, le cinéaste et homme de radio François Christophe, emporté par une vague, avec sa fille Bahia. » (Yann Mevel, « François, portrait d’un absent : livre de deuil, livre solaire », dans le livre Michaël Ferrier, un écrivain du corail, Paris, Éditions Honoré Champion, 2021). Dans le journal Le Soir, Pierre Maury qualifie François, portrait d’un absent de « livre de deuil à l’enthousiasme contagieux », précisant d’emblée la double nature paradoxale du livre, à la fois livre de deuil et livre de vie[1]. Sélectionné pour le Prix Renaudot et le Prix Wepler, finaliste du Prix Femina, le livre reçoit finalement le prix Décembre le [2].

Résumé

Au milieu de la nuit, un téléphone sonne à Tokyo : une « voix blanche » annonce au narrateur la mort d’un ami, François Christophe, cinéaste et réalisateur de radio et de sa petite fille, Bahia, tous deux emportés par une vague, dans la mer qui borde l'île de la Graciosa (île), au large des Canaries.

Le livre commence alors une remontée dans le temps pour conter l’amitié entre François et le narrateur, depuis les années d’études au Lycée Lakanal, la découverte du cinéma et de la musique, les années dans le Quartier de Belleville, Rue de Sambre-et-Meuse, la découverte du Japon. En suivant le parcours de François, notamment aux côtés de Mehdi Charef ou d’Alain Cavalier, son premier film consacré à un sans-abri, Thierry, portrait d’un absent (dont le livre reprend le titre), puis son passage à France Culture, où il réalise l’adaptation radiophonique de Millénium (série littéraire) et du roman de Victor Hugo Les Misérables, le livre donne à voir « le portrait d’une jeunesse sacrée, d’un courant d’air, d’un cinéaste, d’un mélomane, d’un homme de radio – les pages consacrées à la radio et à ceux qui l’inventent dans les studios de France Culture sont splendides –, d’un ami retrouvé. »[3].

Après une ultime réflexion sur les Carrières de Montmartre, évocation historique et philosophique à la fois des crevasses et des abîmes qui servirent à la construction de la ville de Paris et à la fondation de la paléontologie Notre vie est construite sur des galeries chaotiques »), le livre se ferme comme il s’était ouvert, sur une évocation poétique de la couleur blanche (« Il y a toutes sortes de blancs »), couleur du deuil (« Au Japon, le blanc fut longtemps la couleur du deuil. (…) Jusqu'au XVIe siècle, les reines de France elles aussi portaient le deuil en blanc… »), de la littérature (« sur la pierre blanche de la page ») et de l’amitié.

Réception critique

Éditions

Notes et références

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