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François-Pierre-Marie-Anne Paigis

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

François-Pierre-Marie-Anne Paigis (, Azé - , Château-Gontier) est un homme politique et médecin français.

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Faits en bref Député français, Naissance ...
François-Pierre-Marie-Anne Paigis
Fonction
Député français
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Biographie

Origine

Il est le fils de François Paigis, marchand tanneur, et de Marie Didier.

  • François Paigis, marchand tanneur, époux de Marie Didier
    • François-Pierre-Marie-Anne Paigis, célibataire
    • Félicité Paigis, épouse d'Alexandre François Gaultier
      • Alexandre-Félix Gaultier
      • Lydie Gaultier, épouse de Victor Lefebvre de la Fautrardière

Médecin

Il fait probablement ses études médicales à Angers : il est médecin à gennes en 1789. Il est initié vers 1788-1789[1] à la franc-maçonnerie dans la loge maçonnique L'Union à l'Orient de Laval, dont il est maître[2] en 1789[1].

Il se montre partisan des idées nouvelles de la Révolution française et est envoyé à l'Assemblée électorale qui se tient à Laval du au , pour nommer les administrateurs du nouveau département de la Mayenne.

Homme politique

Le , Paigis est élu par 242 voix, avec Pierre-Jean Sourdille de la Valette, membre du Conseil général du département pour le district de Château-Gontier. Il assiste à la session de juillet du Conseil départemental, avec les trente-cinq autres membres, réunis à l'église des Cordeliers de Laval pour désigner les membres du Directoire de la Mayenne. A la session de novembre, il siège de nouveau parmi les administrateurs du département, et, le 4 du même mois, est affecté au Comité d'aliénation des biens nationaux formé au sein de cette assemblée.

Député

En 1791, il est du nombre des électeurs à l'Assemblée législative, et remplace aux Élections législatives de 1791, comme député de l'arrondissement de Château-Gontier, son confrère Louis-François Allard le [3].

Paigis se rend à Paris et prend domicile rue des Grands-Augustins. Homme à système[4], comme législateur, Paigis est un excellent physiologiste[5].

Le , François-Pierre-Marie-Anne Paigisest validé avec les autres députés mayennais[6]. Le , il prête le serment constitutionnel. Le et le , il fut nommé membre du Comité d'examen des comptes[7] et réélu à la même fonction le .

En 1792, il est victime d'une mésaventure : en qualité de membre du Comité des rapports et pétitions, il avait été chargé d'un rapport sur l'interdiction d'un administrateur de l'Ain[8]. Il ne monte à la tribune qu'une seule fois, le , pour déclarer qu'on lui avait volé la minute du rapport. Le même jour, sur sa motion sans doute, l'Assemblée décide de l'entendre sur le champ au sujet de quatre détenus de Château-Gontier.

François-Pierre-Marie-Anne Paigis siège parmi les modérés constitutionnels, et se fait inscrire à la Société des amis de la Constitution ou Club des Feuillants où il retrouve son compatriote et collègue Richard de Villiers.

Non présenté aux Élections législatives de 1792 dans la Mayenne en raison de son vote en faveur de Gilbert du Motier de La Fayette[9], pour la Convention nationale, il est écarté de la Convention, et reprit sa profession à Gennes, devient membre du conseil d'arrondissement de Château-Gontier en l'an XII, et resta en fonction jusqu'en 1840[1].

Retour en Mayenne

Il semble avoir délaissé la médecine dès 1804, est maire de Gennes de 1808 à 1814, et de 1830 à 1835[1].

Il n'a pas renoncé à toute ambition politique ; désigné par arrêt consulaire au mois de prairial an VIII, il représente le canton de Bierné au conseil d'arrondissement, dont il préside la première réunion, le 15 messidor an VIII. Il est membre du collège électoral du département pour l'arrondissement de Château-Gontier, mais est considéré comme un jacobin par le pouvoir impérial.

Lors de la Restauration, il recueille le , une voix pour la députation, et est nommé, le , scrutateur de l'Assemblée électorale, mais le personnel administratif le regarde comme un révolutionnaire dangereux. Il est dénoncé comme tel en 1823. En , le sous-préfet de Château-Gontier, Guillaume-François d'Ozouville, demande sa destitution, dénoncé comme un révolutionnaire redoutable[1]. Le nombre de voix qu'il réunit aux sessions suivantes du collège électoral ne peut l'en faire nommer scrutateur. Malgré cette situation, il conserve sa place de conseiller d'arrondissement jusqu'en 1839[10].

Il est nomme Chevalier de la Légion d'Honneur en septembre 1830[11]. Il se retire à Château-Gontier pour la fin de ses jours. Il fait partie du cercle de la ville[12], avec les notaires, les médecins retraités et le président du tribunal. Il meurt à Château-Gontier le .

Bibliographie

  • Émile Queruau-Lamerie, Les Députés de la Mayenne à l'Assemblée législative. Mayenne, 1884.
  • Miquel Dalton, Les Médecins à l'Assemblée législative (Chronique médicale, ).
  • Moniteur, réimpression, t. XI, p. 380 ;
  • Paul Delaunay, Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne, t. XIX, p. 161-167.

Notes et références

Sources partielles

Liens externes

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