François-Xavier Dutour
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| Nom complet | Alexandre Anatole François Xavier Dutour |
|---|---|
| Naissance |
Moissat (France) |
| Décès |
Lezoux (France) |
| Taille | 1,75 m (5′ 9″) |
| Poste (XV) | Arrière, centre, demi de mêlée |
| Période | Équipe | |
|---|---|---|
| Iris |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| 1907-1913 1912 1913-1914 |
Stade toulousain FC Moulins AS Michelin |
1+ (0+)[1] |
| Période | Équipe | M (Pts)b |
|---|---|---|
| 1911-1913 | 6 (2)[2] |
| Période | Équipe | |
|---|---|---|
| 1911 | FC Moulins |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
François-Xavier Dutour, né le à Moissat (France) et mort le à Lezoux (France), est un joueur international français de rugby à XV évoluant principalement au poste d'arrière au Stade toulousain, au FC Moulins et à l'AS Michelin durant sa carrière.
Premier auvergnat sélectionné en équipe de France, il est finaliste du Championnat de France en 1909 avant de remporter le premier bouclier de Brennus du Stade toulousain en 1912.
Jeunesse et formation
François-Xavier Dutour naît le à Moissat dans le département français du Puy-de-Dôme[3],[4],[5]. Son père est instituteur dans cette commune[6].
Commençant la pratique du rugby à XV au sein de l'équipe de l'association sportive de l'« Iris » du lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand[5],[7], où il est élève en compagnie d'Octave Léry[3],[6], il est ensuite à l'initiative de la création du Club amical sportif clermontois (futur Stade clermontois)[8].
Effectuant des études de vétérinaire[4], il quitte l'Auvergne pour rejoindre l'École vétérinaire de Toulouse[9],[3],[5]. Dans sa nouvelle ville, il rejoint le Véto-sport toulousain, le club des étudiants[5].
Carrière sportive
Dès la création du Stade toulousain, en à la suite de la fusion du Stade olympien des étudiants de Toulouse (SOET) et du Véto-sport toulousain, François-Xavier Dutour fait partie du club en compagnie d'Octave Léry[9].
En 1909, il est finaliste du Championnat de France avec son club mais ils s'inclinent 17 à 0 contre le Stade bordelais[10]. Durant ce match, il est titulaire au poste de demi de mêlée[4].
Le , il connaît sa première cape en équipe de France, étant à ce titre le premier Auvergnat international français, contre l'Angleterre à Twickenham dans le cadre du Tournoi des Cinq Nations. Lors de ce premier match, il se blesse en première mi-temps et est obligé de sortir du terrain[5]. Conjugué aux blessures de ses coéquipiers Guillaume Laterrade et Georges Peyroutou, l'équipe de France encaisse 29 points en deuxième période et s'incline largement 37 à 0[7]. Remis de sa blessure, il dispute le match contre l'Irlande, où il inscrit une transformation[7].

Lors de la saison 1911-1912, il dispute trois nouveaux matchs internationaux, contre l'Écosse, le pays de Galles et l'Angleterre lors du Tournoi des Cinq Nations 1912[7],[6],[2]. Durant cette période, il effectue son service militaire à Moulins[11], dans l'Allier, et est joueur-entraîneur au sein du FC Moulins[6],[5],[12]. Devenu le buteur attitré de son club du Stade toulousain[4], en fin de saison, il remporte le Championnat de France en battant 8 à 6 le Racing CF en finale[7],[10],[5]. Durant la rencontre, où il est titulaire à l'arrière, il inscrit la transformation de l'essai d'Alfred Mayssonnié. Le Stade toulousain, surnommé « la Vierge rouge », remporte son premier bouclier de Brennus et est invaincu durant l'intégralité de la saison[10],[5].
En 1913, il dispute son dernier match international[7], à nouveau contre l'Écosse dans le Tournoi des Cinq Nations[6],[2].
À partir de la saison 1913-1914, il effectue son retour en Auvergne, voulant retrouver ses racines[13], et rejoint le club de l'AS Michelin[14]. De ce fait, il est le premier international recruté par le club montferrandais[15],[5]. En parallèle, il occupe la profession de vétérinaire à Lezoux, où il est également édile[3].
Participation à la Première Guerre mondiale, vie à Lezoux et fin de vie
Cependant, en , l'Allemagne déclare la guerre à la France et le Championnat de France est donc interrompu, mettant un terme à son parcours sportif[14],[5]. Pendant la guerre, François-Xavier Dutour est envoyé au 16e régiment d'infanterie à Montluçon au sein du service vétérinaire de la division « Passaga » où il sert pendant trois ans[5]. De plus, il est également vétérinaire aide-major au sein de la 40e division d'infanterie[3]. Pendant cette période, il revient en Auvergne lorsqu'il est en permission, afin d'arbitrer des matchs entre jeunes en attente d'incorporation. Lorsque s'achève la guerre, devenu capitaine, il est décoré de la Croix de guerre et récompensé de trois citations[5].
Durant la guerre, l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) organise un match de rugby, le , entre une équipe de soldats français composée d'internationaux d'avant-guerre, engagés sur le front, et une équipe néo-zélandaise composée pareillement d'internationaux néo-zélandais qui combattent sur les champs de bataille de la Somme. François-Xavier Dutour est annoncé dans l'équipe française mais il ne dispute finalement pas ce match perdu largement 40 à 0[16],[17].
À l'issue du conflit mondial, il retrouve sa profession de vétérinaire à Lezoux, où il est également conseiller municipal puis adjoint entre 1919 et 1965[5]. En , il participe à un match entre vétérans bordelais et toulousains[18].
François-Xavier Dutour meurt le , dans son département de naissance, à Lezoux[3].
Statistiques en équipe nationale
François-Xavier Dutour compte six capes, toutes en tant que titulaire, en équipe de France du contre l'Angleterre au contre l'Écosse. Il inscrit une transformation, deux points[2].
| Année | Compétition | Matchs | Points | Essais | Pén. | Tr. | Drops |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1911 | Tournoi des Cinq Nations | 2 | 2 | - | - | 1 | - |
| 1912 | Tournoi des Cinq Nations | 3 | - | - | - | - | - |
| 1913 | Tournoi des Cinq Nations | 1 | - | - | - | - | - |
| Total | 6 | 2 | 0 | 0 | 1 | 0 | |