François Commeinhes

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

François Commeinhes, né le à Sète (Hérault), est un homme politique français.

Élection18 mars 2001
PrédécesseurFrançois Liberti
SuccesseurBlandine Authié (intérim)

Hervé Marquès

Faits en bref Fonctions, Maire de Sète ...
François Commeinhes
Illustration.
Fonctions
Maire de Sète

(24 ans, 1 mois et 7 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
28 juin 2020
Prédécesseur François Liberti
Successeur Blandine Authié (intérim)

Hervé Marquès

Président de Sète Agglopôle Méditerranée

(11 ans)
Élection 30 avril 2014
Réélection 9 juillet 2020
Prédécesseur Pierre Bouldoire
Successeur Jean-Guy Majourel (intérim)

Loïc Linares

Sénateur français

(2 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 28 septembre 2014
Circonscription Hérault
Groupe politique UMP (2014-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Raymond Couderc
Successeur Marie-Thérèse Bruguière
Conseiller général de l'Hérault

(6 ans, 8 mois et 1 jour)
Circonscription Canton de Sète-1
Prédécesseur Francis Crouzet
Successeur Pierrette Roucoulet
Biographie
Date de naissance (76 ans)
Lieu de naissance Sète (Hérault)
Nationalité Française
Parti politique DVD
Diplômé de Université Montpellier-I
Profession Médecin gynécologue

Image illustrative de l’article François Commeinhes
Maires de Sète
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Gynécologue de profession, il est propriétaire et président-directeur général de la polyclinique Sainte Thérèse à Sète. Maire divers droite de la ville de Sète de jusqu'à sa démission en , il a aussi été sénateur LR de l'Hérault de 2014 à 2017.

Il est condamné pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics en 2021 et pour détournement de fonds publics, à cinq ans d'inéligibilité. Il démissionne de ses mandats lorsque cette condamnation est devenue définitive en 2025.

Biographie

François Commeinhes naît le [1] à Sète (Hérault)[réf. souhaitée].

Il est médecin gynécologue de profession, propriétaire[2] et président-directeur général de la polyclinique privée Sainte-Thérèse située quai Mas-Coulet, à Sète. Il dirige également plusieurs sociétés de gestion et d’investissement immobiliers[2].

Parcours politique

François Commeinhes est élu maire de Sète lors des élections municipales de mars 2001[3], il succède au maire communiste François Liberti.

En 2002, il se présente aux élections législatives sur la 7e circonscription sous l'étiquette Union pour la majorité présidentielle (UMP). Il arrive en tête au soir du premier tour, mais la triangulaire avec les candidats d'union de la gauche, François Liberti (PCF) et d'extrême-droite Jean-Claude Martinez (FN) tourne en sa défaveur[4],[5]. C'est finalement François Liberti qui est élu député pour la deuxième fois consécutive[6].

Fin 2002, il fonde la Communauté d'agglomération du Bassin de Thau et en devient le président en [7]. En 2005, il prend la tête du Syndicat mixte du bassin de Thau à sa création[8].

François Commeinhes se présente aux élections législatives de 2007 et 2012 comme suppléant du candidat de l'UMP et maire d'Agde Gilles d'Ettore, élu député le puis battu par Sébastien Denaja le [9],[10],[11],[12].

Il est candidat pour un second mandat aux élections municipales de 2008 et candidat pour les élections cantonales sur le canton de Sète-1. Il est reconduit dans ses fonctions à la tête de la ville le avec 52,93 % des suffrages face à François Liberti (Union de la Gauche) avec 47,07 %[13]. Sur le 1er canton, François Commeinhes est élu avec plus de 55,5 % face à André Lubrano (Union de la gauche) pour le Conseil général de l'Hérault[14].

Candidat à sa propre succession lors des élections municipales de 2014, François Commeinhes est élu le avec un score de 48 % dans une triangulaire l'opposant à une liste conduite par François Liberti, née de la fusion de diverses listes d'opposition municipale (Front de Gauche-PS-EELV-Divers) qui a recueilli 40 %, et la liste du Front National, conduite par Marie-Christine Aubert, qui a recueilli 12 %[15],[16].

En , il est élu par le conseil communautaire président de Thau Agglo par 55 % des voix face au sortant et maire de Frontignan Pierre Bouldoire recueillant 45 %[17]. Deux élus se sont abstenus. François Commeinhes avait précédemment occupé le poste de sa création en 2003, jusqu'en 2008 où il avait cédé sa place à Pierre Bouldoire[17]. Il est également réélu à la présidence du Syndicat mixte du bassin de Thau[8].

Le , à la suite du renouvellement de la moitié du Sénat, François Commeinhes est élu sénateur UMP de l'Hérault[18]. Par conséquent, il abandonne son mandat de conseiller général de l'Hérault qu'il occupait depuis afin de respecter la loi de non-cumul des mandats.

En , il laisse sa place de président du Syndicat mixte du bassin de Thau à Yves Michel, maire de Marseillan, mais est malgré tout élu vice-président[19].

Le , il décide de se mettre en retrait du parti Les Républicains[20].

Le , il quitte le Sénat[21] et Marie-Thérèse Bruguière, qui le suivait sur la liste en 2014, le remplace.

Le , il est réélu avec 47 % des voix pour un quatrième mandat à la mairie de Sète[22]. En , il est réélu à la tête de Sète Agglopôle Méditerranée[23].

Le , il est condamné à 10 mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 8 000 euros pour des faits d’atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics commis du au . Il est reconnu coupable d'avoir favorisé des proches ou connaissances dans le cadre d’attribution de marchés publics relatifs à des concessions de plage[24],[25].

François Commeinhes est également condamné pour détournement de fonds publics pour avoir versé des primes de plusieurs dizaines de milliers d'euros sans justifications[2]. Entre 2016 et 2019, il a ainsi versé 99 000 euros à Patrick Millet, l'ancien directeur général des services de la ville, et 37 000 euros à un autre responsable[26],[27].

En première instance, le tribunal de Montpellier décide le d'abandonner les charges retenues contre François Commeinhes par le procureur de la République, au bénéfice du doute. François Commeinhes et Patrick Millet sont donc relaxés[28]. En , le parquet de Montpellier décide de faire appel de la relaxe du maire de Sète[29]. Le , la Cour d'appel de Montpellier rend un arrêt infirmant la relaxe prononcée en en première instance[30]. Ce dernier est ainsi reconnu coupable de détournement de fonds publics[31]. Il est condamné à cinq ans d'inéligibilité et d’interdiction d’exercer la fonction de maire, à 15 000 euros d’amende et à un an de prison avec sursis[32]. Le pourvoi en cassation est rejeté le et sa condamnation à cinq ans d'inéligibilité avec interdiction d'exercer la fonction de maire, à 15 000 euros et à un an de prison avec sursis est confirmée. Dans la foulée du délibéré, il annonce démissionner de son poste de maire de Sète et de la présidence de Sète Agglopôle Méditerranée[33]. Hervé Marquès, jusqu'alors adjoint aux Sports, lui succède[34].

Fêtes de la Saint-Louis 2010 : Pierre Nocca reçu à la mairie de Sète par François Commeinhes, passe sous la haie d'honneur des jouteurs.

Détail des mandats

Notes et références

Voir aussi

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