François Quelvée
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| Nom de naissance |
François Albert Ernest Quelvée |
| Pseudonyme |
Quelvee, François Albert |
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| Formation |
Académie Ranson, Paris |
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| Maître | |
| Distinction |
François Albert Ernest Quelvée(né le à Évreux et mort le à Saint-Germain-en-Laye) est un peintre, graveur, lithographe, illustrateur et décorateur de théâtre français[2].
Il signait François-Quelvée.
Élève à l'Académie Ranson de Maurice Denis dont il fréquente l'atelier d'art sacré, il reçoit de son maître, après avoir rempli une fonction dans les travaux publics, « le sens de vastes compositions »[3].
D'abord influencé, restitue cependant Germain Bazin, par Paul Gauguin dont il a visité l'exposition-rétrospective dans le cadre du Salon d'Automne de 1903[4], c'est essentiellement un peintre de genre, de nus, de bouquets ainsi que des paysages d'Afrique du Nord, « un lyrique, souvent tenté par les fastes de l'Orient, confirme Gérald Schurr ; ses couleurs fondues, des verts acides, de tendres incarnats, des bleus sombres, conviennent fort bien à ses fleurs disposées dans un savant désordre »[5].
Il expose au Salon d'automne après 1919, au Salon des indépendants à partir de 1921, au Salon des Tuileries à partir de 1923, et prend part à plusieurs expositions à l'étranger (notamment au Palais des Beaux-Arts de Mexico en ).
Il est en 1921-1923 professeur à l'Académie Ranson où il demeure en proche contact avec Maurice Denis, mais aussi avec Paul Sérusier, puis un voyage en Italie en 1923 lui permet l'approche de l'œuvre du Tintoret qui va l'inciter à rechercher « une peinture sombre, dramatique », avant qu'à l'encontre un voyage en Tunisie en 1925 ne l'oriente vers « une palette plus claire et moins chargée »[6].
En 1928, il réalise les décors et costumes de « Mârouf, savetier du Caire », opéra-comique en cinq actes d'Henri Rabaud, livret de Joseph-Charles Mardrus, qui connut un succès durable à l'Opéra Comique et à travers le monde dès sa création en 1914. Pour l'Opéra de Paris, en 1929, il réalise les décors et costumes de « Créatures de Prométhée », chorégraphie de Serge Lifar, sur une musique de Beethoven[7].
Il était professeur à l'école des arts décoratifs. Gaëtan de Rosnay travaille avec lui dans les années 1940.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (1932).
Œuvre
Quelques-unes de ses œuvres
- Terrasse de café à Sfax, huile sur carton 36 cm × 52 cm.
- Le Pecq, bord de Seine au printemps (1958 ?), huile sur toile. 50 cm × 61 cm.
- Femme de harem tunisien, huile, signée. 38 cm × 46 cm.
- La Pêche miraculeuse, huile sur toile, signée en bas à gauche. 46 cm × 65 cm.
- Modèle devant la fenêtre, huile sur toile, signée en bas à gauche. 46 cm × 65 cm.
- Nature morte aux figues et aux raisins, huile sur toile, signée en bas à gauche. 49,5 cm × 60 cm.
- Nu à la toilette, huile sur toile, signée en bas à droite. 32 cm × 37,5 cm.
- Entablement aux oursins, huile sur toile, signée en bas à droite. 38 cm × 46 cm.
- Bord de rivière, huile sur toile, signée en bas à droite. 33 cm × 41,5 cm.
- 1920 : Scène de rue à Venise, aquarelle signée et datée. 34 cm × 27 cm`.
- 1922 : L'Idylle du marin, huile sur toile signée et datée en bas à droite. 28 cm × 46 cm.
- 1923 : L'Annonciation de Cargèse, huile sur carton signée en bas à droite, 35 cm × 46 cm[8].
- 1924 : À l’opéra, aquarelle, signée en bas à droite et datée. 43 cm × 52 cm.
- 1925 : Salomé dansant, aquarelle. 52 cm × 41 cm.
- 1925 : Etude pour David dansant devant l'arche, aquarelle, signée en bas à droite. Titrée en bas à gauche. 54,5 cm × 42 cm.
- 1926.: Saint Sébastien, huile sur toile signée en bas à droite. 169 cm x 90 cm. Salon des Tuileries, 1926.
- 1933 : Jeunes filles et marins sur le port, huile sur toile. 33 cm × 41 cm.
- 1939 : Paysage du midi, huile sur toile, signée et datée. 54 cm × 65 cm.
- 1940 : Deux grandes toiles décorant l'amphithéâtre de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix (environ 3,50 x 2,50 m).
- vers 1940 : Portrait de Madame de R., huile sur toile, signé et dédicacé en bas à gauche. 54 cm × 45 cm.
- 1942 : Le Retour des chèvres, 60 cm x 48 cm.
- 1944 : Nu rose et or, toile absorbante, 33,2 cm x 40,8 cm, musée des beaux-arts de Brest[9].
- 1945 : Femme sortant du bain, huile sur panneau, signée en bas à droite. 26,5 cm × 21,5 cm.
- 1948 : Promenade à Cannes, huile sur carton, signée en bas à gauche. 32,7 cm × 41 cm.
- 1948 : Le Chemin, huile sur carton, signée en bas à gauche. 46 cm x 55 cm.
- 1954 : Hérodiade, huile sur toile, 37,8 cm x 45,9 cm, musée des beaux-arts de Brest[9].
Ouvrages illustrés
- Anatole France, Le Lys rouge, éditions d'art Gaston Boutitié, Paris, 1922.
- Gabriel Mourey, Fêtes foraines, Ed. André Delpeuch, 1927. Première édition illustrée de 72 dessins.
- Collection Drogues et peintures. Album d'art contemporain, no 22, Laboratoires Chantereau, 1928. Contient son portrait.
- François Mauriac, Dramaturges, portrait de l'auteur par François Quelvée en frontispice, 175 exemplaires numérotés, collection « Les cahiers d'Occident », Librairie de France, Paris, 1928.
- Raoul de Navery, La tragique épopée de Luiz de Camoëns, poète et gentilhomme portugais aux Grandes Indes, collection « La joie des enfants », éditions Paul Duval, Paris, 1928.
- Alphonse Daudet, L'Évangéliste, roman parisien, Librairie de France, 1929.
- Paul Claudel, L'Annonce faite à Marie, lithographie de François Quelvée en frontispice, 125 exemplaires numérotés, Gallimard, 1929.
- Attribué à Ernest Feydeau, Mémoires d'une jeune fille de bonne famille, éditions Jean Crès, Paris, 1936.
- Georges Duhamel, Twinka, aquarelles originales gravées par Émile Boizot, Chez Jean Crès, 1945.
- Léandre Vaillat, Le Collier de jasmin, aux éditions de l'Artisan, Paris, 1946. Illustrations en couleurs hors texte.
Collections publiques non citées ci-dessus
Brésil
États-Unis
France
- Musée des Beaux-Arts de Calais, La cueillette de pommes, huile sur carton 35,2x24,5cm.
- Musée d'Évreux[3].
- Musée de Grenoble, Les porteuses d'eau à Cargèse (Corse), huile sur toile 130x97cm, 1933[10].
- Musée d'Art moderne André-Malraux, Le Havre, Rébecca[3].
- Musée d'Arts de Nantes[6].
- Fonds d'art contemporain - Paris Collections, Paris :
- Musée d'art moderne de la ville de Paris :
- Mobilier national, Paris, vase en porcelaine de Sèvres 46x23cm, décor peint par François Quelvée, 1934[15].
- Musée des beaux-arts de la ville de Paris (Petit Palais) :
- Le travail - Le repos, esquisse pour la fresque murale du préau de l'école des filles, 65-67, avenue Simon-Bolivar, 19e arrondissement de Paris, 56x164cm, 1933[16],[17] ;
- Les sports, la danse, la musique, les jeux, esquisse pour le préau de la même école, huile sur toile 57x175cm, 1934[18].
- Musée national d'art moderne, Paris, sept œuvres[19] :
- Nu assis, craie et sanguine 47x55cm, 1920 ;
- Ulysse chez Calypso, huile sur toile 46x61cm, 1921 ;
- Nature morte aux aubergines, huile sur carton 38x55cm, 1922 ;
- Femmes d'Alger, aquarelle 34x26cm, 1924 ;
- Le jardin d'essai à Alger, huile sur toile 92x73cm, 1925 ;
- Nuit sur la Salute, huile sur toile 89x116cm, 1943 ;
- Néréides, huile sur toile 130x97cm, 1946.
- Musée d'Orsay, Paris, Jardin d'acclimatation à Alger[3].
- Palais de la Porte-Dorée, Paris, diorama Tabac et dattier, 1931[20].
- Musée départemental Maurice-Denis, Saint-Germain-en-Laye :
- Soleil couchant sur le palais des Doges, huile sur toile 65x81cm, vers 1923[21] ;
- Ariane, huile sur toile 81x65cm, 1954[22].
- Musée de la coutellerie de Thiers, La chaude journée, huile sur toile 142x125cm, 1922 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[23].
Royaume Uni
- Victoria Art Gallery (en), Bath[24] :
- Paysage marocain, huile sur toile 81x60cm, 1922 ;
- Panorama méditerranéen, huile sur toile 44,8x54,8cm, 1923 ;
- Paysage avec figures, huile sur toile 83,8x129,6cm.
Suède
- Nationalmuseum, Stockholm, Le pont des Soupirs, aquarelle 42x32cm, 1926[25].
Collections privées
- Pierre Maurs[26].
Expositions
Expositions personnelles
- Galerie Druet, Paris, 1920, , , , , 1929, 1930[6].
- Galerie Marcel Bernheim, Paris, 1922[27].
- Galerie Berthe Weill, Paris, 1926.
- Galerie Carmine, Paris, 1927[6].
- Galerie de France, Paris, 1928[6].
- Galerie Drouant-David, Paris, [28].
- Galerie Depierre, Paris, [29].
Expositions collectives
- Peintres normands : hommage à la pomme - Othon Friesz, François Quelvée, Jacques Villon…, Galerie L.-C. Hodebert, 174, faubourg Saint-Honoré, Paris, 1929[30].
- La Comédie-Française, 1680-1980, exposition du tricentenaire, Bibliothèque nationale de France, avril-[31].
Réception critique
- « Une part importante de l'œuvre de ce peintre-illustrateur est consacrée au soleil et à l'Afrique du Nord : les raffinements décoratifs de cet artiste qui, fonctionnaire dans les Ponts et chaussées, commença assez tard à pratiquer la peinture (atelier de Maurice Denis), conviennent parfaitement, dans leur concert de tons rares et dans leur dessin sophistiqué, aux évocations des fastes de l'Orient. » - Gérald Schurr[32]
- « La mythologie l'inspira aussi… Il traita des thèmes plus familiers avec de nombreux nus et baigneuses, des portraits, des paysages de Paris, de Bretagne, de Venise, de beaux bouquets en désordre élaboré, privilégiant, dans tous les sujets, la composition et les riches harmonies colorées. » - Dictionnaire Bénézit[3]