Fritz Gurlitt
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Friedrich Louis Moritz Anton Gurlitt |
| Activité |
Marchand d'art |
| Père | |
| Fratrie |
Wilhelm Gurlitt (d) Cornelius Gurlitt Ludwig Gurlitt (d) |
| Conjoint |
Annarella Imhoff (1858-1935) |
| Enfants |
Friedrich Gurlitt, dit Fritz Gurlitt, né le à Vienne et mort le à Thonberg, (Leipzig), est un collectionneur et marchand d'art basé à Berlin. Il se spécialise dans l'art moderne, et notamment l'impressionnisme. À sa mort, son fils Wolfgang Gurlitt (en) (1888-1965) hérite de sa galerie.
Friedrich Louis Moritz Anton Gurlitt naît le à Vienne[1]. Son père, Louis Gurlitt (1812-1897), est peintre paysagiste. La famille Gurlitt compte parmi les mieux établies dans le monde de l'art germanophone au XIXe siècle, permettant à Fritz de s'y faire une place facilement[1]. Sa mère, Elisabeth née Lewald, est d'origine juive, ce qui aura des conséquences sur la famille Gurlitt au XXe siècle[2].
En 1880, Fritz fonde la « galerie Fritz Gurlitt » à Berlin, au 29 rue Behren (Behrenstraße), spécialisée en art contemporain[3],[4]. Le nom exact de son établissement fait débat dans l'historiographie : Galerie, Kunsthandlung (marchand d'art) ou Kunst-Salon (salon d'art). Il soutient alors des artistes comme Arnold Böcklin et Anselm Feuerbach[5]. En 1886, il est choisi pour organiser l'« Exposition du Jubilé », décrite comme « la première exposition internationale d'art à Berlin »[6]. De nombreux artistes doivent leur réputation à Gurlitt, parmi lesquels Wilhelm Leibl, Hans Thoma, Max Liebermann, Lesser Ury, Franz Skarbina et Clara Siewert (de)[6]. L'écrivain Theodor Fontane lui doit probablement son savoir sur Böcklin[6].Fritz Gurlitt meurt de la syphilis le [3],[6]. Sa galerie déménage alors rue Leipzig (Leipzigstraße)[7], mais continue à fonctionner comme auparavant, apparemment sous la direction de Carl Steinbart, un collectionneur d'art et banquier ami de Gurlitt[6]. En 1907, le fils aîné de Gurlitt, Wolfgang, âgé de 19 ans, reprend la galerie qui maintient sa spécialité en art contemporain. La galerie ferme durant la Seconde Guerre mondiale, en 1942.