Frontière entre le Bénin et le Niger
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| Frontière entre le Bénin et le Niger | |
Frontière entre le Bénin et le Niger, à Gaya. | |
| Caractéristiques | |
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| Délimite | |
| Longueur totale | 277 km |
| Historique | |
| Création | |
| modifier |
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La frontière entre le Bénin et le Niger sépare les deux pays depuis leur indépendance en 1960. Elle est créée par l'administration française lors de la période coloniale, durant laquelle elle séparait deux territoires de l'Afrique-Occidentale française, le Dahomey et le Niger. Elle fait l'objet d'un arrêt de la Cour internationale de Justice en 2005, fixant l'appartenance des îles du fleuve Niger.

La frontière a une longueur de 277 km[1]. Elle part du tripoint formé avec le Burkina-Faso, jusqu'à celui formé avec le Nigeria. Elle suit le cours du Mékrou puis celui du fleuve Niger. Elle traverse le parc transfrontalier du W.
Histoire
Période coloniale

La jonction entre le Dahomey et le Niger est une volonté du gouvernement français qui souhaite, à la fin du XIXe siècle, pouvoir avoir accès au golfe de Guinée depuis ses colonies du bassin du fleuve Niger. Pour cela, la France pénètre à l'intérieur du continent, depuis le sud en envoyant une mission au Borgou en 1894, pour obtenir la signature d'un traité avec le roi. La garantie d'accès au fleuve serait ainsi formalisée[2].
Les Britanniques qui cherchent à maîtriser le commerce sur le fleuve depuis leur colonie de Lagos, et alertés par la Royal Niger Company qui a une charte pour cela, s'y opposent en pénétrant, aussi, militairement le Borgou. Ils devancent les Français en signant un traité avec un représentant du roi. Mais les Français, de leur côté, obtiennent peu après une signature du roi de Nikki, qui, selon eux, est de fait le roi du Borgou[2].
Les deux puissances coloniales restent sur leurs revendications et commencent à implanter des établissements conjointement. Des incidents se produisent et Salisbury juge que l'enjeu n'est pas suffisant pour s'engager dans un conflit avec la France. Il lance donc des négociations qui aboutissent à un partage du Borgou, l'ouest étant attribué à la France. Il est formalisé par la convention franco-britannique du 14 juin 1898. La France a donc un accès au fleuve Niger pour sa colonie du Dahomey[2].
Depuis les indépendances
L'indépendance des deux pays en 1960 rend nécessaire de définir leur frontière commune et le principe retenu est de considérer, notamment, le Niger comme faisant partie du tracé[3].
Des conflits éclatent toutefois dès 1959 au sujet des îles situées dans le lit du fleuve, notamment de celle de Lété[4].
L'objet du litige fait tout d'abord l'objet d'un accord en 1994 sur le principe de constituer une commission mixte paritaire chargée de trouver une délimitation acceptée de part et d'autre. Les travaux de la commission n'ayant pas trouvé d'issue acceptée par les deux parties, celles-ci décident de saisir communément la Cour internationale de justice en 2001. Celle-ci rend sa décision dans un arrêt le [5]. La Cour attribue neuf îles au Bénin et seize au Niger, dont celle de Lété[3].
Un accord reprenant les termes de l'arrêt est signé le puis ratifié[6].
Le putsch du 26 juillet 2023 au Niger entraîne la fermeture de la frontière par le Bénin à la suite des sanctions prises par la CEDEAO. Leur levée en 2024 conduit le Bénin à sa réouverture, mais le Niger la maintient fermée pour des raisons de sécurité[7]. Le Niger reproche au Bénin d'offrir des bases à l'armée française et préfère utiliser le port de Lomé, via le Burkina Faso, plutôt que celui de Cotonou[8]. Les transporteurs ne peuvent plus utiliser le pont de Malanville et sont contraint de contourner la frontière par le Nigeria[9]. Le Bénin dément abriter des forces étrangères en 2025 mais le Niger maintient sa position[10], tout en permettant le traversée du fleuve par des moyens de navigation[11].


