Félix Leclerc de Pulligny

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Félix Leclerc de Pulligny, né le à Paris et mort le à Écos est l'auteur d'ouvrages d'archéologie et de botanique. Il est maire de Civières de 1860 à 1872 et maire d'Écos de 1874 à 1893.

Né le à Paris, il est le fils d'Augustin Leclerc, sous-chef de première classe à la direction générale de l'Enregistrement et des Domaines, né le à Condom dans le Gers et de Félicité Carlier[1].

La famille Leclerc est originaire du village de Broussey-en-Blois dans la Meuse où François Leclerc, marié à Claude Collisson était procureur fiscal vers 1700[2]. L’abbé Brisset écrit dans La famille Le Clerc de Villedieux-en-Beauce (1914) qu'il s’agissait alors d’une famille « obscure et sans fortune »[2]. Son fils, honorable homme Nicolas Leclerc, né le à Broussay-en-Blois et mort le à Villedieu-en-Beauce épousa le Villedieu-en-Beauce Renée Rivière et devient fermier général de la baronnie de Villedieu[2] (à la fin du XIXe siècle des ouvrages indiquaient que cette famille était issue du peintre Jean Leclerc, anobli en 1603 mais sans donner de preuves à cela ni de filiation)[3].

Félix Leclerc et son frère Victor Leclerc sont autorisés à ajouter à leur nom patronymique celui de Pulligny par décret impérial no 7884 du [4].

Il épouse à Paris Le Sophie Huvé de Garel (1829-1900), fille de Alexandre Huvé de Garel et de Marie--Henriette Thibault de la Carte. Ils ont trois enfants : Henriette Leclerc de Pulligny (1850-1937), mariée en 1873 avec Manuel Thomas de Gessler ; Jean Leclerc de Pulligny (1859-1939) et Jeanne Leclerc de Pulligny (1859-1942), sœur jumelle de Jean, mariée en 1885 à Écos avec Saint-Ange Darde (1856-1893), capitaine de cavalerie au 6e régiment de dragons[5]

Biographie

Orphelin de mère à l'âge de trois ans, il est élevé au château deChesnay-Haguest à Écos dans l'Eure, acheté par son père en 1831. Après des études scientifiques et littéraires, il parcourt l'Europe pour satisfaire son penchant pour la botanique, la géographie et les sciences naturelles. En 1842, il embarque au Havre pour l'Amérique, via l'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande, pour un voyage de neuf mois dont il a laissé un récit. Il visite le Canada, les États-Unis, Cuba et le Mexique.[réf. souhaitée]

Château du Chesnay-Haguest à Ecos
Collégiale Notre-Dame à Vernon

De 1855 à 1870, Il fait reconstruire le château du Chesnay-Haguest à Écos dans un style gothique moderne et le meuble et le décore dans le style de sa construction primitive, fin XVe siècle[6].

Il contribue à la restauration du calvaire d'Aubigny dans la commune de Civières ainsi qu'à la restauration des églises de Saint-Denis d'Écos, Saint-Sauveur de Fours-en-Vexin, Saint-Martin de Civières[7], Saint-Denis de Guiseniers et la Collégiale Notre-Dame de Vernon (1871)[8].

Il fait des expériences en matière de sylviculture, agriculture et élevage[9].

Il crée en 1876 le blason de la commune d'Écos : D'or aux deux fasces d'azur accompagnées de neuf coquilles de gueules ordonnées en orle 4, 2 et 3[10].

Il indique dans son dossier pour la Légion d'Honneur avoir participé au développement de l'instruction populaire en installant à ses frais des bibliothèques scolaires, organiser des expositions, notamment dans son château et être à l'origine de lectures à la Sorbonne sur l'anthropologie et l'archéologie[11].

Il meurt le à Écos dans son château du Chesnay-Haguest[1] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (43e division) à Paris[12]. Après son décès, le contenu du château du Chesnay-Haguest fait l'objet d'une adjudication du 26 au [13].

Mandats locaux

Élu conseiller municipal de Civières en 1846[11], il est nommé par arrêté préfectoral maire de Civières de 1860 à 1872 puis nommé maire d'Écos de 1874 à sa mort en 1893[14].

Décorations

Publications

Notes et références

Voir aussi

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