Jean Leclerc de Pulligny
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| Conseiller municipal du Vésinet | |
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| - | |
| Administrateur Caisse d'épargne | |
| à partir de |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière du Vésinet (d) |
| Nom de naissance |
Jean Florentin Marie Félix Augustin Leclerc |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Ingénieur des ponts et chaussées, bienfaiteur, inventeur |
| Période d'activité |
- |
| Père | |
| Conjoint |
Théodora Françoise Lucassen (d) (de à ) |
| Parentèle |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
American Society of Civil Engineers () Société française de photographie () Société Ernest-Renan (d) Société du folklore français (d) Photo-club de Paris |
| Conflit | |
| Partenaire |
Alphonse Darlot (d) |
| Distinctions |
Jean Leclerc de Pulligny, né le à Écos et mort le à Antibes, est un polytechnicien français, diplômé de l'École nationale des ponts et chaussées. Ingénieur des ponts et chaussées, il est détaché en 1893 au ministère du commerce, comme responsable des questions sanitaires et industrielles à l'Office du Travail. Il s'implique par ailleurs dans l'enseignement de l'histoire des religions. Photographe amateur, il participe à la création d'un objectif de photographie.
Famille
Né sous le nom de Jean Florentin Marie Félix Augustin Leclerc le au château du Chesnay-Haguest à Écos, il est le fils de Félix Leclerc de Pulligny (autorisé par décret impérial du à ajouter à son patronyme Leclerc le nom de Pulligny)[1] et de Sophie Huvé de Garel[2].
Cette famille Leclerc est originaire du village de Broussey-en-Blois dans la Meuse où François Leclerc, marié à Claude Collisson était procureur fiscal vers 1700[3]. L’abbé Brisset écrit dans La famille Le Clerc de Villedieux-en-Beauce (1914) qu'il s’agissait alors d’une famille « obscure et sans fortune »[3]. Son fils, honorable homme Nicolas Leclerc, né le à Broussay-en-Blois et mort le à Villedieu-en-Beauce épousa le Villedieu-en-Beauce Renée Rivière et devient fermier général de la baronnie de Villedieu[3] (à la fin du XIXe siècle des ouvrages indiquaient que cette famille était issue du peintre Jean Leclerc, anobli en 1603 mais sans donner de preuves à cela ni de filiation)[4].
Jean Leclerc de Pulligny épouse le à Paris Théodora Françoise Lucassen (1860-1922), fille de Théodore Reinier Lucassen et de Magdalena van Braam-Morris. Ils ont quatre filles: Théodora (1885-1901), Henriette (1886-1971) (épouse de Pierre d’Humilly de Chevilly), Madeleine (18881972) (épouse de Marcel de Jouffroy d'Abbans) et Jeanne (1898-1954) (épouse de Robert du Mesnil du Buisson).
Carrière
Il entre à l'École polytechnique le (13e sur 236 admis). Il sort de l'école 33e sur 235 et devient élève-ingénieur des ponts et chaussées en [5]. Il en sort diplômé en 1882 et est détaché à l'Office du Travail[5] où il devient spécialiste des questions d'hygiène et de démographie. Il participe en 1895 à une étude sur la législation sur les questions d'hygiène industrielle et encadre une étude sur les poisons industriels[6].
Expert internationalement renommé dans le domaine de l’hygiène industrielle, il est secrétaire de la commission d’hygiène industrielle, du comité consultatif des arts et manufactures de 1902 à 1909 et de la commission de prévention de la tuberculose[7],[8]
Il est rédacteur en chef, du Bulletin de l'Office du Travail de 1896 à 1898[9],[10]
Il est l'auteur en 1897 d'un rapport sur les conditions d'hygiène dans les filatures de lin[11]. Il représente l'Office du Travail au Congrès de la Société internationale pour l'étude des questions d'assistance[6]. Il effectue de nombreuses missions à l'étranger pour l'étude des questions d'hygiène et de démographie[5].
Il est directeur général de la société de construction du port de Pernambouc[5].
Il rend compte en janvier- dans les Annales des ponts et chaussées de la construction du Barge canal de New-York[12].
Il est le délégué rapporteur pour la France à l'Exposition internationale de Panama-Pacific tenue à San Francisco (septembre-).
Ingénieur en chef des ponts et chaussées, il est nommé en 1923 inspecteur général honoraire des ponts et chaussées[13].
Il meurt le à Antibes et est inhumé au cimetière du Vésinet. La société Ernest Renan lui rend hommage lors de sa séance du [14].
Charité et l'économie sociale
Il participe en 1896 au congrès international de la Charity Organization Society à Genève. Il participe à la Société internationale des études pratiques d'économie sociale. Deux de ses articles sur le sujet extraits du bulletin de l'office du travail, signés Jean leclerc paraissent dans le 5e cahier de la 7e série des Cahiers de la Quinzaine[15].
Son épouse crée dans leur villa du Vésinet une maison de repos pour les jeunes filles[16].
Engagement en faveur de l'enseignement de l'histoire des religions
En 1904, il traduit en français Un nouveau catéchisme, catéchisme rationaliste d'un Américain d'origine arménienne, Mangasarian (op. cit.).
Franc-maçon, il figure en 1907 parmi les créateurs de l'Union de libres penseurs et de libres croyants pour la culture morale[17], association de libres penseurs et de protestants libéraux qui s'intéresse à l'histoire des religions[18]. Il est cité comme « fermement attaché aux valeurs de la libre pensée »[19].
En , il fait partie d'un groupe de penseurs et de savants qui obtiennent du ministre de l'Instruction publique, que soient insérés dans le budget et dans la loi de finances en préparation les crédits nécessaires pour organiser dans les principales universités de France un enseignement de l'histoire générale des religions
En , il participe au congrès international de l'histoire des religions tenu pour le centenaire de la naissance d'Ernest Renan[13].
Photographe amateur et co-inventeur de l'objectif d'artiste

Photographe amateur et spécialiste de l’optique lié au photo-club de Paris puis la société française de photographie, il s’intéresse dès 1902 à l'Aberration chromatique qui réside dans les optiques simples dites anachromatiques car non corrigées et met au point avec Constant Puyo un objectif photographique tirant parti des aberration chromatique pour obtenir un flou artistique[20]. Le produit mis au point porte le nom commercial de Adjustable Landscape Lens (objectif à paysage) et est développé par l'opticien parisien Alphonse Darlot[21],[22].
Selon René Servant Jean Leclerc de Pulligny, Constant Puyo, Robert Demachy et Louis-Victor Emmanuel Sougez sont « les pères d'une école française de photographie »[23].
Décorations
- Croix de guerre pour sa participation à la Première Guerre mondiale en tant que commandant d'un un bataillon du génie.
- Chevalier de la Légion d'honneur le , il est promu officier de la Légion d'honneur le , sur proposition du ministre du Commerce[24].
