Félix de Pachtère

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Décès
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Nom de naissance
Félix Georges de PachtèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Félix Georges de Pachtère
Fonction
Membre de l'École française de Rome
-
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Félix Georges de PachtèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Jules Auzimour (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Félix de Pachtère, né le dans le 4e arrondissement de Paris et mort pour la France à Výrbeni dans le nord de la Grèce le , est un archéologue et professeur d'histoire français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Félix Georges de Pachtère, né le [1] au no 51 de la rue Saint-Louis à Paris, est le fils de Charles Alexandre de Pachtère (1852-1910), employé à la librairie Delagrave et de Marie Eugénie Vincenot (1855-1918)[2].

D'abord scolarisé à l'école primaire de la rue de Pontoise, il entre en sixième au collège Sainte-Barbe[3],[4]. Après le baccalauréat, il poursuit ses études au lycée Henri-IV et réussit le concours d'entrée à l'École normale supérieure, section lettres, en 1902[1],[5],[6].

Après son admission, il doit faire son service militaire au 102e régiment d'infanterie à partir de . Il le termine avec le grade de caporal à . Passé dans la réserve, il est nommé sergent en 1904[7].

Il reprend ses études à l'École normale supérieure en 1903. Passionné par l'histoire, il s'intéresse à la période de l'antiquité romaine avec son professeur Camille Jullian et présente un mémoire de fin d'études sur Paris à l'époque gallo-romaine[8] qui donnera lieu à une publication récompensée plusieurs fois par l'Institut de France[1]. Il suit également les cours de l'École pratique des hautes études dont il est diplômé en 1907[9]. La même année, il réussit l'agrégation d'histoire et géographie[10] et part aux côtés de Claude Cochin et Robert Laurent-Vibert pour l'École française de Rome où il reste de 1907 à 1910[11],[12].

Nommé professeur au lycée d'Oran, il épouse Marie Amélie Auzimour (1890-1961) le à Misserghin[13]. Il est ensuite professeur au lycée d'Alger. Décidé à devenir professeur dans l'enseignement supérieur, il demande un congés en 1914 et rentre à Paris pour préparer une thèse de doctorat à l'École normale supérieure, où il est professeur-répétiteur quand la Première Guerre mondiale éclate[14].

À la mobilisation, il est affecté comme sergent au 132e régiment d'infanterie à Reims[14]. Il rejoint les tranchées du front le puis participe à la bataille de la Marne. Malade et épuisé, il est envoyé à l'arrière à la caserne Miribel à Verdun pour se reposer avant de rejoindre son régiment dans les tranchées de la zone des Éparges[15]. Début , son régiment se trouve dans les tranchées à gauche de celui de Maurice Genevoix[16]. De nouveau hospitalisé en , il obtient après sa convalescence son transfert en Afrique pour se rapprocher de sa famille. En , il est affecté au 1er régiment de zouaves et nommé sous-lieutenant au 3e régiment de zouaves en . Le , son bataillon est envoyé en renfort au 2e régiment de marche d'Afrique qui rejoint le front d'Orient à Salonique[17].

Au début de , pendant la bataille de Monastir, son régiment participe à la prise de Florina. Le , il attaque le village de Verbeni occupé par l'armée bulgare[18]. C'est pendant ces combats que Félix de Pachtère est tué[19],[20].

Il est cité à l'ordre de l'armée en 1917 : « sous-lieutenant commandant la 11e compagnie du 2e rég. de marche d'Afrique : glorieusement tombé pour la France en entraînant sa troupe à l'assaut d'une position bulgare formidablement défendue par les feux d'artillerie »[21].

Son ami l'historien Jérôme Carcopino a écrit qu'il « repose dans un ravin couronné de chênes et de peupliers, à une centaine de mètres du petit village de Rosna »[22],[23].

Œuvres principales

Distinctions

Hommages

Pour approfondir

Notes et références

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