Fête nationale géorgienne
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La fête nationale géorgienne est célébrée le . Elle commémore à la fois la restauration de l’indépendance de la Géorgie le , et la proclamation de sa première république le , ainsi que l’élection de son premier président en 1991[1],[2].

Le , le Conseil national géorgien restaure l’indépendance de la Géorgie vis-à-vis de la République démocratique fédérative de Transcaucasie (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), dont l’assemblée parlementaire était présidée par un géorgien, Nicolas Tcheidze, et le gouvernement présidé par un autre géorgien, Akaki Tchenkéli ; cette république fédérative avait succédé au Comité spécial de Transcaucasie (émanation du Gouvernement provisoire russe[Note 1]). Le porte-parole du Conseil national géorgien, Noé Jordania, proclame également l’instauration d’une première république, la République démocratique de Géorgie, qui aura une durée de vie de 34 mois : la fête nationale géorgienne est fixée au , avec hymne (Dideba) et drapeau national[3].
Après l’invasion du territoire géorgien par l'Armée rouge de l'Union des républiques socialistes soviétiques en février et , le régime soviétique abolit la fête nationale géorgienne et créé la république socialiste soviétique de Géorgie au sein de l'URSS.

À la suite du référendum du en faveur de la restauration de l’indépendance vis-à-vis de l’Union des républiques socialistes soviétiques, du vote du du Parlement géorgien proclamant le retour à l’indépendance et de l’élection au suffrage universel du premier président de la République de Géorgie, Zviad Gamsakhourdia, le , la date de la fête nationale est rétablie, ainsi que l’hymne national et le drapeau national.
Le , sous l’impulsion de la nouvelle majorité conduite par Mikheil Saakachvili, un nouveau drapeau géorgien est adopté par le Parlement ; le , un nouvel hymne est choisi (Tavisoupleba)[4].
Le maintien de la fête nationale géorgienne au est confirmé ensuite par les majorités présidentielles et législatives successives, à l’exception des pouvoirs sécessionnistes contrôlant les territoires abkhaze et sud-ossète qui instaurent des dates de fêtes nationales spécifiques[Note 2].
