GER classe D81

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LNER classe J20

Exploitant(s) GERLNERBR
Concepteur A. J. Hill (en)
Constructeur(s) Ateliers de Stratford
GER classe D81
LNER classe J20
Description de cette image, également commentée ci-après
Photographie de constructeur de la 1270 du GER.
Identification
Exploitant(s) GERLNERBR
Type locomotive à vapeur
Concepteur A. J. Hill (en)
Constructeur(s) Ateliers de Stratford
Nombre 25
Mise en service de 1920 à 1922
Service commercial de 1920 à 1962
Préservation 0
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux OOO + T
 Cylindres 2
 Alésage × course 508 × 711 mm
Ø roues motrices 1 499 mm
Ø roues AV 0 mm
Ø roues AR 0 mm

La classe D81 du Great Eastern Railway, future classe J20 du London and North Eastern Railway, était une série de locomotives à vapeur de disposition Mammouth (030) à cylindres intérieurs conçues par l'ingénieur A. J. Hill sur base des Ten Wheel de la classe S69. Elles succèdent aux 030 des classes E72 et T77, lesquelles étaient un modèle de transition combinant les cylindres et la distribution des S69 avec la chaudière des G58 laquelle était totalement identique à celle des Claud Hamilton et un châssis développé en 1900.

Rare exemple de locomotive 030 dérivé d'une 230, ces machines à grand empattement étaient destinées aux trains les plus lourds sur la ligne de Cambridge. Jusqu'à la mise en service des Q1 du Southern Railway en 1942, il s'agissait des locomotives de disposition 030 les plus puissantes de Grande-Bretagne.

Passées aux British Railway en 1948 et dotées de nouvelles chaudières à la même époque, elles ont été radiées de 1959 à 1962.

Origines

De 1883 à 1913, le GER avait fait construire un total de 289 locomotives de dispostion 030 pour la traction des trains de marchandises mais aussi, dans certains cas, de trains de voyageurs. La création des 220 de la classe S46 "Claud Hamilton" s'accompagne d'un nouveau modèle de 030 (classe F48) puis d'une version à foyer Belpaire suivant l'évolution des "Clauds" (classe G58) mais ces deux séries, qui seront brièvement les 030 britanniques les plus puissantes, ne totalisent que 90 exemplaires. La mise en service des 230 de la classe S69 avait permis d'accroître la puissance des locomotives tractant des trains de voyageurs et de messageries mais les trains de marchandises lourds et lents pouvaient bénéficier de machines plus puissances. L'ingénieur S. D. Holden avait réalisé une version améliorée des G58 qui était dotée d'un surchauffeur Schmidt et intégrait les cylindres et le mécanisme de la classe S69, ce qui nécessitait de positionner la chaudière plus haut car le fond du foyer se trouvait au-dessus du dernier essieu moteur, à cause de l'empattement inchangé. Les dix E72 de 1912 sont suivies par les vingt-cinq T77 construites de 1916 à 1920, avec un surchauffeur Robinson et un avant modifié sans tiges de piston protubérantes. Durant la Première Guerre mondiale, le GER a obtenu une quarantaine de 140 ROD et cherche à se doter de locomotives de plus grande puissance. Le successeur de Stephen Holden au poste de superintendant du service des locomotives, A. J. Hill décide de ne plus employer des dérivés de châssis et chaudières mis au point en 1900 mais de créer un authentique dérivé de la S69 pour les trains de marchandises.

Mise au point

La 64676, ex 1271, une locomotive de la première série, entre-temps pourvue d'une nouvelle chaudière.
Locomotive de la deuxième variante, avec une nouvelle chaudière.

La commande des dix dernières T77 est réduite à cinq puis modifiée à nouveau et devient celle des premières D81. La chaudière des D81 du même modèle que celle des S69, est à foyer Belpaire et de diamètre supérieur à celle des anciennes 220 et 030 du GER. Le design de la partie avant est directement repris des locomotives T77. Les cylindres, les tiroirs de distribution et les bielles sont aussi empruntées à la S69 tandis que les roues conservent le diamètre de celles des autres 030, ce qui se traduit par un grand empattement[1],[2]. Malgré cela l'inscription en courbe est la même que celle de toutes les 030 du GER construites depuis 1900 grâce à l'emploi de boîtes d'essieux à ressorts de rappel sur l'essieu arrière, mais le LNER retirera cet équipement et le rayon de courbure minimum passera à chaînes au lieu de 4[2]. Le châssis a la particularité de comporter un tablier relevé au dessus des deuxième et troisième essieux, en raison du choix initial de donner un débattement latéral au dernier essieu. Bien que ce dispositif ne sera pas retenu, il restait nécessaire en raison de la taille plus élevée de la douille au niveau des bielles de l'essieu central, qui était celui recevant les bielles d'attaque des cylindres intérieurs[1]. Ces cinq machines sont livrées en 1920.

Les vingt exemplaires suivants, livrés en 1922-1923, ont une chaudière au nombre de tubes réduit et l'aspect du carénage des cylindres est plus vertical, se terminant en arrondi à la manière d'un couvercle de piano.

Versions

En 1925, Nigel Gresley choisit la J20 numéro 8280 pour essayer une distribution Lentz à cames oscillantes en lieu et place des tiroirs cylindriques. Les résultats encourageants pousseront à leur installation sur un total de seize B12 mais en service courant, les avaries se montreront fréquentes[3]. Aucune autre J20 ne sera convertie de la sorte et la 8280 revient à son arrangement originel en 1937[2].

À partir de la fin des années 1930, la conversion de nombreuses B12 en B12/3 libère des chaudières qui sont parfois en meilleur état que celle des J20 et des échanges ont eu lieu. Le LNER envisagea de doter les J20 du même modèle de chaudière moderne que les B12/3 mais cette conversion aurait entrainé un allongement du foyer par rapport à l'origine, compliquant fortement le travail du chauffeur en raison de la distance entre l'abri et le fond du foyer, un problème qui existait déjà sur les B12 depuis leur livraison mais était partiellement compensé par la taille plus grande de l'abri, donnant davantage de marge de manœuvre au chauffeur lequel avait des outils adaptés, au manche plus long[1],[4].

Extérieurement, le nouveau modèle de chaudière mis au point en 1941 et utilisé à partir de 1943, conserve les dimensions d'origine mais avec un foyer de type Crampton, au ciel arrondi comme le reste de la chaudière, un arrangement que l'on retrouve aussi sur des D16 et J19 d'origine GER dotées d'une nouvelle chaudière par le LNER[1]. Fabriquée selon des procédés plus modernes, avec une seule plaque d'acier roulée en cylindre, la chaudière a un arrangement de tubes différent et un poids allégé[5].

Les locomotives transformées sont classées comme J20/1. La transformation des huit machines encore en état d’origine en 1948 est complète en 1956[2]. La réforme précoce des B12/4 font que leurs chaudières presque neuves seront utilisées sur les J20/1[4].

Carrière

Notes et références

Voir aussi

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