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Gabriel-René-Louis Salmon

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Gabriel-René-Louis Salmon, né le à Mézières-sous-Lavardin (généralité de Tours, actuel département de la Sarthe), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française et du Premier Empire.

Mandat à la Législative

Fils de Gabriel Salmon, notaire royal de Mézières, procureur fiscal de Vernie-le-Froullay et avocat au siège de Conlie, il exerçait à Méziéres la profession de notaire.

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.

Le même mois, Gabriel Salmon, alors administrateur de la Sarthe, est élu député du département, le deuxième sur dix, à l'Assemblée nationale législative[1].

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le , il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[2].

Mandat à la Convention

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Gabriel Salmon est réélu député de la Sarthe, le troisième sur dix, à la Convention nationale[3].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la réclusion puis le bannissement, rejette l'appel au peuple mais vote en faveur du sursis à l'exécution de la peine[4],[5] :

Citoyens législateurs, convaincu que la stabilité de la liberté française repose tout entière sur la bonté des lois constitutives du gouvernement républicain, la volonté nationale, et non pas sur la vie ou la mort d'un individu qui fut roi ; [...] je me range courageusement du côté de la minorité en votant pour la réclusion de Louis pendant la guerre, et son expulsion du territoire de la République après la paix et l'établissement de la Constitution.

Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7]. Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Gabriel Salmon est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin 1793[8].

Le 18 vendémiaire an II (le ), puis le 11 brumaire (le ), Salmon adresse deux lettres à Maximilien de Robespierre (député de la Seine), membre du Comité de Salut public, pour lui assurer « qu'il a été séduit et égaré par des conspirateur »[9] et qu'il est persuadé du soutien que Robespierre lui apportera[10]. Lui et les autres signataires de la protestation sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).

Mandat aux Cinq-Cents

Sous le Directoire, Gabriel Salmon est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[11].

Sous le Consulat, il fut choisi par le Sénat conservateur comme député de la Sarthe au Corps législatif ; il y soutint les actes du gouvernement impérial et quitta l'assemblée en 1809.

Notes et références

Sources

Liens externes

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