Gabriel Paulet
artiste lyrique ténor professeur de chant
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Gabriel Paulet est un chanteur classique (ténor) concertiste et pédagogue français né le à Nantes[1] et mort le à Paris[2].
Nantes
(ténor)
| Nom de naissance | Gabriel Jules François Paulet |
|---|---|
| Naissance |
Nantes |
| Décès |
17e arrondissement de Paris |
| Activité principale |
Chanteur classique concertiste (ténor) |
| Activités annexes | Professeur de chant |
| Lieux d'activité |
|
| Formation | Conservatoire de musique et de déclamation |
| Maîtres |
Edmond Duvernoy Jacques Isnardon |
| Enseignement | Conservatoire de Paris |
| Élèves | Michel Sénéchal |
Biographie
Premier prix de chant du Conservatoire de musique et de déclamation à Paris en 1907 (classe d'Edmond Duvernoy[3]), il est l'année suivante dans la classe de déclamation lyrique (opéra et opéra-comique) de Jacques Isnardon[4]. Il crée en 1911 le Quartette vocal de Paris avec Madeleine Bonnard, Marcel Chadeigne et Roger de Laromiguière, également lauréats du Conservatoire[5]. Mel Bonis lui dédie une mélodie, Le Chat sur le toit, pour voix (ténor) et piano, composée en 1912[6],[7].
Soliste des grands concerts parisiens, il fait toute sa carrière au concert[8] et se produit notamment à la Société des concerts du Conservatoire et à la salle Gaveau avec l'orchestre Colonne sous la direction de Gabriel Pierné en 1912[9]. La même année il est l'interprète, avec Jean Robert, de la cantate du second grand prix de Rome attribué à Édouard Mignan[10]. En 1914, il chante à la Fondation Beaulieu, avec l'Orchestre Colonne dirigé par Gabriel Pierné, le rôle d'Eros dans la Psyché de Jean-Baptiste Lully et celui de Méphistophélès (à l'origine écrit pour ténor) dans les Huit scènes de Faust d'Hector Berlioz[11]. En 1920 il chante au Cirque d'hiver pour les Concerts Pasdeloup sous la direction de Rhené-Baton[12]. En 1921[13] et 1922, il retrouve Gabriel Pierné et les Concerts Colonne au théâtre du Châtelet[14]. Il chante avec l'Orchestre Lamoureux dirigé par Paul Paray à la salle Gaveau en 1924[15]. Il est engagé par la Société des Grands Concerts de Lyon (ancêtre de l'Orchestre national de Lyon) de Georges Martin Witkowski pour la saison 1924-1925[16].
Son interprétation en 1926 du répertoire classique et moderne, de Giulio Caccini à Jean-Sébastien Bach, de Paul Paray à Joseph Canteloube en passant par Gabriel Fauré (La Fée aux chansons), est remarquée et saluée[17]. Le concert du 4 août 1930 donné au Conservatoire américain de Fontainebleau est retransmis sur l'antenne de Radio-Paris. Il interprète l'air du Messie de Georg Friedrich Haendel, une Ariette de Girolamo Frescobaldi, la sérénade de L'Amant jaloux d'André Grétry, des mélodies de sa composition et, avec Marthe Paulet-Cornélis, le duo de la Messe en si de Jean-Sébastien Bach et trois duos de Robert Schumann[18]
Il est nommé professeur de chant au Conservatoire de Paris en remplacement de Pierre-Émile Engel le 1er novembre 1927[8]. Il est à ce titre membre de la commission pour la rénovation et le développement des études musicales instituée le par Édouard Herriot, Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts[19]. Il enseigne jusqu'au 30 septembre 1953[1] dans l'établissement où il a entre autres pour élèves René Deshayes, premier prix de chant en 1937[20],[21] et Michel Sénéchal, premier prix de chant en 1950[22].
Il publie en 1926 une méthode de chant, Exercices journaliers, pour le chant[23], et édite en 1928 les Vocalises, pour chant et piano, d'Heinrich Panofka (en) qui comprennent 24 vocalises pour soprano, mezzo-soprano ou ténor, 24 vocalises pour contralto, baryton ou basse et 12 vocalises d'artistes[24].