Charles-Marie-Gabriel Thomas, né le à Nancy et mort dans la même ville le est un magistrat et un écrivain français.
Gabriel Thomas est le fils de Charles Thomas, vérificateur des domaines du département de la Moselle, et de Caroline Willard.
A l'issue de ses études au lycée de Nancy puis à la faculté de lettres et de droit de la même ville[1] il est licencié ès lettres en puis docteur en droit le . Sa thèse de doctorat est intitulée De la servitude réelle usagère dans les forêts[2]. Il s'inscrit comme avocat au barreau de Nancy mais entre, peu après dans la magistrature: il est nommé substitut à Rethel le [3] puis à Saint-Mihiel le . Il est nommé procureur à Mirecourt le , puis substitut du procureur général à la Cour de Nancy puis conseiller à la même Cour le et président de la Cour d'assisses durant 16 ans, de 1888 à 1903[4].
Hors ses écrits de juriste Gabriel Thomas a publié des ouvrages relatant ses voyages en Europe, tout particulièrement en Italie, et d'autres résultant de ses recherches et réflexions historiques[5].
Du Danube à la Baltique: Allemagne, Autriche-Hongrie, Danemark: descriptions et souvenirs, Paris, 1888, Berger-Levrault, 590 p. lire en ligne sur Gallica
Les Procès de sorcellerie et suggestion hypnotique (Cour d’appel de Nancy. Audience solennelle de rentrée du . Discours prononcé par . G. Thomas, alors substitut du procureur général). Nancy, Vagner, imprimeur de la Cour d’Appel, 1885. 1 vol. in-8°, 47 p. [lire en ligne(page consultée le 16 novembre 2024)]
Le festin de Balthazar, Paris, 1898, impr. de Kugelmann lire en ligne sur Gallica
La conférence littéraire Stanislas, Nancy,1897, Berger-Levrault, 95 p.
Les jeux de la lumière dans les Alpes et la seconde coloration des montagnes, 1895, Nancy, Berger-Levrault, 11 p.
Études sur la Grèce, beaux-arts, les sites et la population, 1895, Paris, Berger-Levrault, 216 p.
Les révolutions politiques de Florence (1177-1530), Paris, 1887, Hachette
Notes et références
↑Angelo De Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour t.3, Niccolai, , p.1837
↑Gabriel Thomas, De la servitude réelle usagère dans les forêts, Nancy, impr. de N. Collin, , 331p. (lire en ligne)
↑T. Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur. t.21, Paris, E. Dentu, 1874-1911, 532p., p.17
↑Georges Pariset, «Discours prononcé le 30 septembre 1911 aux obsèques de M. Gabriel Thomas, secrétaire perpétuel», Mémoires de l'Académie de Stanislas, , p.152-158 (lire en ligne)
↑«Historique», sur .academie-stanislas.org (consulté le )