Gabrielle Debillemont-Chardon

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Gabrielle Debillemont-Chardon
Gabrielle Debillemont-Chardon par Mathieu Deroche vers 1920. Fonds Laruelle, Département des estampes et de la photographie, BNF.
Fonction
Présidente
Union des femmes peintres et sculpteurs
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Autres informations
Maître
Pierre-Paul de Pommayrac, Antonin Pierre Topart, Émile Lévy
Distinctions

Gabrielle Debillemont-Chardon, née le à Dijon et morte le à Paris 9e, est une artiste peintre, professeur de dessin et miniaturiste française.

Gabrielle Marie Joséphine Debillemont-Chardon est la fille du compositeur Jean-Jacques-Joseph Debillemont, et sa sœur Jeanne est pianiste[1].

Élève des miniaturistes Pierre-Paul de Pommayrac et Antonin Pierre Topart, et du peintre Émile Lévy[2], c'est une portraitiste, pastelliste, peintre d'éventails et d'émaux.

Gabrielle Debillemont-Chardon expose au Salon des artistes français dès 1876 et y obtient en 1894 une médaille de 3e classe (elle y expose neuf miniatures et un pastel, La belle fromagère) ainsi que le prix de miniature Maxime-David[3], et une médaille de 2e classe en 1901, qui la place hors-concours[2]. Elle obtient le prix Léon Bertaux de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1894 (peinture), et le 1er prix de l'Union en 1897 (miniatures). En 1900 à l'Exposition universelle (vitrine de dix miniatures), elle obtient une mention honorable[2].

Elle est vice-présidente de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1901, de nouveau en 1919[4]-1923[5] et présidente de 1934 à 1942[6]. En 1939, elle y présente une rétrospective de ses miniatures[7].

Directrice de l'école de dessin de la mairie du 10e arrondissement de Paris de 1884 à 1892, elle est professeur de dessin à Paris de 1881 à 1896[8]. Elle donne, de 1885 aux années 1930, des cours de miniature avec modèle vivant et de pastel à son atelier du 7 rue Duperré, dans le 9e[9].

La miniature connaît depuis le milieu du XIXe siècle un certain déclin suite à l’avènement de la photographie, et Gabrielle Debillemont-Chardon remet en lumière cette pratique[1]. Elle est vice-présidente puis présidente de la Société de la miniature, de l'aquarelle et des arts précieux, et membre de la Société des miniaturistes et enlumineurs de France. Elle publie en 1909 un traité de miniature sur ivoire.

Parmi les nombreux portraits réalisés, on relève celui de Léon Lhermitte en 1914, de Mlle G. de Queylar en 1925, d'Albert Mayer en 1926[2].

Elle est nommée Officier de l'Instruction publique en 1896 et Chevalier de la Légion d'honneur[10] en 1928.

Elle meurt en 1957 en son domicile au no 11, boulevard de Clichy dans le 9e arrondissement de Paris[11], et est inhumée au cimetière des Batignolles[12].

Œuvres dans les collections publiques

Publications

  • La Miniature sur ivoire. Essai historique et traité pratique, Laurens éd., Paris, 1909, préfacé par Léonce Bénédite.

Élèves

Notes et références

Annexes

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