Wikiwand AI

Gan (peuple)

peuple de Burkina Faso From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Gan sont une population d'Afrique de l'Ouest vivant dans la région Sud-Ouest du Burkina Faso, près de Gaoua[1]. Ils sont proches des Lobi.

Ethnonymie

Selon les sources et le contexte, on observe de multiples formes : Gaãn, Gane, Gans, Gã, Gãs, Gian, Kãaba, Kaamba, Kaan, Kaansa, Kaanse, Kaa, Kãase, Kamba, Kambas, Kambe, Kan[2].

Eux-mêmes se nomment « Kan » (Kamba au pluriel)[1].

Histoire

Les Gan ont quitté le Ghana pour des raisons politiques et religieuses au cours du XVe siècle. Du Ghana, les Gan se sont d’abord installés à Gaoua, autrefois Ganwèra. Quelques années plus tard, la femme du Roi est décédée. Chez les Gan tout décès a une explication auprès des esprits. Selon eux, les Gan n’étaient pas encore à leur destination. Ils se sont alors déplacés vers l’ouest, non loin de Gaoua. Quelques années plus tard, le Roi lui-même décède. La princesse Farma Kandon le succède. Après son intronisation, elle fit chercher une localité propice à l’épanouissement de son peuple. C’est ainsi que Obiré a été identifié pour l’occupation effective des Gan[3].

Culture, religion

Chez les Gan, le roi hérite des femmes et enfants de son prédécesseur, et de son vivant, son nom n’est plus à prononcer. Chaque roi doit ériger la mémoire de son prédécesseur au sanctuaire. La reine Farma Kandon est la première a ériger la mémoire du roi Farma Kelmoro décédé au cours de la marche des Gan vers leur actuelle destination. Ces sanctuaires abritent la statuette des défunts rois. Le corps quant à lui est enterré dans un cimetière spécial. Les Gan sont a leur 29e roi, il a une dizaine de femmes et une soixantaine d’enfants[4].

Les femmes participent obligatoirement aux rites. Le rituel le plus important est l'initiation Jòrò qui a lieu tous les sept ans. Il concerne les adolescents de sept ans et plus. Sans l'accomplissement de ce rituel, personne ne peut être considéré comme pleinement intégré socialement et spirituellement[5].

Les funérailles se déroulent en deux étapes : les obsèques et puis la levée de deuil, célébrée après les récoltes. Dès que le chef de terre est prévenu d'un décès, il immole un poussin pour déterminer si le défunt est ou non un sorcier. Dans la négative, un membre du clan allié procède à la toilette mortuaire. Dans l'affirmative, il n'y aura pas de toilette, le corps est enterré dans une cavité[6].

La principale religion des Gan est le culte des ancêtres. Le sanctuaire des rois gans fait partie des sites touristiques du sud-ouest du Burkina Faso[7].

Economie

L'économie de subsistance des Gan repose essentiellement sur la production agricole Historiquement, le pouvoir économique et la consolidation de la royauté reposaient toutefois en grande partie sur le contrôle des gisements d'or locaux et sur la maîtrise des routes commerciales transrégionales reliant l'Afrique de l'Ouest aux réseaux transsahariens du Nord[8].

La culture matérielle des Gan génère une typologie d'objets canoniques qui jouit de la plus haute estime sur le marché de l'art occidental, dans les collections institutionnelles et chez les collectionneurs privés[9].

Répartition géographique

Les Gan sont situés dans les communes rurales de Loropéni et de Guigbè, province du Poni[10]. Selon les chiffres, la population est estime à 6.000 personnes.

Langue

Leur langue est le kaansa, une langue gur dont le nombre de locuteurs était estimé à 6 000 en 1990[11]. Elle se distingue des dialectes voisins par des particularités lexicales et phonologiques.

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks