Gandrange

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Gandrange
Boussange
Gandrange
Statue de Jeanne d'Arc.
Blason de GandrangeBoussange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
Quentin Bigot
2026-2033
Code postal 57175
Code commune 57242
Démographie
Gentilé Gandrangeois, Gandrangeoises
Population
municipale
3 031 hab. (2023 en évolution de +4,27 % par rapport à 2017)
Densité 743 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 20″ nord, 6° 07′ 33″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 224 m
Superficie 4,08 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Metz
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hayange
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Gandrange
Boussange
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Liens
Site web www.gandrange.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Gandrange est un village de l’ancien Luxembourg français sur la rive gauche de l’Orne devenu à la Révolution une commune française du département de la Moselle, région historique Lorraine, région administrative Grand Est. La commune possède pour annexe l’écart de Boussange depuis 1812.

Localisation

La localité est située à 20 km au nord de Metz, près de l’axe autoroutier A31 qui rejoint Thionville. Elle s’est construite sur la rive gauche de l’Orne. Le village de Boussange, situé en aval, constitue la seconde agglomération de la commune.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par l'Orne[Carte 1].

L'Orne, d'une longueur totale de 85,7 km, prend sa source dans la commune de Ornes et se jette dans la Moselle à Richemont, après avoir traversé 37 communes[1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Gandrange.

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification, dont le territoire correspond aux anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants associés, d'une superficie de 2 418 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[2]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[3].

La qualité de l'Orne peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 782 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à 2 km à vol d'oiseau[10], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station MALANCOURT (57) - alt : 346 m, lat : 49°13'07"N, lon : 6°03'25"E (à 7,7 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
15,2
05.01.1999
20,9
27.02.19
25,6
31.03.21
27,9
21.04.18
32,4
28.05.17
35,4
26.06.19
39,3
25.07.19
38,2
08.08.03
33,1
15.09.20
26,2
10.10.1979
21,1
02.11.20
15,6
17.12.15
39,3
2019
Température maximale moyenne (°C) 4,1 5,8 10,4 15 18,8 22,2 24,3 24 19,4 13,8 8,1 4,6 14,2
Température moyenne (°C) 1,8 2,7 6,3 10 13,7 16,9 18,9 18,7 14,8 10,4 5,7 2,6 10,2
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,3 2,2 4,9 8,5 11,5 13,6 13,4 10,2 7,1 3,2 0,6 6,2
Record de froid (°C)
date du record
−17,9
05.01.1985
−15,6
07.02.1991
−14,6
01.03.05
−6,1
12.04.1986
−1,4
06.05.1979
−0,1
05.06.1991
2,9
22.07.1980
2,9
24.08.1980
1,3
07.09.1985
−3,4
24.10.03
−10,8
23.11.1998
−15,5
03.12.1973
−17,9
1985
Précipitations (mm) 85,9 70,2 67,5 52,6 67,9 68,4 70,7 69,5 69,6 79,7 81,7 100,4 884,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
37,7
21.01.1995
36,1
14.02.1990
40,1
24.03.1952
45,6
08.04.1983
51,8
30.05.16
50
07.06.1963
73,6
14.07.21
68
04.08.1954
49,4
13.09.17
48,3
15.10.1981
41,6
06.11.1979
39,1
20.12.1993
73,6
2021
Source : « Fiche 57019001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
4,1
−0,4
85,9
J
5,8
−0,3
70,2
F
10,4
2,2
67,5
M
15
4,9
52,6
A
18,8
8,5
67,9
M
22,2
11,5
68,4
J
24,3
13,6
70,7
J
24
13,4
69,5
A
19,4
10,2
69,6
S
13,8
7,1
79,7
O
8,1
3,2
81,7
N
4,6
0,6
100,4
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Gandrange est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (40,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (26,7 %), zones agricoles hétérogènes (21 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,5 %), terres arables (6,6 %), prairies (5 %), forêts (2,9 %), cultures permanentes (2,6 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Anciens noms[19],[20],[21]: Goderingas (848), Gunderenges (1212), Gendringen (1473 et 1528), Ganderange (1686), Gaudrange (1606 et 1793), Gandringen (1871-1918).
En francique luxembourgeois: Guedléng, Gandréngen et Goodléngen[22],[23].

Histoire

Le bourg serait né d’un domaine agricole fondé par un guerrier franc : Godehar ou Goter, devenu Gunther en allemand. À l'origine ce nom désignait un domaine agricole fondé par un guerrier franc. De petits chemins de terre conduisaient vers Boussange à l’est, vers Vitry et Amnéville à l’ouest et au sud. Le village est un domaine de l’abbaye de Saint-Hubert (Ardennes), puis il appartient en 1181 à l’abbaye de Justemont. Les rôles ou registres, qui fixent les redevances seigneuriales et les dîmes, ont été rédigés en langue allemande jusqu’en 1659.

Depuis le traité des Pyrénées, le pays thionvillois, avec Gandrange et Boussange, est sous la souveraineté française.

Le décret impérial du réunit la commune éphémère de Boussange à celle de Gandrange. À cette époque il y avait 428 habitants répartis dans 46 maisons et 129 habitants à Boussange répartis dans 24 maisons. Les nouveaux membres de la municipalité ont prêté serment de fidélité à l’empereur Napoléon Ier.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Gandrange, rebaptisée Gandringen, est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent pour l’Empire allemand. La commune redevient française en 1918.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes, incorporés de force dans les armées allemandes, furent envoyés sur le Front de l'Est. La commune est libérée parmi les premières en Moselle, le [24], peu après Rombas et Clouange. L’Europe devant se reconstruire, le site sidérurgique de Gandrange assure la prospérité de la commune et participe à l'effort de reconstruction de la France, après guerre.

En 1999, le site sidérurgique de Gandrange a été vendu pour un franc symbolique à Lakshmi Mittal, dont le groupe devint ultérieurement ArcelorMittal. En a été annoncé un plan de restructuration prévoyant la fermeture de l’aciérie électrique et du train à billettes (installation de laminage) de l’usine. Seuls subsisteront le centre de recherche et le Laminoir à Couronnes et Barres (LCB). En , Nicolas Sarkozy avait promis que l’État allait mettre de l’argent pour sauver l’aciérie, pour sauver les emplois en déclarant : « l’État était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires » pour maintenir le site en activité.

Le , malgré les promesses du président Sarkozy, l’aciérie électrique est définitivement arrêtée, ainsi que train à billettes (TAB), le [25].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
8 janvier 1945 mai 1945 Jean Federspiel   Nommé et non élu
mai 1945 23 septembre 1945 Victor Dardar   Nommé et non élu
23 septembre 1945 26 octobre 1947 Arnold Baron    
26 octobre 1947 6 mai 1953 Louis Guénot    
6 mai 1953 mars 1989 Joseph Wiedenkeller    
mars 1989 mars 2008 Michel Bigaré Modem  
9 mars 2008 20 mars 2026 Henri Octave PS Directeur d'école retraité
21 mars 2026 en cours Quentin Bigot   Athlète retraité
Les données manquantes sont à compléter.

De à , l'administration est provisoire sous l’appellation de « Commission Municipale »[réf. souhaitée].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2023, la commune comptait 3 031 habitants[Note 5], en évolution de +4,27 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
217214216360424417453458423
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
370380407478386609651636603
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
7187256587891 0701 4752 7062 5792 296
1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023 -
2 3702 5422 5052 5202 8632 7933 0283 031-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

L'aciérie.
Stèle de l'acierie.
  • L'aciérie de Gandrange 1969-2009. Démolie le .
  • La ZAC de Bréquette.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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