Verny
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| Verny | |
Église Saint-Michel. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Metz |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sud Messin |
| Maire Mandat |
Victorien Nicolas 2020-2026 |
| Code postal | 57420 |
| Code commune | 57708 |
| Démographie | |
| Gentilé | Vernois[1] |
| Population municipale |
2 056 hab. (2023 |
| Densité | 527 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 00′ 28″ nord, 6° 12′ 14″ est |
| Altitude | Min. 172 m Max. 246 m |
| Superficie | 3,9 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Verny (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Metz (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Faulquemont |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.verny.fr |
| modifier |
|
Verny est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
Communes limitrophes
Verny se trouve à 12 kilomètres au sud de Metz, sur la rive droite de la Seille, un affluent de la Moselle.

Transports
Verny se situe sur la route départementale 913 ou rue de Metz. La rocade Sud de Metz est à cinq kilomètres au nord de la commune et permet de rejoindre l'autoroute A31 plus à l'est. À cinq kilomètres au sud, vers Louvigny, se trouvent la gare de Lorraine TGV et l’aéroport régional de Lorraine.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Seille, le ruisseau de Cherisey, le ruisseau de Verny et le ruisseau de Goin[Carte 1].
La Seille, d'une longueur totale de 137,7 km, prend sa source dans la commune de Maizières-lès-Vic et se jette dans la Moselle à Metz en limite avec Saint-Julien-lès-Metz, après avoir traversé 57 communes[2].
Le ruisseau de Cherisey, d'une longueur totale de 10,7 km, prend sa source dans la commune de Pontoy et se jette dans le ruisseau de Verny à Pommérieux, après avoir traversé six communes[3].
Le ruisseau de Verny, d'une longueur totale de 10,8 km, prend sa source dans la commune de Silly-en-Saulnois et se jette dans la Seille à Pommérieux en limite et face à Sillegny, après avoir traversé sept communes[4].

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Seille, du ruisseau de Cherisey et du ruisseau de Verny, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 775 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Goin à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 678,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
15,5 05.01.1999 |
20,6 27.02.19 |
24,8 31.03.21 |
28 20.04.18 |
32,9 29.05.17 |
36,4 26.06.19 |
39,5 24.07.19 |
38,8 08.08.03 |
33,6 15.09.20 |
28 13.10.23 |
23,3 02.11.20 |
16,8 17.12.19 |
39,5 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 4,7 | 6,5 | 10,9 | 15,4 | 19,3 | 23,1 | 25,1 | 24,8 | 20,2 | 14,9 | 8,8 | 5,3 | 14,9 |
| Température moyenne (°C) | 2,1 | 3,2 | 6,5 | 10,1 | 14,1 | 17,6 | 19,7 | 19,4 | 15,3 | 11 | 6 | 3 | 10,7 |
| Température minimale moyenne (°C) | −0,5 | −0,1 | 2,1 | 4,9 | 8,8 | 12,1 | 14,2 | 14,1 | 10,5 | 7,2 | 3,3 | 0,6 | 6,4 |
| Record de froid (°C) date du record |
−16,3 02.01.1997 |
−15,9 07.02.12 |
−15 01.03.05 |
−5,8 08.04.03 |
−0,6 05.05.1996 |
3 04.06.01 |
6,8 09.07.1996 |
4,9 28.08.1998 |
2,1 26.09.18 |
−4,9 29.10.12 |
−12,6 23.11.1998 |
−15,3 26.12.10 |
−16,3 1997 |
| Précipitations (mm) | 52,7 | 47,7 | 46,8 | 39,9 | 63,6 | 56,5 | 64 | 60,2 | 59,3 | 61,2 | 60,4 | 66,5 | 678,8 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
38 22.01.1995 |
71,6 25.02.1997 |
24,8 30.03.07 |
47,8 08.04.22 |
35,2 16.05.01 |
42,6 08.06.1994 |
73,4 22.07.1995 |
64,2 02.08.24 |
55 13.09.17 |
40,4 03.10.06 |
44,6 12.11.1996 |
29,4 26.12.1999 |
73,4 1995 |
| Ensoleillement (h) | 50,9 | 84,4 | 163,5 | 201,9 | 221,7 | 234 | 257,8 | 221,1 | 189 | 106,8 | 55,5 | 46,2 | 1 832,6 |
Urbanisme
Typologie
Au , Verny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Verny[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,4 %), zones urbanisées (22,8 %), prairies (20,5 %), forêts (18,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Histoire
La première mention de Verny date de 914, quand Vigeric, alors abbé de Gorze, fait présent à l’abbaye de terres situées sur le ban de Verny. Nous n’avons jusqu’à présent retrouvé aucune trace de document parlant de Verny avant 914 et aucune fouille archéologique connue n’a été faite sur le site. Mais l’étude étymologique du mot Verny peut laisser penser qu’il existait déjà un domaine rural à l’époque romaine. Verny pourrait ainsi avoir une origine gallo-romaine, Vernius (ou Vernio), un nom d’homme, auquel s’ajoute la désinence -acum, qui servait à désigner des domaines. Nous aurions ainsi *Vernius-acum, *Verniacum, c’est-à-dire le domaine de Vernius. Cependant, le substantif celtique *verno- ( > verne), aulne, n'est pas impossible[20]. Homonymie avec Vergné (Charente-Maritime).
Il existe aussi, hors de la Lorraine, un saint Verny, encore honoré dans le centre de la France, comme saint patron des vignerons. Son origine, que l’on situe sur les bords du Rhin, remonte à la fin du XIIIe siècle.
Verny, autrefois Vergney, village de l'ancienne province des Trois Evêchés, est déjà mentionné dans les Chartres du XIIIe siècle. Il appartenait alors à l’ancienne famille de Vergney, qui tenait ce fief des seigneurs de Chérisey. En 1331, Henri de Chérisey, écuyer, céda par une chartre à l'évêque de Metz Adhémar de Monteil, ses droits sur la forte maison de Verny, sur la ville et ses appartenances[21]. Depuis ce moment le seigneur de Verny resta vassal de l’évéque. C’est vers la même époque que Louis de Verny vendit à l’abbesse de Sainte-Marie de Metz, le fief de Pournoy-la-Grasse, avec le consentement de son oncle Henri de Chérisey, de qui il le tenait [22]. À partir de ce moment le seigneur de Verny sera vassal de l’évêque de Metz et l’histoire de Verny sera liée à celle de la principauté épiscopale de Metz.
Cette maison forte, un petit château fort, sera détruite en 1635 par les Suédois, pendant la guerre de Trente Ans.
Au début du XVIe siècle, la seigneurie de Verny est dans la famille de Barisey. Puis elle sera partagée entre les familles de Flavigny, de Feriet et de Collin, toutes issues de la haute bourgeoisie messine. Par la suite les de Feriet seront les seuls seigneurs du ban de Verny de 1671 à la Révolution et Louis Philippe de Feriet, qui fut président du Parlement de Metz, construisit un nouveau château à l’époque de Louis XV.
De 1814 à 1870, Verny sera réuni à la commune de Pournoy-la-Grasse pour ne former qu’une seule mairie, mais à deux sections, tout en demeurant chef-lieu de canton.
En 1869, rien ne va plus entre les deux sections de la commune Pournoy - Verny et celles-ci décident de se séparer. Ce sera fait par un décret de Napoléon III datant du .
Le premier conseil municipal de Verny se réunit le , peu de temps avant la guerre franco-allemande de 1870. Il n'y a pas de combats à Verny, mais les troupes allemandes occupent le village d’août à et logent dans la mairie et l’école. Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Verny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Pour protéger Metz, siège du district de Lorraine, la construction d'un fort est programmée près de Verny. La Feste Wagner, sur les communes de Pournoy-la-Grasse et de Verny, complète la seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914) et Infanterie-Werk Belle-Croix (1908-1914)[23]. Les Allemands construiront ainsi, sur le territoire de Verny et de Pournoy-la-Grasse, un groupe fortifié devant servir de position avancée du sud messin, à la fois sentinelle et gardienne de la vallée de la Seille. Située à 1 km au nord de Verny, la forteresse domine la Seille d’une hauteur de 65 à 70 mètres. Elle s’étend sur une sorte d’éperon et s’allonge d’est en ouest sur environ 1 200 m. L’association pour la découverte de la fortification messine réhabilite le site et y organise régulièrement des visites[24]. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.
Pendant l’entre-deux-guerres, Verny se modernise peu à peu.
La Seconde Guerre mondiale et l'Annexion de la Moselle (1940) seront, en revanche, la cause de traumatismes profonds et de destructions massives. En 1940-1941, de nombreux habitants sont expulsés. Au cours de la bataille de Metz, en 1944, le château du XVIIIe siècle est bombardé par l’aviation américaine. Il s’ensuivra un incendie, qui ne laissera rien de cette ancienne demeure seigneuriale. Malgré la combativité de la 462e Volks-Grenadier-Division, Verny est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le [25], à la fin de la bataille de Metz.
Au début des années 1970, Verny « explosera » et sa population passera de 257 habitants en 1968 à 1465 en 1982. C’est à ce moment que se feront tous les aménagements qui font le charme du Verny d’aujourd’hui.
Les années 1970 voient une extension considérable du village : la rue du Moulin avec ses 120 logements locatifs, rue de Lorraine et son lotissement les Chenevières. À l'extrémité, les habitations des Acacias sont plus récentes (2007 - 2008).
De 1998 à 2002 : lotissement d'Avigy (140 maisons).
2009 : travaux de construction d'un nouveau lotissement Les Bagrasses (46 parcelles).
2015 : travaux de construction d'un nouveau lotissement La Bergerie (40 parcelles).
De 1790 à 2015, Verny était le chef-lieu de l'ex-canton de Verny.
Politique et administration
Liste des maires
Intercommunalité
Depuis le , la Communauté de Communes du Vernois a fusionné avec les communautés de communes d'Accueil de l'Aéroport Régional de Lorraine et de Rémilly et Environs pour donner naissance à la Communauté de Communes du Sud Messin comptant environ 15 000 habitants et 35 communes. Depuis le la commune de Villers-Stoncourt a quitté la Communauté de Communes du Sud Messin pour rejoindre la Communauté de Communes du Pays de Pange.
La Présidente de la CCSM est Mme Brigitte Torloting (maire de Louvigny).
Représentants de la commune de Verny au conseil communautaire
- Victorien Nicolas (2e vice-président, chargé de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et des transports)
- François Valentin
- Colette Rottier
- Jean-Marc Sautreau
- Mélanie Adèle-Perrey
- Anne-Françoise Neuschwander
Services publics
En sus de la mairie, trois services publics sont présents sur la commune :
- La Maison France Services ;
- Le Centre des Finances Publiques ;
- La Poste.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].
En 2023, la commune comptait 2 056 habitants[Note 5], en évolution de +5,44 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Nombreux commerces et artisans[39].

