Gare de Bénestroff
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Bénestroff | |
Le bâtiment voyageurs, vers 1900. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Bénestroff |
| Adresse | Rue de la Gare |
| Coordonnées géographiques | 48° 54′ 24″ nord, 6° 45′ 10″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87192302 |
| Site Internet | La gare de Bénestroff, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions |
| Service | TER |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | • Réding à Metz-Ville • Nouvel-Avricourt à Bénestroff (HS) • Champigneulles à Sarralbe (HS) |
| Voies | 2 (+ voies de service) |
| Quais | 2 |
| Transit annuel | 17 250 voyageurs (2024)[1] |
| Altitude | 248 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Correspondances | |
| Autocar | voir à Intermodalité |
| modifier |
|
La gare de Bénestroff est une gare ferroviaire française de la ligne de Réding à Metz-Ville située sur le territoire de la commune de Bénestroff, dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
Mise en service en 1881 par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, c'était une importante gare de bifurcation également située sur les lignes aujourd'hui déclassées de Champigneulles à Sarralbe et de Nouvel-Avricourt à Bénestroff. Devenue une simple halte, son ancien bâtiment voyageurs est détruit en 2007.
C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains express régionaux.
L'architecture de la gare, de sa colonie (logements des cheminots) et son histoire ont fait l'objet d'une partie dans l'exposition L'Aventure ferroviaire (1871-1920) au Musée départemental de la Guerre de 1870 & de l'Annexion à Gravelotte en 2024[2].
Établie à 248 mètres d'altitude, la gare de Bénestroff est située au point kilométrique (PK) 101,416 de la ligne de Réding à Metz-Ville, entre les gares ouvertes de Berthelming (s'intercalent les gares fermées de Nébing, Loudrefing et Mittersheim) et de Morhange (s'intercale la gare fermée de Rodalbe - Bermering)[3].
Gare de bifurcation, elle est également l'aboutissement, au PK 34,534, de la ligne de Nouvel-Avricourt à Bénestroff[3] (déclassée et en partie déposée), et elle était aussi située au PK 56,092 de la ligne de Champigneulles à Sarralbe (déclassée et déposée).
Histoire
Gare de bifurcation
La gare de Bénestroff, à l'époque « Bensdorf », est mise en service le par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne de Château-Salins à Sarralbe. Elle est édifiée sur le nœud ferroviaire créé par le croisement avec la ligne de Rémilly à Sarrebourg. La gare prend encore de l'importance avec l'ouverture, en 1882, de la ligne de Dieuze à Bénestroff[4].
Le , la gare entre dans le réseau de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine (AL), à la suite de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale. Puis, le , cette administration d'État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires de Bénestroff. Cependant, après l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, c'est la Deutsche Reichsbahn qui gère la gare pendant la Seconde Guerre mondiale, du jusqu'à la Libération (en 1944 – 1945).
Le service voyageurs vers Moussey est fermé le . Le puis le , ce sont les lignes vers Château-Salins et Sarralbe qui sont fermées aux voyageurs. Une liaison vers Nancy est néanmoins maintenue jusqu'au 1er .
Dépôt de Bénestroff

Bénestroff disposait également d'un important dépôt de locomotives construit vers 1930[5] dans le cadre de la ligne Maginot[6]. Celui-ci remplace alors l'ancien établissement, qui constituait une annexe de Metz-Sablon.
Malgré sa taille imposante, le dépôt ne comptait dans les années 1930 que six à sept locomotives pour la desserte des lignes locales. En juin 1939, l'effectif du dépôt passe à une quarantaine de locomotives. Une trentaine de machines en provenance de Hargarten - Falck et Forbach sont transférées à Bénestroff en octobre de la même année. Lors de la seconde annexion de l'Alsace-Moselle, Bénestroff devient un point stratégique pour l'acheminement des troupes allemandes vers la France occupée.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le dépôt de Bénestroff perd de son importance et l'effectif retombe à sept locomotives. Le site sert ensuite de relais pour les engins de passage, avant d'être définitivement fermé en 1956[7].
En 2026, l'ancienne rotonde, en ruines, existe toujours mais son propriétaire a évoqué l'idée de la détruire du fait de la potentielle dangerosité de ce site faisant l'objet d'urbex réguliers[réf. nécessaire].
Halte voyageurs SNCF
Le poste d'aiguillage de Bénestroff est fermé le à la suite de la mise en service du nouveau poste d'aiguillage informatisé de Rémilly[8].
L'imposant bâtiment voyageurs de la gare, à l'architecture caractéristique Alsace-Lorraine, désaffecté, est démantelé dans la nuit du au 1er . Il est ensuite détruit le . La gare devient une simple halte.
Fréquentation
De 2015 à 2024, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous.
| Année | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voyageurs | 7 232 | 7 830 | 8 829 | 9 158 | 11 223 | 7 919 | 8 422 | 10 350 | 15 768 | 17 240 |
