Au vu de sa localisation ferroviaire, la gare disposait de cinq voies pour voyageurs réparties sur trois quais[2].
Histoire
La halle aux marchandises.
La station de Faurœulx n'existe pas encore le lorsque la Compagnie du chemin de fer du Centre ouvre à l'exploitation la section de Haine-Saint-Pierre à Erquelinnes via Binche[3],[4]. Le , la ligne 108 est embranchée à la section de Cuesmes à Bonne-Espérance faisant partie du chemin de fer de Frameries à Chimay. Après avoir souffert des errements de la Société Générale d'Exploitation et de la société de construction qui reprit ces lignes concédées, la section suivante est mise en [5]. Limitée à Bienne-lez-Happart en attendant la progression des travaux, elle part de Faurœulx, où ne se trouve toujours pas de gare.
En raison du rôle de jonction que Faurœulx est appelé à jouer, il est décidé de pourvoir Faurœulx d'une gare. À la différence des bâtiments d'origine du reste de la ligne 109 en direction de Chimay, de type 1873 faisant partie des tâches assumées par la société de construction, l’État belge, propriétaire des lignes déjà en service, finance la construction du bâtiment de Faurœulx et cherche à réaliser des économies. Une solution ingénieuse qui sera également utilisée à Renaix, Leuze ou, sur la ligne 108, à Grand-Reng, consista à démonter un bâtiment de gare obsolète mais en bon état, appelé à être remplacée par une construction plus grande, et à le remonter à Faurœulx. Le bâtiment de la gare de Piéton, construit en 1865 par la Compagnie du Centre, et le pavillon des toilettes, fut démoli et reconstruit à Faurœulx. L'adjudication passée le à la gare de Binche auprès d'entrepreneur fait état d'un montant de 6 300 à 7 400 francs belges[6] et le transport des matériaux fut réalisé gratuitement par les Chemins de fer de l'État belge[7]. À titre de comparaison, le nouveau bâtiment relativement de la gare de Kontich fut adjugé la même année pour 27 000 fr.[8].
Au grand dam des habitants de Faurœulx, l'ouverture de la gare est retardée bien que le bâtiment soit déjà terminé et habité depuis le mois d'[9]. La station de Faurœulx est finalement opérationnelle le [1].
Le nœud ferroviaire de Faurœulx est complété le [5] par un raccord direct venant d'Estinnes, rendant possible une circulation ininterrompue de Mons à Lobbes et à partir du de la même année, la ligne atteint Chimay.
À son apogée, la gare dispose de cinq voies à quai pour les trains de voyageurs, quatre pour les marchandises ainsi que deux voies servant la cour à marchandises[2]. Contrairement à la gare voisine de Bonne-Espérance, dont le petit bâtiment des origines sera doublé par une nouvelle construction destinée à l'accueil des voyageurs et aux bureaux, le modeste bâtiment de la gare de Faurœulx demeure en place, avec un corps central de trois travées et une aile de deux travées[2].
Le développement de l'automobile, du transport par camion et des lignes d'autobus entraine le déclin du chemin de fer. La section de ligne partant d'Estinnes et aboutissant à Bonne-Espèrance disparaît en 1940[5], les trains continuant à transiter entre ces deux points effectueront un demi-tour à Faurœulx.
La ligne 109 perd son trafic voyageurs le et le circule le dernier train de voyageurs entre Binche et Erquelinnes. Plus aucun train ne roulant sur la ligne 109 entre Vellereille-le-Sec et Bienne-lez-Happart, les rails sont retirés la même année. Sur la ligne 108, le trafic marchandises a cependant continué jusqu'en 1984, jusqu'à Grand-Reng.
Le tronçon ferroviaire inutilisé a finalement été déferré en 1987 et est depuis intégré au réseau RAVeL, sur la portion de la ligne 108 partant de la gare de Binche et de la ligne 109A partant de la gare d'Estinnes.
Le bâtiment des recettes a depuis été reconverti en logement résidentiel, sa façade faisant l'objet de plusieurs rénovations[2]. La halle aux marchandises est laissée à l'abandon.
Notes et références
12«ST/H/PA - Faurœulx», sur www.spoorweggeschiedenis.quartam.on-rev.com (consulté le )
↑«Belgique: Travaux publics», dans Jules de Meeus, Louis Finet, Moniteur industriel. "The Continental Engineer". Science, commerce, finance, Bruxelles-Paris, (lire en ligne), p.381.
↑«Belgique: Travaux publics», dans Jules de Meeus, Louis Finet, Moniteur industriel. "The Continental Engineer". Science, commerce, finance, Bruxelles-Paris, (lire en ligne), p.268.
↑«Belgique: Travaux publics», dans Jules de Meeus, Louis Finet, Moniteur industriel. "The Continental Engineer". Science, commerce, finance, Bruxelles-Paris, (lire en ligne), p.509.
↑«station à Faurœulx», la Gazette de Charleroi, , p.2 (lire en ligne)