Gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges
gare de triage du Val-de-Marne, en France
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Le triage de Villeneuve-Saint-Georges est une gare de triage ferroviaire française. Il s'étend sur 170 ha, répartis sur les territoires des communes de Villeneuve-Saint-Georges, Créteil, Valenton et Choisy-le-Roi[1], dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.
| Triage de Villeneuve-Saint-Georges | |
Vue aérienne du triage en 2011. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Communes | Villeneuve-Saint-Georges et Créteil |
| Coordonnées géographiques | 48° 45′ 23″ nord, 2° 26′ 28″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87681809 |
| Site Internet | La gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions |
| Services | Triage Dépôt Technicentre |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles |
| modifier |
|
Il constitue le centre d'un important nœud ferroviaire. À la suite de la fermeture de l'activité de triage, ses installations sont en partie en friche. Désormais, le site est principalement utilisé par des technicentres, s'occupant de la maintenance de matériels roulants de la SNCF.
Situation ferroviaire
Le triage est implanté (sur plus de 4 km de long pour 600 m de large[2]), entre les voies de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, depuis le carrefour Pompadour à Créteil (94), au nord, jusqu'à la gare de Villeneuve-Saint-Georges, au sud.
Trois voies (V2M, V1bis et V2bis) contournent le triage par l'ouest où s'échelonnent la gare de Créteil-Pompadour, l'ancienne gare de Villeneuve-Prairie et la gare de Villeneuve-Triage. Trois autres voies (V1, V2 et V1M) le contournent par l'est en longeant la route nationale 6 et rejoignent les précédentes à la gare de Villeneuve-Saint-Georges.
En outre, la ligne de la grande ceinture de Paris traverse le triage par un pont qui surplombe ses voies.
Dans la partie sud du triage, les voies sont traversées par une passerelle piétonne en poutre d'acier à treillis multiple[3], d'une longueur de près de 400 mètres, reliant la place Hector Berlioz à l'est au Vieux Chemin de Paris à l'ouest. Cet ouvrage a été immortalisé par Robert Doisneau en 1945 sur une photographie intitulée Passerelle de la SNCF à Villeneuve-Saint-Georges[4],[5].
Histoire

En , le triage de Villeneuve-Saint-Georges avait expédié 32 373 wagons[6].
La Compagnie Nouvelle de Conteneurs (CNC Transports) avait installé son point nodal Île-de-France au triage de Villeneuve-Saint-Georges. Celui-ci est fermé le 2005 à la suite du recentrage des activités de CNC Transports (devenue Naviland Cargo)[7],[8].

À son apogée, la gare employait jusqu'à 600 cheminots. La chute de l'activité Fret de la SNCF a entrainé la fermeture de l'activité de triage en 2006. Subsistent les ateliers de maintenance des TGV, des voitures Corail et des rames de la ligne D du RER et le technicentre.
Le site est également utilisé par la Régie autonome des transports parisiens (RATP) pour y garer du matériel roulant déclassé[9].
Début 2015, le département du Val-de-Marne propose de reconvertir l'ancien triage en plate-forme d'échanges entre le port du Havre et les zones logistiques d'Île-de-France. Le site pourrait également être intégré dans l'autoroute ferroviaire reliant Tarnos à Dourges[10].
Rotonde

La rotonde de Villeneuve-Saint-Georges est un édifice semi-concentrique, reconstruite en 1944 après les dommages de la Seconde Guerre mondiale. Un pont tournant dessert ses voies, dont certaines sont électrifiées. Elle accueille des locomotives électriques (BB 22200 et BB 26000, BB 27000).
Ateliers du RER et de Transilien

Sur un site actif depuis 1884[11], le technicentre SNCF de Villeneuve-Saint-Georges est chargé de l'entretien du matériel roulant de la ligne R et d'une partie de la Ligne D du RER. En 2019, un programme de modernisation est lancé[12] est engagé pour accueillir les nouveaux matériels Regio 2N alors en cours de livraison pour la ligne R et l'étoile de Corbeil, ainsi que les RER NG alors attendus pour 2021[13].
Le projet, baptisé « Villeneuve Demain », comprend la construction d'un nouvel atelier de maintenance, d'installations annexes (voies fosse passerelle,tour en fosse, zones de nettoyage), ainsi que de poste d'aiguillage informatique[14],[15]. La première pierre du nouvel atelier est posée le [16] après la démolition des installations existantes de 2020 à 2023, permettant de reconstruire onze nouveaux bâtiments et 22 voies de maintenance sur une trentaine d’hectares[11].
Le , une première rame RER NG rentre sur le nouveau site avant sa mise en service officielle fin 2026, les travaux devant être totalement achevés fin 2027[11]. Les mouvements des trains sur site sont supervisés par un poste de commandement centralisé[11]. Le chantier global se monte à 685 millions d’euros, dont 590 à la charge d'IDFM et 95 millions d’euros apportés par l’État et la Région[11]
Technicentre Sud-Est Européen (TSEE)
Ce technicentre était chargé du nettoyage et de la maintenance des rames TGV Sud-Est ; il s'occupe désormais d'autres séries de rames TGV, qui desservent principalement le Sud-Est de la France (depuis Paris-Gare-de-Lyon). Il est implanté au sein du triage.

