Tarnos
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| Tarnos | |||||
L'église Notre-Dame-des-Forges. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Dax | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Seignanx | ||||
| Maire Mandat |
Marc Mabillet 2026-2032 |
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| Code postal | 40220 | ||||
| Code commune | 40312 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Tarnosien(ne) | ||||
| Population municipale |
12 957 hab. (2023 |
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| Densité | 493 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 32′ 28″ nord, 1° 27′ 36″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 53 m |
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| Superficie | 26,26 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Bayonne (partie française) (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Bayonne (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Seignanx | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.ville-tarnos.fr/ | ||||
| modifier |
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Tarnos [taʁnɔs] ⓘ est une commune française située dans le sud du département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine, dans le canton de Seignanx, aux portes du Pays basque.
Ses habitants sont appelés Tarnosiennes et Tarnosiens[1]. C’est la cinquième commune du département par la population, après Mont-de-Marsan, Dax, Biscarrosse et Saint-Paul-lès-Dax.
Localisation
- Représentations cartographiques de la commune
- Carte OpenStreetMap.
- Carte topographique.
Commune de l'aire d'attraction de Bayonne située dans son unité urbaine sur la Côte d'Argent dans les Landes de Gascogne, elle est limitrophe des Pyrénées-Atlantiques.
Cinquième ville des Landes, située à l'extrême sud-ouest du département[2], Tarnos est une ville de tradition industrielle qui a su préserver un cadre de vie de qualité.
D'une superficie de 2 700 hectares, le territoire communal est composé à 75 % de zones naturelles et agricoles le reste constituant la zone urbaine.
Ce port industriel est également le point d'arrivée des 106 km de plage landaise.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Anglet, Bayonne, Boucau, Lahonce, Ondres et Saint-Martin-de-Seignanx.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat de montagne[6] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[7]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 430 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Anglet à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 473,6 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
24,1 01.01.22 |
28,9 28.02.1960 |
29,7 21.03.1990 |
32,1 30.04.05 |
34,8 30.05.1996 |
42,9 18.06.22 |
40,1 18.07.22 |
40,6 04.08.03 |
38,7 07.09.16 |
33,4 02.10.23 |
27,8 01.11.20 |
25,1 02.12.1985 |
42,9 2022 |
| Température maximale moyenne (°C) | 12,2 | 12,8 | 15,2 | 16,8 | 19,9 | 22,5 | 24,2 | 25,1 | 23,3 | 20,2 | 15,4 | 12,9 | 18,4 |
| Température moyenne (°C) | 8,6 | 8,9 | 11,2 | 12,8 | 15,9 | 18,7 | 20,6 | 21,2 | 18,9 | 16,1 | 11,6 | 9,3 | 14,5 |
| Température minimale moyenne (°C) | 5 | 4,9 | 7,1 | 8,8 | 11,9 | 14,9 | 16,9 | 17,2 | 14,5 | 11,9 | 7,9 | 5,7 | 10,6 |
| Record de froid (°C) date du record |
−12,7 16.01.1985 |
−11,5 03.02.1956 |
−7,2 01.03.05 |
−1,3 13.04.1958 |
3,3 14.05.1995 |
5,3 06.06.1972 |
9,2 12.07.1972 |
8,6 30.08.1993 |
5,3 26.09.02 |
−0,6 25.10.03 |
−5,7 23.11.1988 |
−8,9 25.12.01 |
−12,7 1985 |
| Précipitations (mm) | 139,6 | 110,4 | 102,8 | 117,7 | 116,1 | 99,2 | 77,3 | 87,5 | 118,2 | 147,3 | 206,9 | 150,6 | 1 473,6 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
81,5 16.01.23 |
48,1 27.02.1962 |
58,3 25.03.1968 |
78 02.04.1964 |
104,1 18.05.13 |
105,8 08.06.13 |
77,8 05.07.1976 |
185,7 05.08.1963 |
152,6 24.09.1959 |
100,6 15.10.1976 |
74,6 05.11.1967 |
61,6 28.12.1972 |
185,7 1963 |
| Ensoleillement (h) | 95,7 | 115,2 | 163,3 | 170,7 | 196,7 | 206,3 | 218,5 | 214,3 | 199,2 | 145,4 | 103,4 | 91,8 | 1 920,6 |
Urbanisme
Toponymie
Son nom occitan gascon est Tarnòs[36]. Son nom basque est quant à lui Tarnose[37].
Son nom proviendrait de l’association de Tarinus et du suffixe -os. Tarinus serait le nom d'un homme de l'époque gallo-romaine, propriétaire terrien et se retrouve dans Tarnac. Le suffixe -os signifie domaine, surface, territoire en ibère. Tarnos signifierait ainsi « domaine de Tarinus ».
Histoire
Moyen Âge
Les origines de Tarnos sont méconnues. Ses premières mentions remontent au XIIe et au XIIIe siècle. De plus, le Livre d'Or de la cathédrale de Bayonne datant du XIIIe siècle témoigne à plusieurs reprises de l'existence de la paroisse Saint Vincent de Tarnos.
Jusqu'au XVIIIe siècle, Tarnos est une paroisse à l'habitat dispersé sur plusieurs hameaux et grands domaines : Ordozon, Garros, Romatet, Estiey, Boucau… Son économie est principalement tournée vers l'agriculture et repose sur la culture et l'élevage traditionnels.
Au XIXe siècle, Tarnos amorce son entrée dans l'ère industrielle et devient au début du XXe siècle le premier pôle du monde ouvrier landais.
Hospitaliers
L'église fortifiée du centre-ville est une ancienne commanderie-hôpital des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Édifiée au XIIe siècle, elle servait principalement à l'accueil des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui suivaient le chemin du littoral.
Détournement de l'embouchure de l'Adour
Jusqu'au XVIe siècle, l’Adour traversait Tarnos du sud au nord pour se jeter à Vieux Boucau. Au XVIe siècle siècle, Louis de Foix décide de détourner le fleuve et de couper son orientation au nord en construisant une digue et ainsi l’obliger à se jeter dans l’Océan tout proche. La nouvelle embouchure est ouverte le .
Arrivée du chemin de fer et détachement de Boucau
En 1855, le tracé de la voie qui traverse tout le territoire de Tarnos entraîne la création d’une gare au quartier du Boucau. L’accès maritime et la voie ferrée vont donner un nouvel élan économique. C’est Napoléon III qui décide en 1857 de détacher de la commune de Tarnos, deux sections cadastrales de Boucau et de Romatet pour créer la ville de Boucau, avant-port de Bayonne.
Implantation de l'usine sidérurgique des forges de l'Adour
L’amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l’Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l’implantation de l’usine des Forges de l'Adour en 1881, spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées.
Cette industrialisation subite mais remarquable va entraîner une expansion économique et une poussée démographique sans précédent sur la commune.
Époque contemporaine
La ville connait au XXe siècle une tradition de luttes ouvrières et de communisme municipal. En décembre 1919, François Graciet et des ouvriers remportent les élections municipales face aux candidats soutenus par la direction des Forges de l’Adour[38]. Ils rejoignent ensuite le Parti communiste, fondé en 1921 après le Congrès de Tours. François Graciet est suspendu dès 1920, puis révoqué, pour avoir arboré le drapeau rouge à la mairie le jour du 1er mai. Trois ans plus tard, c’est au tour de son camarade, Pierre Dufourcet, d’être destitué[39]. Pendant la Première Guerre mondiale, 89 Tarnosien étaient morts au front[39]. Pour les commémorer, la municipalité avait commandé un monument aux morts aux écritures pacifistes :
- L'humanité n'a qu'un chemin : la Paix
- Mère de famille, que l'avenir dans la paix vous réserve plus de gaieté
- Les guerres n'ont jamais été que la misère des peuples. Souvenez-vous
- A ceux qui sont morts, croyant défendre les plus belles vertus de la race humaine[39]
Les inscriptions de ce monument, commandé en 1919 et inauguré en 1921, sont vues comme une provocation, et le préfet exige qu'elles soient d’effacées. Pierre Dufourcet, seul maire communiste des Landes, est démis de ses fonctions fin octobre 1923[38]. Trois semaines plus tard, les inscriptions sont grattées du monument, avec le recours à un déploiement de sécurité important, soixante gendarmes, dont 40 à cheval, afin d'éviter toute rébellion des ouvriers des forges, pacifistes et anti-militaristes. Ces inscriptions seront rétablies par des peintures en lettres rouges la nuit suivante. Quatre-vingt-quatorze ans plus tard, un autre maire de Tarnos, Jean-Marc Lespade, rétablira officiellement les inscriptions pacifistes du monument[39].
La ville accueille en 1939 de nombreux réfugiés espagnols fuyant le franquisme après la défaite des forces républicaines[38]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande construit différentes casemates du Mur de l'Atlantique[40]. La Section spéciale des Affaires judiciaires d’origine politique fait arrêter et déporter des dizaines d'habitants. Après la Libération, la ville retrouve son maire déporté à Buchenwald, Joseph Biarrotte[38].
Après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre d'un accord avec la Commission centrale de l’enfance auprès de l'Union des juifs pour la résistance et l'entraide (UJRE), Tarnos accueille chaque année jusqu'en 1973 une colonie de vacances d'enfants juifs orphelins de parents morts en déportation ou fusillés[41],[42].
Ancien déporté et syndicaliste, André Maye, maire à partir de 1971, va lutter pour réussir le basculement industriel contraint par la fermeture des Forges[38].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Une mairie contestataire
Les édiles de la commune de Tarnos s'inscrivent dans une histoire de plus d'un siècle de refus de soumission à l'autorité de l'État face à des décisions jugées iniques, avec de fréquentes frictions avec les gouvernements en place ou ses représentants locaux.
En 2015, la commune organise une manifestation pour protester contre un "hold-up fiscal" organisé par le gouvernement[43].
En 2017, le maire de Tarnos, Jean-Marc Lespade affiche sur la mairie de la ville une banderole dénonçant la baisse de dotations de l'état[44]. Le tribunal administratif de Pau ordonne le retrait de la banderole et la mairie s'exécute[45].
En 2022, le jour même du début de l'Invasion de l'Ukraine par la Russie, la ville de Tarnos prend position pour la paix sur ses réseaux sociaux, avant de déployer, le lendemain, une banderole condamnant la guerre avec les mots de Jacques Prévert "Quelle connerie, la guerre "[46].
La même année l'État défère le maire de Tarnos, Jean-Marc Lespade, devant le Tribunal administratif de Pau, car celui-ci fait de la résistance face à l'imposition des 35 heures dans toutes les collectivités locales par voie législative. Tarnos, où les employés municipaux bénéficient d'un temps de travail de 35 heures hebdomadaires, soit dix-sept ans avant la Réforme des 35 heures en France, a progressivement baissé le temps de travail des agents de 1.607 heures annuelles à 1.529,5. Le maire de la ville refuse de dégrader les conditions contractuelles des employés municipaux[47]. En novembre 2022, prenant acte de la décision de justice, le conseil municipal validera le passage aux 35 heures[48].
En 2023, la préfète des Landes Françoise Tahéri saisit le Tribunal administratif de Pau pour ordonner à la mairie le retrait d'une nouvelle banderole, « Tous mobilisés pour nos retraites ! », qui prend parti dans le cadre de la mobilisation populaire contre la Réforme des retraites en France en 2023 [45]. L'audience en référé pour cette affaire se tient le 16 juillet 2023, le maire étant accueilli par un comité de soutien lors de son arrivée au tribunal[49]. Le tribunal donnera tort à la préfète qui perd le recours en référé [50],[51],[52].
En 2024, lors de l'inauguration du complexe sportif Vincent Mabillet, le maire Marc Mabillet regrette la baisse de la Dotation globale de fonctionnement de l'État allouée à la commune ainsi que la diminution du financemenet initialement prévu pour l'équipement municipal, ce devant la préfète, Françoise Tahéri, qui opposera que cette dotation « permet d’aider les communes et certaines sont plus pauvres que Tarnos »[53].
À l'occasion de la reconnaissance de l'état de Palestine par la France, en septembre 2025, la mairie ajoute sur son fronton le drapeau de l'état de Palestine. Suite à cette action, le préfet des Landes Gilles Clavreul, saisit le tribunal administratif, dans une démarche répressive décidée par le Ministère de l'Intérieur dirigé par Bruno Retailleau[54].
Élections 2026
Les élections de 2026 voient s'affronter trois anciens adjoints au maire, dont deux ont depuis cette fonction été dans l'opposition :
- Marc Mabillet, à la tête de la liste d'union de la gauche Tarnos Ensemble. Dans le mandat précédent, il fut adjoint au maire chargé de la transition écologique, de la démocratie participative et des mobilités, avant de prendre la place de maire suite à la démission de Jean-Marc Lespade. Membre du Parti communiste français, il fut aussi secrétaire de la section du Seignanx[55],[56],[57].
- Marie-Ange Delavenne, à la tête de la liste divers centre, Tarnos pour tous. Elle fut élue dans la majorité d'union de la gauche en 2008 contre la liste divers droite conduite par Gérard Claverie, numéro 2 sur la liste Tarnos pour tous en 2026, et ensuite nommée adjointe au maire chargée de l’urbanisme[58],[59]. Elle avait par la suite quitté la majorité municipale et conduit une liste d'opposition en 2014[57],[60].
- Antoine Roblès, qui conduit la liste divers centre, Agir pour Tarnos. Il fut également élu dans la majorité d'union de la gauche en 2008 et ensuite nommé adjoint au maire chargé de la culture et des relations publiques [58]. Après avoir quitté la majorité municipale, puis le parti socialiste, il a adhéré au camp macroniste et conduit des listes d'opposition en 2014 et 2020[61].
La liste de la majorité sortante remporte les élections dès le premier tour et Marc Mabillet est élu maire à l'unanimité avec le soutien de 27 voix, soit le nombre de conseillers élus par la liste Tarnos Ensemble, lors du conseil municipal du 21 mars 2026[62]. La liste Agir pour Tarnos installe quatre conseillers municipaux et la liste Tarnos pour tous, deux.
Liste des maires
Politique environnementale
Dans son palmarès 2024, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[72].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[73],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 12 957 habitants[Note 7], en évolution de +5,65 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La densité de population de Tarnos est passée de 192,5 à 449,3 habitants par kilomètre carré de 1968 à 2009.
| Année | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2009 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Densité de population | 192,5 | 265,0 | 313,0 | 346,5 | 383,6 | 449,3 |
Économie
Avant l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, l’activité économique de Tarnos se concentre autour des produits de la pêche (la baleine…) et de la polyculture issue des métairies (céréales, vigne, vergers, maraîchage). Quelques moulins à eau fonctionnaient sur les ruisseaux rejoignant l’Adour, l’exploitation des pins fournissait résine et térébenthine ainsi que des goudrons à la Marine Royale. Plusieurs tuileries fabriquaient tuiles et brises.
Avec le recul de l'activité agricole et la diversification économique au XXe siècle, de nouvelles activités se sont alors développées sur le territoire communal. En ce début de XXIe siècle, on y trouve de nombreuses activités commerciales et industrielles modernes, notamment :
- Activités portuaires (Maïs, produits chimiques, industrie du bois)
- Aciérie Beltrame
- Industries chimiques
- Aéronautique (Safran Helicopter Engines)
- Centres commerciaux.
Tourisme
La commune possède 6 km de littoral Atlantique, dont les plages du Métro et de la Digue (entretenues, surveillées en été). Les baigneurs préfèrent majoritairement la plage du Métro car elle propose de nombreux services (restaurant de plage, écoles de surf, location de vélos, parking, desserte de bus…), ainsi qu'une antenne de l'Office de tourisme du Seignanx. Les promeneurs préfèrent la seconde car la digue — un mur de béton d'un kilomètre de long qui plonge droit dans l'océan — offre un panorama exceptionnel sur les côtes basque et landaise.
Hôtels, villages vacances, campings, chambres d'hôtes permettent d'y séjourner toute l'année.
Bus de l'agglomération de Bayonne
Les lignes 2, 30, 40, 42 et 48 du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Tarnos en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Boucau et Saint-Pierre-d'Irube[76]. Des lignes complémentaires ouvrent en été, pour rejoindre la plage du Métro. Un trambus inauguré en 2020 permet d'optimiser les déplacements du centre ville vers Bayonne.
Personnalités liées à la commune
- Pierre Cuzacq (1830-1903), géomètre et historien mort à Tarnos.
- Jean Bébé (1882-1961), militant communiste, maire de Tarnos.
- Édouard Valéry, résistant de la Résistance intérieure française, a vécu dans la commune.
- Jacques Pilhan, publicitaire et conseiller en communication politique des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac.
- Dominique Arnaud, coureur cycliste.
- Albert Dolhats, coureur cycliste.
- Guy Dolhats, coureur cycliste.
- Romain Sicard, formé en minime et cadet au Vélo-Club Tarnos (2002-2004).
- Zaz, chanteuse française, fut l'une des quatre chanteuses d'un orchestre de variété basque de seize personnes à Tarnos.
Lieux et monuments
Voies dédiées pédestres et cyclables
Voie verte
La Voie verte du littoral Atlantique aboutit à Tarnos-Plages[77].
Chemin de Compostelle

Le Chemin de Compostelle passe par Tarnos-Plages où les pèlerins peuvent faire étape en village de vacances.

Édifices et sites
- L'église Saint-Vincent-Diacre (centre-ville) : église romane avec fresque visible dans le chœur
- L'église Notre-Dame des Forges : inscrite aux monuments historiques depuis 2001
- La Digue protégeant l'embouchure de l'Adour
- Les plages (du Métro et de la Digue)
- La Zone humide du Métro
Événements
- Fête de Tarnos la semaine de l'Ascension
- Teknival à Tarnos (1995). L'un des premiers recensés en France
- Festival « Les Océaniques » (2002 à 2014)
- Festival « Jazz en Mars » (depuis 2005)
- Fête des pins, début juillet



