Gaston Guigonis
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Grasse (Alpes-Maritimes)
15e arrondissement de Paris
| Gaston Guigonis | |
| Nom de naissance | Gaston Charles Constant Guigonis |
|---|---|
| Naissance | Grasse (Alpes-Maritimes) |
| Décès | (à 81 ans) 15e arrondissement de Paris |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de l'air |
| Grade | |
| Années de service | 1939 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Commandeur de l'Ordre national du Mérite Croix de Guerre 1939-1945 |
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Gaston Guigonis (Grasse, - Paris 15e, [1]) est un militaire et ingénieur forestier français, Compagnon de la Libération par décret du . En poste en Afrique au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate, il se range du côté de la France Libre et participe en tant qu'aviateur à des missions en Afrique et au Moyen-Orient. Reprenant son métier de forestier après la guerre, il occupe de hautes fonctions en Afrique et est consulté en tant qu'expert de la forêt tropicale par de nombreux organismes.
Avant-guerre
Gaston Guigonis naît le à Grasse (Alpes-Maritimes) d'un père employé des contributions directes et d'une mère directrice d'école maternelle[2]. Il effectue des études à l'Institut national agronomique puis à l'École nationale des eaux et forêts de Nancy[3]. Après avoir effectué son service militaire dans l'armée de l'air en 1937-1938, il devient ingénieur forestier en Afrique-Équatoriale française[4].
Seconde guerre mondiale
Il est mobilisé en comme chef d'escadrille au détachement d'aviation du Gabon-Moyen-Congo basé à Port-Gentil[2]. Il est chargé d'effectuer des missions de reconnaissance et de surveillance maritime. Il prend le commandement du détachement en et participe au ralliement de l'Afrique-Équatoriale française à la France Libre[4]. Participant à la campagne du Gabon, il se distingue le en repoussant un appareil de Vichy s'attaquant au sien[2]. En , il est muté en Libye dans les rangs du Groupe Réservé de Bombardement no 1 qui deviendra quelques mois plus tard le Groupe de bombardement Lorraine[3]. Au sein de l'escadrille "Nancy" du groupe, il sert comme navigateur lors de missions contre des colonnes allemandes. Le , il est navigateur-bombardier d'un Bristol Blenheim piloté par le lieutenant-colonel Pijeaud[3]. Effectuant une mission de bombardement au-dessus de la Libye, le groupe Lorraine est pris à partie par un grand nombre de Messerschmitt Bf 109. L'appareil prend feu et l'équipage est contraint de sauter en parachute[3]. Alors que le lieutenant-colonel Pijeaud est capturé par les italiens et meurt quelques jours plus tard de ses blessures, Gaston Guigonis parvient à rejoindre son escadrille après s'être caché pendant cinq jours derrière les lignes ennemies[4]. En , il devient chef du 3e bureau du commandement de l'air au Moyen-Orient puis reprend le combat en comme chef de l'escadrille de surveillance du Levant[2]. Il est officier d'ordonnance du général chef d'état-major de l'air en Afrique du nord de à puis est à nouveau chef du 3e bureau de l'air jusqu'en juillet[2]. Il prend ensuite pendant trois mois le commandement de l'école d'aspirant de Rayak au Liban avant d'être détaché auprès de la Royal Air Force en tant qu'officier de liaison[3]. Terminant la guerre avec le grade de commandant, il dirige le groupe 1/17 Picardie jusqu'en .
Après-guerre
Après avoir quitté l'armée, il reprend son métier d'ingénieur forestier et devient chef du service forestier du Gabon de 1946 à 1953[2]. Muté en Oubangui-Chari, il en devient le chef du service forestier puis le directeur des Eaux, Forêts et Chasse de la Centrafrique de 1954 à 1970[2]. Chef des missions forestières de la Crète, du Zaïre et du Nil de 1970 à 1973, il réalise ensuite des missions d'expertise en sylviculture tropical auprès d'organismes privés et internationaux[4]. Gaston Guigonis meurt le à Paris où il est inhumé au Cimetière du Montparnasse[2].