Gaston Tessier, né à Paris le [1] et mort dans la même ville le , est un syndicaliste français, dirigeant de la CFTC et résistant.
Gaston Tessier est né le , c’est-à-dire l’année même où fut fondé, à Paris, le syndicat des employés du commerce et de l’industrie qui, trente ans plus tard, devait être le berceau du mouvement syndical chrétien français et dont il deviendra secrétaire général adjoint en 1908 afin de seconder Charles Viennet, son parrain syndicaliste et secrétaire général en poste.
Le , Gaston Tessier publie un article dans le quotidien L'Aube «Syndicalismes» dans lequel il insiste sur la place qui doit revenir au fait syndical et souligne que la CFTC et la CGT ont «donné à la Résistance un concours extrêmement dévoué qui s'est accentué à la veille de l'insurrection nationale par l'ordre de grève générale lancé d'un commun accord par le comité d'entente».
Au début du mois de il fait partie de la dizaine de personnalités politiques, économiques et syndicales appelées à siéger dans le tout nouveau Conseil au plan en voie de constitution sous l'autorité de Jean Monnet[2].
Il a appuyé la formation de Fraternité mondiale, un mouvement civique transnational fondé par des chrétiens et des juifs luttant notamment contre l'antisémitisme, dès sa formation à Paris en 1950; il est l'un des vice-présidents de sa section parisienne dans les années 1950.
Gaston Tessier est le père d'une fille Geneviève, sœur bénédictine, de cinq garçons Pierre, prêtre du diocèse de Paris, Paul et Michel, frères des écoles chrétiennes, Jean, tué par l'armée allemande en 1939, et Jacques, également syndicaliste, qui fut secrétaire général de la CFTC de 1964 à 1970, puis président de 1970 à 1981.
Notes et références
↑Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no1/589/1887, avec mention marginale du décès (consulté le 12 décembre 2012)