Gaston de Pawlowski
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16e arrondissement de Paris
| Directeur Le Vélo | |
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| à partir de | |
| Rédacteur en chef Comœdia |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 58 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Pawlowski (d) |
| Nom de naissance |
Gaston William Adam de Pawlowski |
| Pseudonymes |
G. de Pawlowski, W. de Pawlowski, Williams Pawlowski |
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Gaston de Pawlowski (né le à Joigny et mort le à Paris[1]) est un écrivain français, auteur de quelques livres satiriques, docteur en droit, critique littéraire, dramatique et artistique, reporter sportif. Il est surtout connu pour son roman de science-fiction Voyage au pays de la quatrième dimension (1911).

D'un père ingénieur à la Compagnie de l'Ouest et d'une mère née Valérie de Tryon-Montalembert[2], Gaston de Pawlowski passa toute son enfance à Paris, suivit les cours du lycée Condorcet puis à École des Sciences politiques[2],[3] et à l’École du Louvre[4]. Pawlowski est l'ami de Tristan Bernard[5], d'Alfred Jarry et d'Apollinaire[6],[7] et correspondant de Marcel Proust[8]. Il pratique le vélo, les courses automobiles et l'alpinisme. Il est aussi bibliophile[2].
Dès sa vingtième année, il collabore à l'hebdomadaire Le Rire. En tant que journaliste, il est très lié à Pierre Lafitte qui l'embauche dès le premier numéro de La Vie au grand air. Il est nommé directeur de l'hebdomadaire Le Vélo en , rédacteur en chef de l'hebdomadaire culturel Comœdia, en 1907. Il participe aux débuts du journal Le Canard enchaîné en 1916 et écrit des articles critiques pour Les Annales politiques et littéraires dans les années 1920[9],[10].
Gaston de Pawlowski signait indifféremment G. de Pawlowski et W. de Pawlowski, parfois Williams Pawlowski[5]. Il utilisait aussi le pseudonyme « L’Éléphant à pétrole[11]. »
En 1902, il publie deux faux journaux politiques, dans Le Rire : La Veilleuse Nationale et La Torche. L'ensemble des numéros, accompagnés d'inédits, furent imprimés en 1906, sous la forme d’une plaquette. Gaston de Pawlowski a rédigé l'ensemble des articles, utilisant de nombreux pseudonymes : Annunzi, Cent-Patries, Henri du Gadouard, Édouard Laferme, Hippocrate Lagneau, Baron Lombart de la Villotière, Paul de Mounine, Joao de Lama-Castro, Ivan Lougarine, Robert Quiberon, Nicolas Soukloch, Rodolphe Souvenir, O.-J.-W. Knut Thomson et Jacques Vueil[12].
Certaines sources biographiques récentes indiquent qu'il fonda l’Union vélocipédique de France, or, l'U.V.F. fut créée le : Gaston de Pawlowski n'avait que six ans. Toutefois, « pendant dix ans, de 1894 à 1904, fit partie du Comité directeur de l’Union Vélocipédique de France et présida la Commission de tourisme »[13]. « Dès ses débuts, G. de Pawlowski publie des fantaisies dans divers journaux sportifs, tels que le Bulletin officiel de l’Union vélocipédique de France, l’Écho des Sports de Paris, Vélodrôle, Véloce-sport et Bicyclette et Paris-Vélo[5] ».
L’U.V.F., rebaptisée Union des Vieux Français, la L.A.W. (League of Antics Wheelmen ou League of Automatics Wheelmen, selon les textes) et la L.V.B. (Ligue des Vieux Belges) apparaissent dans différents récits, tels que L’Horloger de Brooklyn et « Prédictions sportives pour la nouvelle année »[14].
Il composa des ouvrages comme La Philosophie du travail (1901, sa thèse de doctorat), et dirigea plusieurs périodiques au nombre desquels Le Vélo, L'Opinion, Comœdia (créé en , il est un temps rédacteur en chef jusqu'en 1914), Automobilia (1917)[2],[15], ou Spido-Journal, un périodique d'entreprise.
Pendant la guerre, il publie chaque semaine dans Le Rire rouge (Le Rire, ainsi renommé) ses Inventions nouvelles et dernières nouveautés, publiées en recueil en 1916. Il publie aussi dans La Baïonnette[16] et rédige Dans les rides du front.
Patrice Delbourg le décrit en deux lignes : « De taille gigantesque, comme son esprit et son intelligence, il s'apparente à une réplique de héros de Swift. Il se sert de son ironie contagieuse pour exprimer les idées les plus subversives, à l'abri de toute censure[17]. »
Mort d’une crise cardiaque[18], à Paris, le , il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise après des obsèques à l’église du Saint-Esprit. Chevalier de la Légion d’honneur depuis le [19], il était passé officier [20].


