Gaylorisme
rumeur sur l'homosexualité prétendue de Taylor Swift
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Le « gaylorisme » est une théorie du complot soutenant que la musicienne américaine Taylor Swift n'est pas hétérosexuelle. La petite minorité de ses fans qui adhèrent à cette croyance sont appelés les Gaylors . Ils considèrent Swift comme lesbienne ou bisexuelle et affirment qu'elle a exprimé son identité queer à travers sa musique, ses paroles et d'autres œuvres. Ils perçoivent Swift comme une femme lesbienne ou bisexuelle refoulée, contrainte de se conformer à une société hétéronormative. Nombre d'entre eux considèrent ses relations hétérosexuelles comme des coups de publicité . Certains analystes interprètent des paroles de ses chansons d'un point de vue queer, sans spéculer sur l'orientation sexuelle de Taylor Swift.

Née sur des blogs au début des années 2010, cette théorie s'articule initialement autour d'une rumeur de relation amoureuse entre Swift et l'actrice américaine Dianna Agron. Elle prend de l'ampleur et fait les choux gras de la presse à scandale lorsque certains gaylors imaginent irelation entre Swift et le mannequin américain Karlie Kloss en 2014. Agron et Kloss ont toutes deux démenti ces allégations [note 1] , les qualifiant de rumeurs. En 2019, Taylor Swift déclare ne pas faire partie de la communauté LGBT, mais cela ne suffit pas à éteindre le gaylorisme, qui prend encore de l'ampleur en 2020 après la sortie de l'album Folklore. En 2025, les fiançailles de Taylor Swift avec le joueur de football américain Travis Kelce suscitent la désapprobation d'une partie des gaylors.
Le phénomène du gaylorisme semble paradoxal, car il a pour objet une femme ouvertement hétérosexuelle, et critiquée au début de sa carrière pour les thèmes patriarcaux et hétéronormés de ses chansons, centrées sur ses relations amoureuses avec de jeunes hommes.Elle serait le fruit du lien parasocial qui existe entre Taylor Swift et ses fans, et du besoin pour certains jeunes queer de s'identifier à un artiste et de se créer un espace au sein de la communauté swifties.
Bien qu'elle perdure depuis une quinzaine d'années, cette théorie est largement rejetée, et considérée comme intrusive. Selon CNN, l'entourage de Swift a qualifié le gaylorisme d'« intrusif, faux et inapproprié »[1], en réaction à des articles sur le sujet. La plupart des Swifties critiquent Gaylor, la jugeant absurde et irrespectueuse envers Swift. En 2023, dans le prologue de l'album 1989 (Taylor's Version), Swift déplorait que la presse à scandale ait sexualisé ses amitiés féminines au même titre que ses relations avec ses amis masculins.
Contexte
Taylor Swift est une autrice-compositrice-interprète américaine, dont la carrière connaît un succès constant depuis 2006. Une grande partie de sa discographie aborde les thèmes de l'amour et des sujets connexes. Sa vie privée est largement médiatisée, tant par la presse écrite qu'en ligne, et sa vie amoureuse fait l'objet d'une attention constante de la part des tabloïds[2],[3]. Selon la journaliste Jody Rosen, les médias aiment spéculer sur les célébrités qui auraient inspiré les chansons de Swift[4]. Certains médias et journalistes réalisent fréquemment des articles fréquents sur Swift, dans le but de générer des clics et d'augmenter leur lectorat, capitalisant ainsi sur l'intérêt du public pour les commérages concernant la vie privée de la chanteuse[5],[6].
Les rumeurs concernant l'orientation sexualle et les inclinations amoureuses de Taylor Swift circulent depuis le début de sa carrière. [7] Des histoires d'amour avec des célébrités qu'elles n'a jamais fréquentées officiellement lui ont été prêtées, par exemple avec Cory Monteith, Adam Young, Chord Overstreet, Eddie Redmayne, Zac Efron et Alexander Skarsgård[2],[8],[9]. Taylor Swift fait l'objet de nombreuses théories du complot, qui ont pour dénominateur commun la manipulation de son image publique[10],[11],[12],[13].
Définition
Le gaylorisme est une théorie du complot concernant la prétenduerefoulée de Taylor Swift. [7] En anglais, le néologisme « Gaylor » est un mot-valise formé à partir de « gay » et « Taylor »[14]. Les fans qui adhèrent au gaylorisme sont appelés les gaylors. Ils sont décrits comme un sous-groupe de fans[15],[16],[17] et une sous-culture en ligne des Swifties [18]. Les gaylors croient que Swift est attirée sexuellement ou romantiquement par les femmes et qu'elle est donc lesbienne[19], ou au moins saphique[14]. Selon eux, la musique et les autres œuvres de Swift contiennent des signaux codés concernant son orientation sexuelle queer. Ils soutiennent que ses relations amoureuses avec des hommes sont des mensonges inventés pour détourner l'attention du public de ses relations secrètes avec des femmes, notamment avec le mannequin américain Karlie Kloss[19].
Les Gaylor développent aussi des analyses queer de ses textes et une compréhension queer de ses relations féminines, notamment avec Kloss et l'actrice américaine Dianna Agron[14]. Selon le journaliste Jon Niccum, les gaylors « adoptent des lectures subversives des chansons de Swift et cherchent à rassembler des preuves qu'elle est secrètement queer »[20]. Les gaylors qualifient les swifties qui ne sont pas des gaylors de hetlors, un néologisme opposé à celui de gaylor, fondé sur le mot « hétérosexuel ». Les dénommés hetlors s estiment que la sexualité de Swift ne se situe pas sur le spectre LGBTQ et que Swift est hétérosexuelle à moins qu'elle ne déclare le contraire[21].
Origines
Premières rumeurs
Les rumeurs ayant donné naissance au gaylorisme émergent sur des blogs au début des années 2010, environ au moment où des tabloïds rapportent une prétendue liaison entre Taylor Swift et Dianna Agron, une actrice révélée par son rôle de Quinn Fabray dans la série musicale Glee (2009-2015)[22] ,[23]. Après que Swift mentionne l'actrice dans les notes de son album Red (2012), certains fans spéculent sur une relation entre les deux. Des théories circulent alors, s'appuyant sur des thèmes abordés dans la musique de Swift, ses publications sur les réseaux sociaux et un tatouage qu'Agron s'était fait retirer et qui, selon eux, faisait référence à une relation amoureuse[24].
De plus, une rumeur circulait selon laquelle Swift et Agron étaient impliquées dans un triangle amoureux avec le joueur de la NFL, Tim Tebow. Agron comme Tebow démentent la rumeur, respectivement sur le plateau de Jimmy Kimmel Live! et de Good Morning America . En 2023, lors d'une interview accordée à Rolling Stone en 2023, le journaliste demande à l'actrice ce qu'elle ressentait à l'idée d'avoir inspiré une chanson de Swift et ce qu'elle pensait de la rumeur selon laquelle elle aurait eu une relation avec Swift[24]. Argron qualifie ces rumeurs d' « amusantes » et affirme que de nombreuses affirmations « totalement fausses » avaient été rapportées concernant sa vie amoureuse[8],[9]
Amplification
Karlie Kloss seliée d'amitié avec Taylor Swift en 2012 ou 2013, alors qu'elle était en couple avec l'homme d'affaires américain Joshua Kushner depuis 2012[8] ; ils se marient en 2018 et ont deux enfants. En 2025, elle est enceinte de son troisième enfant[9],[10]. L'une des premières controverses importantes liées au gaylorisme a lieu en décembre 2014, lorsque des photos et une vidéo prises par un fan lors d'un concert The 1975 auquel assistaient Swift et Kloss ont été rendues publiques. Ce fan affirmait que les photos et la vidéo montraient Swift et Kloss en train de s'embrasser[12] ,[13], un événement que certains ont surnommé le « Kissgate »[25]. Swift et son attaché de presse ont tous deux réagi, démentant la rumeur[17]
Certains fans de Taylor Swift pensent qu'elle et Kloss entretenaient une relation secrète. Ils mettent en avant que les médias pourraient la présenter comme hétérosexuelle, comme ils l'ont fait pour des célébrités qui ne l'étaient pas, telles que Kristen Stewart et Demi Lovato[26]. En 2016, Swift emménage à la rue Cornelia à Greenwich Village, à environ 800 mètres du domicile de Kloss[2], ce que certains gaylors interprètent comme un signe de leur relation amoureuse[26]. Le représentant de Swift qualifie ces allégations de « foutaises »[27].
Évolutions et accusations de queerbaiting
Les gaylors pensent que Swift avait modifié les paroles de sa chanson New Year's Day , remplaçant « I want your midnights » (« Je veux tes minuits ») par « I want her midnights » (« Je veux ses minuits [dans une formulation impliquant que les minuits qu'elle veut appartiennent à une femme] ») lors de sa performance au gala du Time 100 le 23 avril 2019[28],[23], à la suite d'une une augmentation de la présence d'images arc-en-ciel sur ses réseaux sociaux[28]. À cette même période, Swift laissait également entendre qu'elle ferait une grande annonce le 26 avril 2019, qui se trouve être la journée de la visibilité lesbienne. Des rumeurs circulaient quant à un possible coming out[29]. Cette annonce s'est finalement révélée être celle de la sortie de son single « Me! », extrait de son album Lover[30].
Le 14 juin 2019, durant le mois des Fiertés, Taylor Swift sort le single « You Need to Calm Down », une chanson de soutien à la communauté LGBTQ+. Dans le clip des paroles, elle orthographie le mot « glad » en « GLAAD », ce qui a entraîné une forte augmentation des dons pour l'association[31]. Le même soir, elle fait une apparition surprise au Stonewall Inn, lors des célébrations du 50e anniversaire des émeutes de Stonewall, où elle interprète « Shake It Off » avec Jesse Tyler Ferguson de la série Modern Family[32]. Le 17 juin, Taylor Swift sort le clip de la chanson You Need to Calm Down, dans lequel on la voit arborer des couleurs que certains ont interprétées comme les couleurs de la fierté bisexuelle dans ses cheveux. Le clip met en scène près de 30 personnalités queer et transgenres, et fait de nombreuses références à la culture queer . La vidéo se termine par un lien vers une pétition Change.org en faveur de l' Equality Act, pour lequel elle a également écrit une lettre ouverte au sénateur Lamar Alexander[31]. Si certains ont interprété le soutien accru de Swift à la communauté LGBTQ comme le signe d'une identité queer[33] ou simplement comme un exemple de solidarité[10],[12], d'autres ont critiqué ses actions, notamment en les qualifiant d'activisme de façade ou de queerbaiting[13],[17].
Causes
Taylor Swift, malgré son statut de star internationale, suit de près ses fans sur les réseaux sociaux et interagit parfois même directement avec eux. Elle leur envoie des colis et des dons, sélectionne personnellement certains fans pour des rencontres gratuites lors de ses concerts, et, après avoir suivi et vérifié leur profil pendant plusieurs mois en ligne, les invite chez elle pour des réunions et des performances[34]. Swift a déclaré être « très proche de [ses] fans ». Ceci a été cité comme l'une des raisons de la persistance de Gaylor[34],[23].
Un élément clé de la théorie Gaylor est la conviction que Swift utilise les easter eggs comme une forme de codage queer, afin de communiquer des messages sur sa sexualité ou ses relations secrètes à ses fans LGBTQ+ et alliés sans révéler son orientation sexuelle ou son identité de genre[25]. Les easter eggs font partie intégrante de la carrière et de l'héritage de Swift[35],[36]. Swift a déclaré avoir « entraîné » ses fans à chercher un sens caché dans tout ce qu'elle fait. Les partisans de la théorie Gaylor s'appuient sur l'utilisation intentionnelle des easter eggs par Swift, ainsi que sur sa réputation d'être à l'écoute de ses fans[23], comme preuve que le sous-texte queer qu'ils perçoivent est disséminé pour être découvert par eux[25].
Taylor Swift commence à utiliser des easter eggs dans le livret de son premier album (2006). Elle stylise les paroles en minuscules et a utilisé des majuscules pour des lettres apparemment aléatoires afin de composer des messages secrets à ses fans, une forme d'easter egg qu'elle continue d'utiliser dans certains de ses albums suivants. Pendant l'ère Reputation (2017), Swift a développe et multiplie considérablement l'utilisation d'easter eggs, à commencer par le premier single Look What You Made Me Do et son clip. Cette augmentation des easter eggs était née de son désir de continuer à communiquer avec ses fans pendant une période où elle ne donnait pas d'interviews ,[37] Reputation a été un album charnière dans la carrière de Swift[2] ,[8] et pour les Swifties, qui se sont soudées davantage suite à la disparition de Swift de la scène publique. Cet album est également un événement important pour Gaylor, car la multiplication des easter eggs démultiplie les possibilités d'interprétation à travers le prisme queer. Plusieurs thèmes récurrents dans l'œuvre de Swift, souvent cités comme preuves de la théorie de Gaylor, ont émergé lors de la sortie de l'album Reputation[25]. Certains ont considéré les albums Folklore et Evermore (2020) comme des « albums queer ». [38] Les interprétations de chansons telles que « You Need to Calm Down » (2019), « The Very First Night » (2021)[21], « Lavender Haze » (2022)[9], et « Betty » (2020) sont considérées par les partisans de Gaylor comme des preuves de leur théorie. [38]
Communauté
Les Gaylors forment principalement une communauté en ligne. En 2023, Rolling Stone rapportait que la société d'analyse des réseaux sociaux Graphika estimait que les Gaylors représentaient 9 % des fans en ligne de Taylor Swift à cette époque, tandis que 26 % des fans restaient neutres face à cette théorie[22]. Le subreddit intitulé « Gaylor Swift », où se déroulaient des discussions populaires en faveur de la théorie Gaylor, comptait plus de 50 000 membres en 2025, avant de devenir privé[39]. Les Gaylors ont organisé des événements et des rassemblements, tels que « Camp Gaylore », pour discuter de Taylor Swift et de sa discographie sous un angle queer[16].
Les Gaylors, qui sont majoritairement des femmes queer [40], mais sont parfois des personnes hétérosexuelles. Les opposants principaux au gaylorisme sont, selon le sociologue Brian Dovonan, des gommes homosexuels[17].
Réactions
Critique et réfutation
Dans le prologue de l'album 1989 (Taylor's Version) (2023), Taylor Swift affirme que ses amitiés féminines ont été sexualisées dans la presse à scandale, au même titre que ses relations masculines :
« It became clear to me that for me, there was no such thing as casual dating, or even having a male friend who you platonically hang out with. If I was seen with him, it was assumed I was sleeping with him, and so I swore off hanging out with guys. Dating, flirting, or anything that could be weaponized against me by a culture that claimed to believe in liberating women but consistently treated me with the harsh moral codes of the Victorian era. Being a consummate optimist, I assumed I could fix this if I simply changed my behavior. I swore off dating and decided to focus only on myself, my music, my growth, and my female friendships. If I only hung out with my female friends, people couldn't sensationalize or sexualize that, right? I would learn later on that people could and people would. »
« Il m'est devenu clair que pour moi, il n'existait pas de rencontres occasionnelles, ni même d'avoir un ami homme avec qui passer du temps de manière platonique. Si quelqu'un me voyait avec lui, on supposait que je couchais avec lui, et j'ai donc juré de ne plus traîner avec des garçons. Les rencontres, le flirt ou tout ce qui pourrait être utilisé contre moi par une culture qui prétendait croire à la libération des femmes mais me traitait constamment avec les sévères codes moraux de l'époque victorienne. Étant une optimiste invétérée, j'ai pensé que je pourrais réparer cela si je changeais simplement mon comportement. J'ai juré de ne plus sortir avec des garçons et j'ai décidé de me concentrer uniquement sur moi, ma musique, ma croissance personnelle et mes amitiés féminines. Si je ne traînais qu'avec mes amies, les gens ne pourraient pas en faire un sensationnalisme ou sexualiser cela, n'est-ce pas ? J'apprendrai plus tard que les gens le pourraient et le feraient. »
Taylor Swift se présente comme une alliée de la communauté LGBTQ+, c'est-à-dire une personne hétérosexuelle et cisgenre qui soutient cette communauté. Dans une interview accordée à Vogue en 2019, suite à la sortie de son clip « You Need to Calm Down », elle a déclaré : « On prive de leurs droits quasiment tous ceux qui ne sont pas des hommes blancs cisgenres hétérosexuels. Je n'avais pas réalisé jusqu'à récemment que je pouvais défendre une communauté dont je ne fais pas partie. »[1].
La majorité des fans de Taylor Swift jugent les propos des gaylors malveillants et irrespectueux envers la chanteuse. Les journalistes, quant à eux, les rejettent comme une théorie du complot intrusive et sans fondement, fruit de l'intérêt parasocial que certains fans portent à l'artiste[41].
Un article d'opinion d'Anna Marks, paru dans le New York Times en janvier 2024, spécule sur le fait que Taylor Swift serait une personne queer non assumée, se basant sur l'interprétation que Marks fait des paroles et de l'esthétique de la chanteuse. Cet article suscite la polémique parmi les fans et d'autres lecteurs. Par la suite, CNN Business rapporte que l'entourage de Taylor Swift juge l'article « intrusif, mensonger et inapproprié »[1] ,[12] La chanteuse country américaine et militante queer Chely Wright commente que « voir la sexualité d'une personne publique discutée est bouleversant »[42].
En août 2025, Taylor Swift annonce ses fiançailles avec le joueur de football américain Travis Kelce, qui l'avait demandée en mariage après une relation débutée en 2023. Les Gaylors sont profondément affectés par cette nouvelle. Le subreddit dédié au gaylorisme devient privé pour éviter le harcèlement[39] ,[43]. Rolling Stone rapporte qu'avant la privatisation du subreddit, certains membres affirmaient que Kelce n'était qu'un prête-nom et que la robe de fiançailles de Swift ressemblait à un uniforme prisonnière, tandis que d'autres se demandaient si leurs croyances étaient erronées depuis toujours[27]. Certains membres avaient également déclaré avoir subi une grave détresse psychologique suite à cette annonce, allant jusqu'à la crise de panique[43]. Certains fans ont affirmé que la relation était « mise en scène pour le public », tandis que d'autres reconnaissaient la bisexualité de Swift[15]. Le magazine LGBTQ Out a déclaré que les Gaylors « trouveront tous les moyens de faire avancer leur théorie », même après les fiançailles[43].
Commentaires universitaires et journalistiques
Plusieurs auteurs et universitaires ont qualifié le gaylorisme de théorie du complot [44]. Le sociologue américain Brian Donovan, de l'Université du Kansas, a étudié en profondeur les fandoms, Taylor Swift et les différents sous-groupes de Swifties. Il publieun article consacré aux Gaylors en décembre 2024, mettant en avant l'interprétation queer de sa musique, mais désapprouvant les interactions parasociales nuisibles et la réinterprétation queer de la vie de Swift[20].
« Taylor has this image of being very heterosexual. Earlier in her career, she was criticized for singing and writing too much about her boyfriends and for being overly invested in patriarchal, heteronormative romance. For fans to find queer themes in her songs — or to think she is herself queer — is quite remarkable. »
« Taylor a cette image d'être très hétérosexuelle. Au début de sa carrière, elle a été critiquée pour chanter et écrire trop sur ses petits amis et pour être trop investie dans des romances patriarcales et hétéro-normatives. Que les fans trouvent des thèmes queer dans ses chansons — ou pensent qu'elle est elle-même queer — est assez remarquable. »
Frankie de la Cretaz, du magazine Xtra, déclare qu'il esthomophobe de s'attendre à ce que les chansons et les écrits de Swift ne soient pas analysés sous un angle queer[45]. Zoya Raza Sheikh, auteure pour Gay Times, affirme quant à elle que : « S'il n'y a rien de mal à considérer l'œuvre de Swift sous un angle queer, le problème se pose lorsque ces interprétations sont popularisées – et donc légitimées », et a suggéré aux auditeurs en quête de visibilité queer de se tourner vers des artistes comme Reneé Rapp ou Omar Apollo plutôt que vers Swift[42].
Rachel Kiley, du magazine Pride, estime que le coming-out n'est pas toujours un événement majeur et que les interprétations queer de l'art ainsi que l'affichage de la culture queer font partie intégrante de cette culture depuis longtemps[46]. La chroniqueuse anglaise Sarah Ditum écrit dans The Critic que, si le fait qu'un musicien populaire soit dans le placard avait du sens au XXe siècle – comme ce fut le cas pour l'auteur-compositeur-interprète anglais George Michael –, cela n'est plus d'actualité au XXIe siècle, car l'homosexualité n'est plus un frein à la carrière des artistes pop. Ditum a cité Rapp, Chappell Roan et Billie Eilish comme exemples de popstars féminines à succès et ouvertement queer. [2]
Voir aussi
- Larries, un sous-groupe de fans partageant une croyance similaire vis-à-vis de One Direction