Gema Nieto
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Gema Nieto Jiménez |
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| Genres artistiques |
Roman de science-fiction, littérature féministe, historical culture (en) |
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Gema Nieto Jiménez, née le à Madrid, est une écrivaine espagnole.
Gema Nieto est licenciée en Philologie Hispanique et en Théorie de la Littérature et Littérature Comparée[1] à l'université complutense[2].
Biographie
En 2016, la maison d'édition Caballo de Troya, à l'initiative d'Alberto Olmos comme éditeur invité, a publié le premier roman de Gema Nieto, L'appartenance (La pertenencia), qui s'inscrit dans les romans de deuil. Elle y raconte de façon poétique et intimiste l'affrontement de la protagoniste à la mort de sa mère en pleine adolescence, tout en témoignant de l'effondrement familial, à travers le dialogue intérieur des membres de la famille[3],[4],[5].
Son deuxième roman, Fais mémoire (Haz memoria), a été publié par la maison d'édition Dos Bigotes en 2018 et a été finaliste cette année-là du Prix Ojo Crítico. L'auteure y fait un exercice pour faire ressortir l'importance de la mémoire comme véhicule nécessaire pour bâtir le futur des personnes en tant qu'individus et en tant que parties d'une société. Le roman raconte la vie d'un groupe de femmes membres d'une famille dirigée par une matriarche appelée La Russe, avec des références claires à La Maison de Bernarda Alba de Lorca et au Saturne de Goya, dévorateur de ses enfants. Silences, morts, secrets et trahisons sont les thèmes qui se déroulent tout au long de la narration[6],[7],[8].
Qui soit libre de tort (Quien esté libre de culpa), publié par Dos Bigotes en 2021, est son troisième roman. S'inscrivant dans le genre dystopique, l'histoire montre une société scientifiquement avancée qui a rendu possible que les gorilles puissent concevoir des êtres humains à leur place, éliminant ainsi le terrible problème de l'utilisation de femmes à cette fin (ce qu'on nomme ventres de location). Cette prémisse est la base pour aborder la question d'un système capitaliste capable de porter jusqu'à ses limites la marchandisation de la vie. Du point de vue des enfants conçus par cette méthode, le roman réfléchit sur des thèmes qui les affectent directement comme la discrimination, les préjugés et la violence[9],[10],[11],[12].

Avec la maison d'édition Plasson e Bartleboom, Gema Nieto publie en 2025 son premier livre de nouvelles. Dans Maisons brûlées (Casas Quemadas), les nouvelles se succèdent comme les pièces d'un casse-tête familial dans lequel affleurent des traumas réprimés, des secrets, des relations parentales ou des détails oubliés qui expliquent des histoires au sujet desquelles plus personne ne s'interroge[13].
Des contes de l'auteure ont été publiés dans plusieurs revues: Laisse-toi voir (revue Eñe nº 50); Je suis le fantôme qui tire, au sujet de la franc-tireuse soviétique Liudmila Pavlichenko (dans Esas que tambien soy yo); et Maison fermée (dans Assaut à Oz, anthologie de récits de la nouvelle narrative queer, avec d'autres auteurs telles Alana Portero et Ángelo Néstore)[14].
Elle a publié des articles dans différents médias écrits comme Pikara Magazine et la revue Qué Leer sur des écrivaines nord-américaines, la littérature LGBT, le travail dans le système capitaliste et les jeux vidéos[15]. Sur ce thème la revue Videojuerguistas a publié en 2023, à l'occasion du jour du livre, l'article de Gema Nieto intitulé «Livres et jeux vidéos: alliés, et non ennemis», dans lequel l'auteure analyse comment les jeux vidéos participent au système de la narration traditionnelle, comment ils reprennent et adaptent ses règles, et, en acceptant que les jeux vidéos sont un media de plus à travers lequel raconter des histoires et que leur base, de même que celle des oeuvres littéraires, sont des mondes de fiction, d'où sont bâtis ces mondes et comment ils sont narrés[16],[17],[18].
Dans son travail comme éditrice, Gema Nieto se distingue pour avoir sorti de l'oubli les oeuvres fondamentales de l'intellectuelle Agustina González, connue sous le nom de "La Savetière prodigieuse" de Federico García Lorca, qui ont été publiées dans l'œuvre Clémence aux étoiles (Clemencia a las estrellas) (Editorial Ménades, 2019), qui rassemble ses trois essais «Justificación», «Las leyes secretas» et «Idearium Futurista», sur sa réforme de l'orthographe[19].
Depuis 2021 elle participe au cours littéraire Elles aussi racontent/comptent (Ellas también cuentan, le verbe "contar" ayant ce double sens) de l'école d'écrivains "Billar de letras", en dispensant le séminaire «Le "je" dans la littérature, son évolution et ses déguisements».
En 2002, lorsque l'Espagne est le pays à l'honneur de la Foire du livre de Francfort, Gema Nieto est invitée à participer au podcast En tu Feria me colé nº 01 de l'Institut Goethe sur la littérature espagnole et allemande avec Silvia Nanclares et Silvia Herreros de Tejada, où est traité le thème de la mémoire.