Generalsiedlungsplan

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Le Generalsiedlungsplan (en français : « Plan de développement général ») est un projet de colonisation de l'Est de l'Europe, dont les premières ébauches ont été présentées à Himmler durant le mois de par Hans Ehlich, chef de bureau au RSHA. En dépit de ces travaux préparatoires, les projets coloniaux contenus dans le Generalsiedlungsplan sont abandonnés de fait après la défaite de Stalingrad.

Sources

Les dernières planifications territoriales élaborées par la SS à la fin de l'année 1942 et au début de l'année 1943 sont peu connues. Ce projet, le dernier des projets nazis d'aménagement de l'Est du continent européen, n'est connu que par des notes éparses[1], par un projet de table des matières et par des annexes statistiques[2].

Ainsi, le , Konrad Meyer-Hetling, le responsable de la conception du Schéma général de l'Est, remet à Himmler les annexes statistiques préalables à la mise en œuvre de ce projet de planification[3]. Ces documents préparatoires sont appuyés par un mémorandum dont la rédaction aurait débuté au mois de [4].

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Cette planification est également connue par les quelques présentations dont elle a fait l'objet à la fin de l'année 1942 et au début de l'année 1943. Ainsi, le , lors d'une conférence organisée par la RSHA, Hans Ehlich, présente la vision de cette organisation des projets coloniaux de grande ampleur[5].

Les 1er et , à Bernau, Justus Beyer, l'un des adjoints de Otto Ohlendorf, présente le projet du RSHA à ses interlocuteurs du bureau IIIB au SD[6].

Principes

Ce dernier projet vise à donner au peuple allemand les conditions lui garantissant un développement harmonieux en lien avec les idées raciales et politiques national-socialistes[7].

Enjeux démographiques

Dans un contexte marqué par la prise de conscience, par les concepteurs de la SS, de l'impossibilité de mobiliser les masses de populations rendues nécessaires par la planification de l'été et de l'automne 1942, un nouveau principe est acté, celui de l'expulsion massive des populations slaves hors des territoires à coloniser : les décomptes, obtenues par recoupement par Christian Ingrao, fixent le nombre de personnes à expulser à près de 48 millions de Polonais, d'Ukrainiens, de Tchèques, de Biélorusses et de Baltes[5].

De plus, ces expulsions sont doublées d'une politique de germanisation pensée comme le retour dans leur Volk originel des Allemands dégermanisés ; la proportion de personnes regermanisables est ainsi estimée, peuple par peuple[8].

Parallèlement à ces projections, les besoins en colons sont fixés à près de 13 millions de personnes, recrutées parmi les Baltes et les Polonais germanisables, les Volksdeutsche de l'ensemble de l'Europe, des populations scandinaves ainsi que des paysans allemands, rendus disponibles par la restructuration agraire dans le Reich[9]. Avec de tels effectifs, le projet prépare une germanisation totale des territoires concernés par ce projet grandiose[10].

Enfin, les besoins pharaoniques nécessaires à la réalisation de ce projet à l'échelle du continent européen rendent obligatoire l'appel à des travailleurs étrangers, provisoirement établis à proximité des zones de colonisation germanique[7].

Territoires concernés

Ce dernier projet, le plus étendu spatialement, synthétise les projets antérieurs, dans le Wartheland, en Prusse-Occidentale, dans le Protectorat, en Alsace-Lorraine et en Carniole annexée[9].

À ces régions, s'ajoutent, à la demande personnelle de Himmler, les pays baltes, la Biélorussie, la Tauride ainsi que la Crimée[10].

Une planification abandonnée

Notes et références

Voir aussi

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