Gennaro Sangiuliano, né le à Naples, est un journaliste, essayiste et homme politique italien, ministre de la Culture dans le gouvernement Meloni, du au .
Il milite au Front de la Jeunesse, organisation de jeunesse du Mouvement social italien (MSI). Il est conseiller de district du parti d'extrême droite pour l’arrondissement napolitain de Soccavo[3].
Il est également titulaire d'un doctorat en droit et économie à Naples, d'un master en droit privé européen[3] à Luiss où il a Giuseppe Conte comme professeur, et d'un diplôme de l'Istituto alti studi per la difesa[3].
Journalisme
Il entame une carrière de journaliste. Il écrit pour le quotidien néoconservateur Foglio, mais également dans l'hebdomadaire de gauche L'Espresso et pour le quotidien économique Il Sole 24 Ore[3].
En 2001, il est directeur de Il Roma et directeur adjoint du journal libéral Libero[4].
Il rejoint la Rai en 2003 en tant que correspondant pour TGR, Gennaro Sangiuliano devient rédacteur en chef, puis passe à TG1. Il a été correspondant en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan[6],[7].
En 2009,Gennaro Sangiuliano est nommé directeur adjoint de TG1 pendant la présidence d'Augusto Minzolini[8]. Pendant cette période, Gennaro Sangiuliano est le directeur des rapports sur la maison de Monte Carlo dans lesquels Gianfranco Fini, qui est alors en rupture avec la direction du PDL, est longuement interrogé[9][pasclair].
Il a également dirigé l'École de journalisme de l'Université de Salerne et a été professeur d'histoire économique à Luiss[3].
Le , il est nommé par le conseil d'administration de la Rai, sur proposition de l'administrateur délégué Fabrizio Salini, en tant que nouveau directeur de TG2, succédant à Ida Colucci[10]. En 2021 il est reconduit dans son poste de directeur[11].
Il donne au journal une ligne plus souverainiste, surtout à partir de 2020[3].
Au printemps 2022, il apporte son soutien public aux Frères d'Italie et signe le programme gouvernemental du parti post-fasciste, ce qui crée une polémique du fait de ses fonctions publiques[3].
Il quitte ses fonctions le après sa nomination comme ministre.
Ministre de la Culture
Le , il est nommé ministre de la Culture dans le gouvernement Meloni. Selon l'universitaire Massimiliano Panarari, cette nomination est un gage aux franges réactionnaires de l'électorat des Frères d'Italie, pour «construire une hégémonie culturelle de droite»[12]. À la suite d'un scandale politique impliquant la nomination de sa maîtresse comme consultante ministérielle, il démissionne le [13].
↑"Del resto quale occasione migliore per far vedere a tutto l'ambiente politico che le vesti da finiano erano state stracciate per indossare quelle del gasparriano doc." Marco Castoro per "Italia Oggi" 22 avril 2011.
↑«Italie: la dirigeante d’extrême droite Giorgia Meloni présente un gouvernement destiné à rassurer les partenaires de Rome», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )