Gennes-sur-Seiche

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Gennes-sur-Seiche
Gennes-sur-Seiche
L'église Saint-Sulpice.
Blason de Gennes-sur-Seiche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Roland Le Droff
2026-2032
Code postal 35370
Code commune 35119
Démographie
Gentilé Gennois
Population
municipale
938 hab. (2023 en évolution de −1,26 % par rapport à 2017)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 19″ nord, 1° 07′ 25″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 104 m
Superficie 18,50 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Vitré
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Guerche-de-Bretagne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gennes-sur-Seiche
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Gennes-sur-Seiche
Liens
Site web www.gennes-sur-seiche.fr

Gennes-sur-Seiche est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de 938 habitants[Note 1].

Communes limitrophes

Commune des Marches de Bretagne marquant la limite entre la Bretagne et le Bas-Maine.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Seiche, le Salé[1],[2],[Carte 1].

La Seiche, d'une longueur de 97 km, prend sa source dans la commune du Pertre et se jette dans la Vilaine à Bruz, après avoir traversé 24 communes[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Gennes-sur-Seiche[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 755 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbrissel à 15 km à vol d'oiseau[10], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 718,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Gennes-sur-Seiche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (56,6 %), terres arables (33,1 %), prairies (6 %), zones urbanisées (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), forêts (0,3 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Attestée sous la forme Gena en 1065 et Genis en 1299[18].

Du terme gaulois genou (prononcé « guenou ») au même sens de bouche, d'embouchure[réf. souhaitée] (l'embouchure de la rivière la Seiche).

En 1958, le nom de la commune de Gennes a été modifié en Gennes-sur-Seiche[19].

Histoire

Moyen Âge

Gennes eut pour seigneur, à la fin du XIe siècle, un ancêtre de Bertrand Duguesclin, prénommé Pierre, qui y possédait le manoir de la Roberie. En 1270, l'un des descendants de ce Pierre Duguesclin s'allia à la famille de Broons, et son fils aîné, Robert Duguesclin, seigneur de Broons, époux de Jeanne Mallemains, fut le père du grand connétable Bertrand Duguesclin. La postérité de cette famille s'éteignait en 1760 et le manoir de la Roberie passa aux mains de la famille de Gèvres, par le mariage de l'un de ses membres avec Françoise-Marie Duguesclin[20].

En 1299 l'évêque de Rennes, Égide[21] visita Gennes, qui était alors un prieuré ; n'y ayant trouvé aucun religieux, ni desservant, il la réunit à la paroisse de Brielles[20].

La paroisse de Gennes dépendait autrefois de la châtellenie du Désert, qui appartint aux barons de Châteaubriant, puis à ceux de Vitré à partir de 1542, et disposait du droit de haute justice. Le chef-lieu de la châtellenie du Désert se trouvait au manoir de la Rivière du Désert, en Visseiche, et s'étendait sur le territoire des paroisses d'Availles, Bais, Brielles, Chancé, Domalain, Gennes, Moulins, Moutiers, Le Pertre, Saint-Germain-du-Pinel, Vergéal et Visseiche[réf. souhaitée].

Selon un aveu de 1475 le seigneur de Gazon (en Pocé-les-Bois), « noble escuyer Robert Busson, (...) subjet de très redoubté seigneur Guy compte de Laval, seigneur de Vitré et de Chevré » possédait un fief qui s'étendait en Brielles, Gennes et Le Pertre[22].

Temps modernes

La cure était présentée par l'abbé de Saint-Serge d'Angers.

Révolution française

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, accompagnée d'un serment de haine à la royauté et à l'anarchie, fêtée à partir de 1795[23]. La fête de la Jeunesse, au printemps, est également fêtée.

Le XIXe siècle

Le XXe siècle

La Belle Époque

Lors du recensement de 1901, on compte 53,3 % d'agriculteurs, 10,13 % de journaliers et en plus de nombreux domestiques parmi la population active de la commune de Gennes-sur-Seiche[24].

Le Journal officiel du indique que Louis Félix Ollivier, député des Côtes-du-Nord, a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une pétition hostile à la politique menée par le gouvernement d'Émile Combes signée entre autres par 243 habitants de Gennes-sur-Seiche[25].

Le Journal officiel publie le un décret attribuant au bureau de bienfaisance de Gennes les biens placés sous séquestre et ayant appartenu à la fabrique de l'église[26].

Héraldique

Blason de Gennes-sur-Seiche Blason
D'azur aux trois loups d'or[27].
Détails

Politique et administration

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1977 Paul Poirier   Agriculteur
mars 1977 juin 1995 Léonie Perrier    
juin 1995 mars 2001[28] Lucien Priour   Ancien directeur commercial
mars 2001[29] 25 mai 2020 Yves Hisope[30] DVD Responsable administratif retraité
25 mai 2020 15 mars 2026 Henri Beguin[31] DVD Agriculteur retraité
15 mai 2026 en cours Roland Le Droff[32]   Directeur opérationnel

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2023, la commune comptait 938 habitants[Note 5], en évolution de −1,26 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0761 9761 8841 7561 7891 7041 6481 6921 794
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6871 5871 5351 4081 4191 3681 3731 3341 631
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2571 2021 1831 0351 0771 0741 0491 0491 017
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
931887789758742740761775805
2014 2019 2023 - - - - - -
919946938------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2017, Gennes-sur-Seiche était, selon l'INSEE, après Dourdain, la commune d'Ille-et-Vilaine où les retraités avaient le plus faible revenu imposable (15 819 euros).

Économie

Transports

La commune est desservie par la ligne de bus no 6 de Vitré Communauté.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le château de la Motte.

La commune compte un monument historique :

  • L'église Saint-Sulpice, mentionnée au XIe siècle, le bâtiment actuel date des XVIe et XVIIe siècles, repris au XIXe par Arthur Regnault. Pendant la Ligue, elle fut munie d'un gros clocher carré dans un but militaire ; des mâchicoulis sont encore visibles à l'intérieur. Cette église rassemble un imposant ensemble de cinq retables lavallois du XVIIe siècle (1673 à 1676). Au maître-autel trône un tabernacle de bois doré à ailes et miroirs. L'église a été inscrite par arrêté du [36].

Autres monuments notables :

  • Le château de la Motte : construit au XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle[37].
  • La Grand-Cour construite au 3e quart du XVIIe siècle – 1653.

Personnalités liées à la commune

  • Abbé Jean Chaupitre, prêtre et homéopathe, né à Gennes-sur-Seiche en 1859, décédé à Naples en 1934. Il est inhumé dans sa commune natale. Sur sa tombe on peut lire l'épitaphe suivante : « Il mit tout son cœur de prêtre et sa science médicale à soulager les misères humaines qui, de partout, se présentaient à lui ». Convaincu de l'efficacité de l'homéopathie, à la suite de la guérison d'un ulcère à l'estomac par un confrère homéopathe, il se lance dans la mise au point de remèdes. Il s'installe à Rennes et rencontre un succès très important grâce à ses préparations homéopathiques devenues les fameuses « gouttes de l'Abbé Chaupitre ». Poursuivi en justice à la suite des plaintes de médecins et de pharmaciens, il décide de partir à l'étranger où il décède en 1934.
  • Xavier Bisaro, musicologue, chantre et musicien, professeur de musicologie à l'université François-Rabelais de Tours, et directeur adjoint du Centre d'études supérieures de la Renaissance (CESR), habita longtemps Gennes-sur-Seiche, dont il était conseiller municipal. Il y est décédé brutalement le et repose au cimetière communal. Auteur de nombreux ouvrages de musicologie historique, on lui doit en particulier Chanter toujours, Plain-chant et religion villageoise dans la France moderne (XVIe – XIXe siècle), PUR, 2010, 246 pages.

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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