George Desvallières
peintre français
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George Desvallières, pseudonyme d'Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre-Desvallières[a], né le à Paris, et mort dans la même ville le , est un peintre français de portraits, de scènes de genres et de scènes religieuses.
2e arrondissement de Paris
| Naissance | |
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| Décès |
(à 89 ans) 2e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre-Desvallières |
| Pseudonyme |
George Desvallières |
| Nationalité | |
| Formation | |
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| Famille | |
| Père |
Émile Desvallières (d) |
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| Conjoint |
Marguerite Lefebvre (d) (à partir de ) |
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Biographie
Famille et formation artistique
George Desvallières est le fils de Louis Émile Lefebvre-Desvallières, administrateur en chef des Messageries maritimes, et de Marie Legouvé, fille et petite-fille des académiciens Ernest Legouvé et Gabriel-Marie Legouvé. Il est élevé dans le sentiment religieux. Ami d'Ernest Legouvé, le peintre Élie Delaunay est chargé de l’éducation artistique de son petit-fils George. Ensemble, ils visitent le Tessin en 1884. Plus tard, Delaunay le présente à Gustave Moreau. Ce dernier et Delaunay sont les témoins du mariage de George Desvallières et Marguerite Lefebvre (1870-1955), élève de César Franck, en 1890[1]. Ils ont six enfants : Sabine[b] (née en 1891), filleule de Gustave Moreau, Richard (1893-1962)[2], Daniel (1897-1915), mort pour la France[c], Marie-Madeleine (1908), Monique[3] (1911) et France (1915), qui épouse en 1932 le peintre Gérard Ambroselli.
Il étudie à l'Académie Julian à Paris, et dans les ateliers de Tony Robert-Fleury et de Jules Valadon à l'École des beaux-arts de Paris. Il expose des portraits et reçoit des récompenses. Sa relation privilégiée avec Gustave Moreau l'oriente vers une inspiration mythologique et religieuse. Rénovateur de la peinture religieuse avec Maurice Denis.
Carrière
Il approfondit sa connaissance des Anciens lors d'un voyage en Italie en 1890[4] et pratique alors un art qui annonce les œuvres de la maturité : noirceur des sujets, violence de la couleur, conception dramatique de la religion. Il expose divers sujets symbolistes : Narcisse en 1901, Orphée en 1902, La Marche à l'Idéal en 1903 et compte parmi les fondateurs du Salon d'automne. Dans la décennie 1900, il se rapproche, sans en faire partie, d'un groupe de jeunes peintres (Lucien Simon, André Dauchez, Charles Cottet, Émile-René Ménard et René-Xavier Prinet), surnommé « La Bande noire » par les critiques d'art car ils rejettent les couleurs claires des impressionnistes. La plupart de ces artistes enseignent à l'Académie de la Palette à Paris.
En 1908, il participe, conjointement avec Maurice Denis et Albert Besnard, à la décoration de l'hôtel particulier de Jacques Rouché, au début de la rue de Prony, près du parc Monceau[5].
En 1919, il est le fondateur, avec Maurice Denis, des Ateliers d'art sacré qui ont pour but de restaurer l'art chrétien, ambitionnant de fonctionner sur le modèle des corporations du Moyen Âge. Desvallières se consacre aux sujets religieux après la perte d'un fils de dix-sept ans, au front en 1915. Lui-même a fait la guerre, comme officier et commandé le 6e bataillon territorial de chasseurs alpins dans les Vosges. Il était commandeur de la Légion d'honneur.
En , il succède à Georges Rouault, qui vient de démissionner du poste de conservateur du musée Gustave Moreau. En , il est élu membre de la section peinture de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et, en mai, l'Institut de France le choisit pour remplacer son ami René Ménard. L'association Fra Angelico d'entraide aux artistes le nomme président du comité de direction en 1933. En mars 1934, il signe le manifeste de Jacques Maritain Pour le bien commun, qui prône un christianisme social. L'année suivante, il participe à la fondation de la revue L'Art sacré et à son comité de rédaction. Après la mort de Frantz Jourdain, survenue au cours de l'été 1935, il est élu président du Salon d'automne en 1936. En , il prend position en faveur des nouveaux vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il devient président de l'Institut en , président de la Société de Saint-Jean en 1943 et président d'honneur du Salon d'automne en 1947.
Programmes décoratifs
Dès les années 1890, Desvallières se confronte au monumental à travers des panneaux décoratifs dont l’iconographie se limite jusqu’en 1914 à des thèmes profanes. Sa production prend une tout autre ampleur après la Grande Guerre. La mort au combat de son fils, en 1915, et le vœu qu’il a fait dans les tranchées, en 1916, de se consacrer entièrement à la peinture religieuse sont les marqueurs historiques et iconographiques de la seconde partie de sa carrière[6].
Il s'attaque à divers programmes décoratifs publics ou privés et à des œuvres liées à la Grande guerre : vitraux de l'Ossuaire de Douaumont, la chapelle compte six vitraux du peintre, exécutés par le maître-verrier Jean Hébert-Stevens. Exposés au Salon des Tuileries à Paris en 1927, ils représentent dans un style moderne le Sacrifice, l'Offrande des épouses et des mères, la Rédemption, l'Ascension, les Infirmières, et les Brancardiers[7].
Les fresques de l'église St. Mary's de l'Immaculée Conception à Pawtucket aux États-Unis[8],[d], celle de l'Église du Saint-Esprit de Paris, deux artistes ont utilisé les techniques : Maurice Denis a peint la Pentecôte sur enduit sec et George Desvallières le Chemin de Croix sur toile marouflée[e]. Illustrateur de La Princesse lointaine d'Edmond Rostand et de Rolla d'Alfred de Musset, il bénéficiera jusqu'en 1950 de commandes de l'État[f].
George Desvallières militaire français
George Desvallières, peintre français, a joué un rôle significatif pendant la Première Guerre mondiale en tant que chef de bataillon ( - )[g]. Engagé dans la défense des montagnes d'Alsace et des Vosges, il a été reconnu pour son autorité et pour son courage au front. Son fils, Daniel, a été tué en 1915[9], ce qui a profondément marqué son art post-guerre, centrant ses œuvres sur le thème du sacrifice du soldat pour la patrie, parallèlement au sacrifice du Christ. Desvallières a également été un artiste reconnu dans les salons parisiens et a été un dévoué partisan de la France.
Œuvres dans les collections publiques
- Musée des Beaux-Arts de Reims, Apollon et Daphné, vers 1889/1890, huile sur toile, 350 x 250 cm, fougue créatrice du jeune artiste sous l’influence de Gustave Moreau[10] ;
- Arras, cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast : La Nativité et La Résurrection du Christ ;
- Dijon, musée des Beaux-Arts de Dijon :
- Saint-Sébastien, 1912, huile sur toile,
- Le Bon Larron, 1909, huile sur toile, 105 x 72 cm ;
- Fécamp, Musée Les Pêcheries : Allégorie de Fécamp, 1883, huile sur panneau[11] ;
- Paris, musée d'Orsay[12] :
- Paris, Petit Palais : En soirée, Madame Pascal Blanchard, (épouse du peintre Pascal Blanchard), 1903, huile sur papier marouflé sur toile[16] ;
- Pont-du-Gard, chapelle du château de Saint-Privat : frise, peinture murale ;
- Verneuil-sur-Avre, église Notre-Dame : Le Drapeau du Sacré-Cœur, 1918-1919, huile sur toile[17].
Galerie
- Divers sujets
- Mère de l'artiste (1903).
- En soirée, Madame Pascal Blanchard (1903).
- Chœur de l'Église Sainte-Barbe de Wittenheim.
- Photographie d´Eugène Druet du tableau Sacré-Cœur de Jésus.
- Sainte Famille, huile sur toile, 1932.
- Fresques, Église du Saint-Esprit de Paris, Ateliers d'art sacré ( Maurice Denis & George Desvallières).
Élèves
- Germaine Gloria (1888-1962)
- Marie-Thérèse Lanoa (1887-1967)
- Etienne Ret (1900-1996)
- Louis Leprince-Ringuet (1901-2000)
- Maurice Rocher (1918-1995)
Expositions
- Une première rétrospective des travaux de Georges Desvallières est organisée à Paris au Petit Palais du au [18].