Académie de la Palette
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L’Académie de la Palette (dite aussi Académie La Palette, La Palette) est une école d'art privée française fondée à Paris, vraisemblablement au début des années 1900 et disparue en 1914.

Dans l'état actuel des connaissances, on peut relier La Palette à l'école d'art ouverte par Fernand Cormon à l’automne 1883 au 104, boulevard de Clichy à quelques mètres du Moulin-Rouge. Baptisée ensuite « Atelier Cormon[1] ». L'origine du nom est mal connue. Cette école fut sans doute un endroit des plus libéral, où se croisèrent des personnalités aussi différentes que Henri de Toulouse-Lautrec, Adolphe Willette ou Paul Gauguin[réf. nécessaire]. Ce lieu devient vers 1902-1903 l'Académie Humbert, du nom de Ferdinand Humbert qui, s'associant à Henri Gervex, reprit les locaux pour y enseigner[2].
En , une polémique a lieu à propos d'une photographie supposée représenter la promotion 1887-1888 d'élèves inscrits à l'académie Julian : or, affirme Jérôme Delatour, conservateur à la bibliothèque de l'INHA, « nous connaissions cette image. Nous l'avons déjà publiée, mais en soutenant qu'il s'agit de l'atelier Cormon, future académie de la Palette, pris par le principal photographe d'ateliers de l'époque, Edmond Bénard. De fait, une légende manuscrite l'indique et l'écriture de Bénard est caractéristique[3] ».
La Revue belge indique qu'après 1893 l'ancien atelier Cormon abrite une première petite académie surnommée « La Palette », qui est ouverte au 109 par un groupe d'artistes amis : on trouve Henry Bidou, Jacques-Émile Blanche (qui fut chef d'atelier), Charles Cottet, Lucien Simon, Georges Desvallières, René Prinet, Maxime Dethomas, Edmond Aman-Jean, Pierre Laprade, dont certains exercèrent comme correcteurs[4],[5].
Cette première académie La Palette déménage rive gauche le , au moment où est fondé « La Palette, cercle d'étude générale de la peinture », au 18, rue du Val-de-Grâce, proche du quartier du Montparnasse[6].
En , Henri Le Fauconnier succède à Blanche en tant que chef d'atelier ; Jean Metzinger et André Dunoyer de Segonzac y dispensent un enseignement. On note la présence d'étudiants étrangers dont des femmes d'origine russe.