Georges-Marie Raymond
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Secrétaire perpétuel | |
|---|---|
| - | |
création planifiée (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinction |
Le chevalier Georges-Marie Raymond, né le à Chambéry (duché de Savoie) et mort le dans la même ville, est un érudit savoyard, professeur, conservateur de musée, membre fondateur de l'Académie de Savoie et du journal Savoie[1].
Famille
Georges-Marie Raymond naît le à Chambéry, ancienne capitale du duché de Savoie, dans le royaume de Piémont-Sardaigne. Il est le fils de Claude-François Raymond, originaire de Sixt, intendant des marquis Milliet d'Arvillard, puis sous la période révolutionnaire il obtient la gestion des biens confisqués à cette famille[2].
Il a deux fils :
- Claude-Melchior (1804-1854), avocat, professeur de droit, sénateur du duché de Savoie, membre de l'Académie de Savoie élu en 1840.
- Jacques-Marie (? - ?), professeur de mathématiques au Collège royal de Chambéry, journaliste au Courrier des Alpes, membre de l'Académie de Savoie élu en 1845.
École normale de Chambéry
Malgré de courtes études, il devient lors de l'invasion révolutionnaire du duché de Savoie, par les troupes françaises, secrétaire du district du nouveau département du Mont-Blanc. Il entre ensuite comme professeur d'histoire-géographie au collège de Chambéry[3], qu'il participe à faire devenir une École normale. Il obtient ainsi, en 1801, la chaire de mathématiques, succédant à Jean-Baptiste Marcoz (1759-1834). Trois ans plus tard il devient le directeur à l'école centrale du département du Mont-Blanc.
Il acquiert, en 1810, la propriété des Charmettes, où résidait Mme de Warrens et Jean-Jacques Rousseau, qu'il restaure.
Sous la Restauration de la monarchie de Savoie de 1815, il quitte sa fonction de directeur, mais il est maintenu comme enseignant. Parallèlement, après une participation comme rédacteur au Journal du Mont-Blanc, il fonde, en 1816, le Journal de Savoie, un organe quasi-monopolistique en faveur de la maison souveraine. Il signait certaines chroniques du pseudonyme Saint-Saturnin[Note 1],[4]. La publication du journal, à sa mort, est reprise par son fils Jacques-Marie Raymond, en 1839, qui éditera finalement un nouveau journal, avec le poète Jean-Pierre Veyrat, Courrier des Alpes, avant d'être repris par son fils aîné Claude-Melchior en 1848.
Il quitte définitivement l'enseignement en 1829.
Activités d'érudition
À l'occasion du concours de l'Académie des Jeux floraux de Toulouse de 1816, il obtient l'églantine d'or pour un éloge de Blaise Pascal (cf. Éloge de Blaise Pascal : accompagné de notes historiques et critiques, publié en 1816 à Lyon).
Sur le modèle de l'Académie royale de Turin, il fonde avec le cardinal Alexis Billiet, évêque de Chambéry, le général comte François de Mouxy de Loche, le sénateur comte Xavier de Vignet, en 1819, l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, dont il sera le Secrétaire perpétuel jusqu'à sa mort[5].
Il est membre par ailleurs de nombreuses sociétés savantes ou locales[6], dont :
- Académie royale de Turin, membre associé
- Académie de Nîmes, membre non résidant[Quand ?]
- Académie Delphinale, membre associé
- Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, membre associé
- Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, membre associé
- Académie des sciences, lettres et arts d'Arras, membre associé
- Société historique, archéologique et scientifique de Soissons, membre associé
- Association philotechnique
